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Le 22 mai, c’est la journée mondiale de la biodiversité !

22 mai 2014 - Eau et biodiversité
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Organisée chaque année le 22 mai partout dans le monde, la journée internationale de la biodiversité a pour thème cette année la biodiversité insulaire. Cela coïncide avec la décision de l’Assemblée Générale des Nations Unies de désigner l’année 2014 comme étant l’Année internationale des petits États insulaires en développement.


 

La biodiversité est partout, préservez là !

La biodiversité (ou diversité biologique) est le fruit d’une évolution qui s’est façonnée pendant des milliards d’années, au gré de processus naturels et, de plus en plus, sous l’influence des êtres humains. Elle décrit la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les champignons, les bactéries, les virus, les milieux mais aussi les races et variétés agricoles ou domestiques, et les gènes. Nous-mêmes, êtres humains, appartenons à une espèce, Homo sapiens, qui constitue l’un des maillons de cette diversité biologique. Mais la biodiversité va au-delà de la diversité du vivant : cette notion intègre les interactions qui existent entre les différents organismes. D’où sa complexité et sa richesse. Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a d’ailleurs pour mission de mieux concilier activités humaines et biodiversité.

Le saviez-vous ?

Chaque année en France, plus de 60 000 ha de terrains agricoles et de milieux naturels sont transformés en routes, habitations, zones d’activités : c’est l’équivalent d’un département comme les Deux-Sèvres tous les 10 ans !
La journée mondiale de la biodiversité est l’occasion, de rappeler tous les ans l’importance de celle-ci afin de la préserver.

> Quelques astuces pour préserver la biodiversité dans son jardin 

 

Des îles au trésor irremplaçable

Avec de nombreuses îles sur son territoire (plus de 1 300 en métropole, sans compter les îles de la France d’Outre-mer) la France est directement concernée par la protection de la biodiversité insulaire.

Les 100 000 îles que l’on compte sur Terre sont des réservoirs de diversité biologique très riches. Écologiquement fragiles et économiquement vulnérables, les îles abritent certaines des formes de vie et certains des écosystèmes les plus exclusifs de la planète.
L’importance de ces écosystèmes devient encore plus grande si l’on sait que plus de 600 millions d’habitants dépendent de ces services écosystémiques pour l’alimentation, l’eau, le logement et d’autres ressources naturelles nécessaires à leur vie quotidienne.

Les écosystèmes insulaires sont pour beaucoup déséquilibrés, et certaines espèces menacées d’extinction, avec des effets négatifs évidents sur les êtres humains. Les principales causes d’extinction des espèces insulaires sont la destruction de leur habitat, les espèces exotiques envahissantes, le développement du tourisme, le changement climatique, les catastrophes naturelles, la surexploitation, la pollution et les déchets.

De part sa situation géographique, une île est bien souvent un territoire accueillant des espèces endémiques, c’est à dire propres à un territoire délimité. Ce qui en fait un territoire à écosystème unique et fragile. La connaissance de la biodiversité insulaire et sa protection est donc un enjeu majeur pour les générations futures.

La biodiversité insulaire en chiffres *

  • Les îles ne recouvrent qu’environ 3 % de la surface du globe, mais abritent néanmoins une quantité disproportionnée de biodiversité, et notamment des espèces endémiques.
     
  • Un tiers des points focaux de conservation du monde sont des îles.
     
  • Sur les 724 extinctions d’espèces animales enregistrées au cours des 400 dernières années, plus de la moitié étaient des espèces insulaires.
     
  • Au moins 90 % des espèces d’oiseaux qui se sont éteintes au cours de cette même période nichaient dans les îles.
     
  • Plus de 90 % des espèces hawaïennes sont endémiques.
     
  • Cuba possède 18 espèces de mammifères endémiques, tandis que le Guatemala et le Honduras voisins n’en ont que trois chacun.
     
  • Les îles reflètent les impacts du changement climatique et des espèces invasives bien avant qu’ils ne soient visibles sur les masses continentales plus grandes.
     
  • Les îles sont les plus endommagées par le changement climatique sans y avoir contribué de manière significative.
     
  • Les petits états insulaires en voie de développement comptent les taux d’érosion de la biodiversité les plus alarmants.

* source : Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), Secrétariat Général de la Convention sur la Diversité Biologique - 2010

Photo Une : Vue aérienne - Ile de Sein - Laurent Mignaux / MEDDE

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