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Le « Business dialogue » réunit des chefs d’entreprises pour une application concrète de la COP21

16 février 2016 (mis à jour le 29 février 2016) - Énergie, Air et Climat
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Lundi 15 février, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de la Mer et de l’Energie chargée des Relations internationales sur le climat, a ouvert le Business dialogue, réunion de plus de soixante chefs d’entreprises et ambassadeurs sur les suites concrètes à donner à l’Accord de Paris adopté en décembre dernier.


Définir les orientations pour une mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris

Lors de la COP21, les acteurs économiques et financiers ont su jouer un rôle majeur : plus d’un tiers des 2000 plus grandes entreprises mondiales se sont en effet engagées à travers l’Agenda des Solutions. Les 70 initiatives annoncées à cette occasion représentent plusieurs centaines de milliards de dollars qui peuvent être réorientés vers les marchés de l’économie bas-carbone. Trois jours après avoir reçu les ministres européens de l’Environnement, Ségolène Royal a souhaité rencontrer les principaux chefs d’entreprises pour définir avec eux les orientations à prendre dans 3 domaines stratégiques :

  • Les investissements pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ;
  • L’accès à l’énergie, et notamment en Afrique ;
  • Le prix du carbone et le financement de la lutte contre le dérèglement climatique.

La réunion, animée par Gérard Mestrallet, président-directeur général du groupe industriel Engie, a permis de mettre en avant les entreprises qui agissent concrètement dans leur stratégie de production et d’investissement pour prendre en compte le dérèglement climatique et ses effets à l’échelle mondiale.

Objectif : des entreprises à l’avant-garde d’une économie décarbonnée

La ministre Ségolène Royal a appelé les chefs d’entreprises à devenir ambassadeurs dans la mise en place d’une économie bas carbone en participant à la mise en œuvre des coalitions internationales. On en dénombre aujourd’hui 70, dont l’Alliance solaire internationale, l’Alliance mondiale pour les bâtiments ou encore celle pour la géothermie.

Elle les a également encouragés à prendre des décisions structurelles comme la fixation d’un prix du carbone interne, le reporting climat de leurs actifs, et des engagements chiffrés de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

3 propositions pour encourager l’exemplarité des entreprises

Pour accompagner les acteurs économiques dans ce mouvement, la ministre a présenté 3 propositions pour le premier semestre 2016 :

  • Chaque entreprise sera chargée d’élaborer une « contribution » pour le climat, à l’image de ce qui a été réalisé par les Etats avec les contributions nationales (INDC). Cette initiative comprendra un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, un plan d’actions pour y parvenir, une stratégie R&D bas carbone et un dispositif de suivi et d’évaluation ;
  • Ces plans d’actions seront compilés dans un « registre public » consultable par tous les acteurs économiques. La ministre s’engage à communiquer régulièrement sur les actions proposées pour mesurer la progression de la mobilisation et partager les meilleures pratiques.
  • Les grandes entreprises françaises accompagneront le gouvernement dans la présidence de la COP pendant un an à l’image d’Engie, qui a créé le collectif Terrawatt pour accompagner l’Alliance solaire, ou de Michelin, qui s’engage pour le développement du véhicule électrique.

Retrouvez les témoignages de quelques participants en vidéos :

« Je souhaite que ces entreprises deviennent les ambassadrices des engagements de la COP21, à condition qu’elles soient elles-mêmes exemplaires dans les filières de la croissance verte. Nous devons être une force d’entraînement pour les autres pays et les autres continents. » Ségolène Royal

Crédits photo Une : Bernard Suard / MEEM-MLHD

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