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Zoom sur la protection des grands carnivores

Les grands carnivores comme le loup, l’ours ou le lynx, constituent des espèces sauvages dont la protection, organisée dans les cadres internationaux, communautaires et nationaux, doit être adaptée et intégrée dans les usages de l’économie pastorale et rurale (forêt, chasse, tourisme).

La France conduit une politique résolue de protection et de restauration des grands prédateurs en tenant le plus grand compte de l’exigence de concilier la présence de ces espèces avec les activités d’élevages qui en subissent la prédation :

réintroduction réussie du lynx conduisant à une poursuite de son expansion naturelle ;

renforcement répété (1996-1997 et 2006) de la population d’ours dans les Pyrénées ;

accompagnement du retour naturel du loup depuis 1992 conduisant à une population proche de 200 loups alors que l’espèce avait disparu du territoire national au début du XXème siècle.

 


13 janvier 2010 - Eau et biodiversité
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Sommaire :


      

Le Loup

13 janvier 2010 (mis à jour le 8 janvier 2016)


photo loup (© C. Joulot)
© C. Joulot

Le loup est une espèce strictement protégée en France comme en Europe. Elle figure dans l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur le territoire national et les modalités de leur protection.

En raison de conditions naturelles favorables et de son statut d’espèce protégée, on observe, depuis une quinzaine d’années, dans tous les pays européens où les loups se sont historiquement maintenus, leur expansion dans des régions dont ils furent autrefois éradiqués. La France représente un cas exceptionnel en Europe de reconstitution d’une population de loups (réapparus de façon naturelle dans le massif du Mercantour) à l’échelle d’un pays où il avait disparu au début du XXème siècle.

La politique de l’Etat en faveur des loups

La population de loups en France est dans un état de conservation favorable, alors que l’espèce n’a donc fait l’objet d’aucune opération de réintroduction ou de renforcement de population. Elle s’élève à environ 200 animaux. L’identification régulière de nouvelles zones de présence témoigne du fait que la population est toujours en phase de colonisation.

La politique de l’Etat repose sur le suivi scientifique de l’espèce permettant d’évaluer annuellement son état de conservation et sur un ensemble de mesures destinées à accompagner les secteurs d’activités, en particulier le monde de l’élevage, confrontés à la prédation du loup. Les financements mobilisés à cet effet par le ministère chargé de l’Agriculture ont notamment permis de procurer un soutien aux éleveurs confrontés à la prédation grâce au développement des mesures de protection des troupeaux (gardiennage, financement de clôtures mobiles, achat et entretien de chiens de protection, analyse de vulnérabilité du troupeau à la prédation). L’indemnisation des prédations prise en charge par le ministère de l’Ecologie permet en outre une juste compensation des dégâts subis par les éleveurs. Une concertation approfondie est aussi assurée dans le cadre du « groupe national loup » qui rassemble toutes les parties concernées (organisations professionnelles agricoles, associations de protection de la nature, représentants du monde de la chasse, établissements publics…), et dans les groupes départementaux loup, présidés par les préfets, au niveau local. Un arrêté interministériel définit enfin chaque année la réglementation organisant les modalités auxquelles sont soumises les opérations d’effarouchement, les tirs de défense et les tirs de prélèvements autorisés pour prévenir les dégâts que la prédation du loup peut faire subir aux élevages.

Un plan national d’actions Loup

L’Etat (représenté par le ministère du Développement durable et celui en charge de l’Agriculture) et le groupe national loup, composé de représentants professionnels, associatifs, d’élus et des administrations concernées) ont élaboré un plan national d’actions en faveur du loup pour la période 2008-2012. Ce plan s’engage à :

  • développer l’anticipation de l’expansion naturelle du loup au-delà des Alpes par l’extension du réseau de suivi scientifique de l’espèce aux nouveaux départements concernés ou susceptibles de l’êtree. Deux moyens seront mobilisés :une amélioration de la communication et le développement des capacités d’intervention permettant de prévenir autant que possible les conflits liés à l’arrivée du loup dans de nouveaux territoires ;
  • mettre en place une gestion différenciée selon les situations de la population de loups, sur la base de critères à la fois biologiques et anthropiques (caractéristiques de l’élevage), pour limiter les impacts de la prédation sur les troupeaux et développer des méthodes de gestion permettant de rationaliser les moyens consacrés à cette politique ;
  • renforcer la concertation et la consultation des différents partenaires de l’Etat sur ce dossier en déterminant les conditions d’une plus grande autonomie pour la gestion de l’espèce au niveau local.

Pour en savoir plus

Site Internet de l’Etat sur le loup en France : 

      
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