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Le comité stratégique des éco-industries (COSEI)

21 avril 2015 (mis à jour le 24 avril 2015) - Développement durable
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Logo du comité stratégique des éco-industries (COSEI)Le comité stratégique des éco-industries (COSEI) a été créé en juillet 2008 par les ministres en charge du développement durable et de l’industrie à la suite des recommandations du rapport sur le développement des éco-technologies remis au Premier ministre par M. Thierry Chambolle.

 

Sommaire



Le comité stratégique de filières éco-industries

Instance de concertation entre les entreprises de l’environnement et les pouvoirs publics, il est présidé par les deux ministres en charge du développement durable et de l’industrie.

Son vice-président est Jean-Claude Andreni, également chef de projet du plan Énergies renouvelables, plan crucial de la Nouvelle France industrielle et président de l’association pour la promotion et le développement international des éco-entreprises de France (PEXE).

Son secrétariat est assuré par le commissariat général au développement durable et la direction générale des entreprises.

Le COSEI plénier se réunit généralement une fois par an sous la présidence des ministres. Il fait le point sur les attentes des professionnels et les actions menées par les ministères en faveur des éco-industries.

Les filières vertes suivies par le COSEI

Le travail du COSEI est structuré en 4 filières thématiques :

  • énergies renouvelables
  • efficacité énergétique
  • eau
  • valorisation industrielle des déchets

Elles regroupent 20 métiers, et 5 groupes de travail transversaux : action internationale et transverse (GAIT) ; financement des entreprises ; formation ; relations grands groupes et PME ; innovation.

Trois des quatre filières stratégiques du COSEI ont validé leurs contrats de filières au 9 octobre 2013.

Le COSEI se décline en région au travers des comités stratégiques de filière régional (CSFR).

Le COSEI assure également une articulation avec les Plans industriels de la Nouvelle France industrielle en lien avec la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

4 thématiques COSEI 20 « filières vertes »

Efficacité énergétique

Bâtiment à faible impact environnemental Bâtiment à faible impact environnemental
Matériaux biosourcés
Réseaux électriques intelligents et stockage de l’énergie Hydrogène et piles à combustibles
Logistique et gestion de flux
Optimisation des procédés industriels
Réseaux énergétiques intelligents
Stockage de l’énergie et batterie
Énergies renouvelables Biocarburants
Biomasse énergie
Chimie verte
Énergies marines
Éolien
Géothermie
Solaire
Eau et assainissement Eau / Assainissement / Génie écologique
Métrologie
Valorisation industrielle des déchets Captage, stockage et valorisation du CO2
Gestion de la qualité de l’air
Recyclage et valorisation des déchets
Réhabilitation des sites et sols pollués

 

Qu’est-ce que les éco-activités ?
Les éco-activités sont les activités qui produisent des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles. Elles sont exercées pour l’essentiel par des entreprises marchandes mais aussi par des administrations publiques. Elles incluent les activités de protection de l’environnement internes aux entreprises, activités dites auxiliaires et qui ne font pas l’objet d’une vente, mais d’une dépense. Il s’agit du périmètre de référence établi au niveau d’Eurostat pour le suivi de long terme des emplois « verts » et les comparaisons internationales.

Les enjeux pour l’emploi
En 2012, la production dans les éco-activités atteint 85 milliards d’euros pour une valeur ajoutée de 32 milliards d’euros. La balance commerciale du domaine est excédentaire de l’ordre de 3,2 milliards d’euros. Les écoactivités mobilisent 447500 emplois.

 

Les membres du comité stratégique de filières éco-industries

Les quatre groupes thématiques :

  • Présidente du groupe « Eau et assainissement » : Maria Venès, Directrice générale Union Nationale des Industries et Entreprises de l’Eau et de l’Environnement (UIE).
  • Présidents du groupe « Valorisation industrielle des déchets » : Patrick Kornberg, Président de la Fédération des entreprises du recyclage (FEDEREC) métaux non ferreux et Thierry Meunier, Directeur Séché environnement – FNADE Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement
  • Président du groupe « Énergies renouvelables » : Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER).
  • Président du groupe « Efficacité énergétique » : Antoine de Fleurieu, Délégué général du Gimelec, Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés.

Les groupes de travail transverses :

  • Président du groupe « Action internationale » : Patrick-Yann Dartout, Délégué international Syntec ingénierie.
  • Président du groupe « Innovation » : Alain Griot, Sous-directeur Direction de la recherche et de l’innovation (DRI).
  • Président du groupe « Financement » : Olivier Dupont, Président Demeter Partners.
  • Président du groupe « Formation et compétences » : Georges Louis, Délégué général, CFE-CGC
  • Présidente du groupe « Relation grands comptes / PME » : Florence Jasmin, Délégué générale de l’Association pour la promotion et le développement international des éco-entreprises de France (PEXE).

Télécharger la la listes des membre du COSEI (PDF - 19 Ko)

 

Le programme de travail du comité stratégique de filières éco-industries

Objectifs pour 2015

Les travaux initiés par les groupes de travail dans le cadre des contrats de filières seront poursuivis.

En lien avec les plans industriels de la Nouvelle France industrielle, le COSEI poursuivra le travail de suivi des évolutions réglementaires visant à favoriser l’émergence de solutions techniques innovantes. C’est le cas pour les combustibles solides de récupération pour lesquels une nouvelle rubrique de la nomenclature sera créée en 2015.

Les industriels proposeront des solutions techniques aux sollicitations des « territoires à énergie positive pour la croissance verte » et des « territoires zéro gaspillage - zéro déchets », avec un exemple concret sur certains sujets à déterminer (performance thermique des bâtiments, éolien terrestre, méthaniseurs...). Le COSEI fera sous un mois des propositions, notamment pour faire le lien entre l’installation des démonstrateurs technologiques et les besoins exprimées par les collectivités territoriales lauréates des appels à projet. Les comités stratégiques de filières régionaux ou les pôles éco-industries de régions peuvent servir de relais pour le développement de solutions locales.

Le groupe de travail du COSEI sur le financement étudiera les opportunités offertes par Le Fonds de financement de la transition énergétique pour aider à la mise en oeuvre des solutions proposées par la filière.

Les acteurs du COSEI se mobiliseront spécifiquement dans les manifestations préparatoire de la COP21 pour démontrer le savoir faire français en vue de conquérir des marchés à l’export. Une action spécifique pourra être menée sur la thématique de la ville durable.

 

La filière efficacité énergétique

L’amélioration de l’efficacité énergétique est au cœur des objectifs liés à la transition énergétique et à l’amélioration de la compétitivité de notre économie. Elle concerne tous les usages de l’énergie dans l’agriculture, l’industrie, le résidentiel et les services. L’atteinte de cet objectif passe par une mobilisation conjointe des secteurs des réseaux énergétiques, de l’industrie et du bâtiment, au service de la transition énergétique pour une croissance verte.

C’est l’objet du projet de contrat de filière qui succède à un premier contrat « systèmes électriques intelligents et stockage » validé en 2011 dans le cadre de l’élargissement du groupe de travail à toute l’efficacité énergétique en novembre 2012 (fusion de deux groupes thématiques « réseaux » et « bâtiments »).

Son but est de faire reconnaître l’efficacité énergétique comme enjeu transversal et de réussir le défi de la mise en synergie des acteurs de la filière (industries matures et émergentes, services, laboratoires, administrations de l’État et des collectivités territoriales…) pour accélérer l’amélioration de l’efficacité énergétique en France et dégager des opportunités de croissance et d’innovation pour les acteurs français de l’efficacité énergétique.

L’exécution du contrat de filière « efficacité énergétique » sera examinée par un comité de pilotage qui se réunira une fois par an pour vérifier sa bonne application et s’appuiera sur plusieurs systèmes de mesure :

  • Suivi des gains d’efficacité énergétique par secteur
  • Mise en regard des investissements en efficacité énergétique avec les emplois créés

Le contrat est structuré autour de 4 axes :

  • Le fonctionnement de la filière efficacité énergétique :
    • engager les têtes de filière dans une démarche de responsabilité vis-à-vis de leurs fournisseurs ;
    • cartographier la filière et son marché ;
    • renforcer l’efficacité du soutien public à l’efficacité énergétique ;
  • L’innovation et sa diffusion :
    • améliorer l’accès des PME et ETI à l’innovation ;
    • créer un cadre favorable à l’innovation notamment par la valorisation des données énergétiques ;
    • diffuser l’innovation au sein des collectivités territoriales ;
    • participer au développement de la construction et de la rénovation de bâtiments intelligents à énergie positive par le développement d’innovations ;
  • La compétitivité de la filière efficacité énergétique :
    • mobiliser la surveillance de marché, la normalisation et l’appui public à l’export ;
    • renforcer le soutien à l’efficacité énergétique dans l’industrie ;
  • Le développement des compétences :
    • généraliser les démarches d’audits tout en développant une filière d’auditeurs énergétiques dans l’industrie ;
    • diffuser les bonnes pratiques au sein des entreprises comme au sein des territoires.

 

La filière énergies renouvelables - COSEI Énergie renouvelables

La filière rassemble l’ensemble des acteurs des secteurs du solaire, de la géothermie, des énergies marines, de l’éolien terrestre et marin, de la biomasse énergie, des biocarburants et de la chimie verte, depuis la R&D jusqu’au marché.

Avancement du plan d’actions à fin 2014

La filière a contribué à la mise en œuvre du plan industriel « énergie renouvelable » par la contribution d’un panel de 15 entreprises, grands groupes, ETI et PME, ainsi que des centres de recherche et des pôles de compétitivité. L’innovation, axe essentiel du contrat de filière, s’est traduit concrètement par le lancement par l’ADEME d’un AMI « Briques technologiques » et par un AMI « Fermes pilotes hydroliennes » (sélection de deux consortiums) dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). Un AMI « Fermes pilotes éolien flottant » est en préparation. La recherche d’un cadre de développement allant vers une plus grande intégration au marché a conduit la DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) à mener une large consultation sur l’évolution des mécanismes de soutien (150 contributions formulées). La filière a participé à l’évolution des appels d’offre portant sur les installations photovoltaïques pour favoriser les entreprises innovantes et les meilleurs bilans carbone.

En termes de création d’emplois, la finalisation de l’étude annuelle de l’ADEME « Marchés et Emplois » a permis de montrer une légère diminution des emplois directs sur les trois dernières années (84 000 emplois actuellement) en raison de la stagnation du secteur d’activité, alors que les projections font état de création de 125 000 emplois supplémentaires à l’horizon 20201 si les objectifs de la directive européenne sur les énergies renouvelables et de la loi Grenelle sont tenus. L’étude CGDD -CEREQ sur les métiers, les compétences et les besoins en formation dans le domaine des énergies marines renouvelables fait apparaître des besoins dans les métiers classiques déjà en tension de chaudronniers et soudeurs et une problématique en terme de vivier de recrutement pour les techniciens de maintenance entre du personnel marin à former aux techniques de maintenance et des techniciens de maintenance à former aux spécificités et contraintes du travail en milieu marin. Dans le domaine de l’éolien terrestre, l’étude est bien avancée mais doit encore être complétée. Deux autres volets du chantier d’action CGDD – Cereq ont été lancés dans le domaine de la valorisation des déchets par la méthanisation et des réseaux électrique intelligent.

Les priorités pour 2015

La filière participera à la finalisation des nouveaux mécanismes de soutien dans le cadre d’une concertation lancée en janvier 2015 par la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Le principe retenu est celui d’un complément de rémunération par rapport au marché de l’électricité, déterminé ex-post.

Cette concertation se terminera à l’été 2015. La filière contribuera aux réflexions sur l’évolution du cahier des charges de l’appel d’offres Eolien maritime afin de permettre des coûts inférieurs à 150 € / MWh, aux moyens préalables permettant de diminuer les risques pour les soumissionnaires et d’introduire un dialogue compétitif. La filière contribuera également au lancement de l’AMI Fermes pilotes éolien flottant, à l’AMI Multi-ENR encore ouvert, et à la continuité dans la mise en oeuvre du Fonds chaleur (biomasse, géothermie, solaire thermique) confié à l’ADEME et à la mobilisation de la biomasse forestière en lien avec le CSF Bois. Elle poursuivra le développement des biocarburants avancés.

Elle veillera à suivre l’avancement des actions déléguées au Plan industriel « Énergies renouvelables » notamment dans la coordination de la promotion et le développement de l’offre française à l’international.

En matière d’emploi et de formation, la finalisation des études CGDD - CEREQ permettra d’affiner la connaissance des besoins en formation dans les domaines de la méthanisation, des énergies marines et de l’éolien. ; le renouvellement de l’étude « Marchés Emplois » de l’ADEME l’évolution de l’emploi dans ce secteur.

 

La filière valorisation industrielle des déchets - COSEI Valorisation industrielle des déchets

La filière rassemble les acteurs présents sur les activités de collecte, de tri et de traitement de déchets, de transformation des matières premières, de recyclage et de valorisation.

La filière compte 118200 emplois. Si l’on y intègre les emplois de l’économie sociale et solidaire, ceux des bureaux d’études et d’ingénierie et enfin les éco-organismes, l’emploi total est estimé à 135 000 en équivalent temps plein, soit 0,3 % de la population active.

Avancement du plan d’actions à fin 2014

Le groupe de travail a été relancé en 2014 sous la double présidence FNADE2/FEDEREC3. La filière a pris en compte le plan déchets et le projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte, notamment dans son volet économie circulaire.

Le lancement des appels à projets pour la mise en place de démonstrateurs industriels en liaison avec le Plan industriel « Recyclage et matériaux verts » a permis d’identifier 111 projets représentant 785M€ d’investissements et 1650 emplois directs. Les projets déposés sont actuellement traités et analysés par les deux fédérations et l’ADEME, aidés par le pôle de compétitivité TEAM2. Une attention particulière est apportée au degré d’innovation, au nombre d’emplois créés et au respect d’un nécessaire maillage géographique des sites.

Dans le cadre de la mise en place d’un groupe interministériel de lutte contre les sites illégaux, une cellule de veille a été constituée.

La filière a produit une note de synthèse concernant les combustibles solides de récupération (CSR).

Dans le cadre du chantier d’action CGDD – Cereq, une étude portant sur les métiers, les compétences et les besoins en formation a été lancée dans le domaine de la valorisation des déchets par la méthanisation.

Les priorités pour 2015

En relation avec la section transverse Économie circulaire du CNI, la filière redéfinira les engagements volontaires de la profession de l’amont à l’aval dans le domaine de l’économie circulaire autour de quatre axes : frugalité, prévention, création de valeur et actions de promotion.

La filière a décidé de mettre en place sept groupes de travail spécifiques : biodéchets / déchets du BTP, routiers et de la déconstruction (en lien avec le CSF industries extractives et première transformation) / Combustibles Solides de Récupération / freins réglementaires / sites et transferts illégaux / substances réglementées /recyclage. Chaque groupe de travail aura sa propre feuille de route.

La filière cherchera à établir des connexions avec les initiatives locales, par exemple la création de plateformes locales d’écologie industrielle ou d’économie circulaire. Elle assurera la promotion de ses actions et appuiera les initiatives et les démonstrations, travaillera sur le concept et la mise en place de « green deals » à la française et fera remonter à la ST du CNI les besoins de simplification.

 

La filière eau - COSEI Eau

La filière rassemble l’ensemble des acteurs positionnés dans les activités d’étude, de conception, de construction des installations et ouvrages de gestion des services d’eau et d’assainissement des collectivités et des industries, ainsi que de génie écologique et de métrologie de l’eau et des milieux.

La filière regroupe 900 entreprises industrielles et de services et compte 124000 emplois.

Avancement du plan d’actions à fin 2014

Innovation dans les marchés publics de l’eau - Une commission mixte UIE4 – Syntec Ingénierie – Cinov établie sous l’égide du COSEI-Eau a contribué activement à l’élaboration du guide de la direction des affaires juridiques du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique intitulé « Guide pratique de l’achat public innovant ». Sur la base de cette contribution, une fiche sur les bonnes et mauvaises pratiques dans les marchés publics dans le domaine de l’eau a été réalisée et publiée en décembre 2014. Elle a fait l’objet d’une présentation dans le cadre des « Rendez-vous de l’eau » organisés par l’UIE à Pollutec Lyon et a été largement diffusée par l’UIE, Syntec-Ingénierie et Cinov auprès des maîtres d’ouvrages et maîtres d’oeuvres.

Plan eau de la Nouvelle France industrielle - Le contrat de filière du CSF Eco-industries Eau a servi de base à la définition des priorités du plan « Qualité de l’eau et gestion de la rareté » de la « Nouvelle France industrielle » : usine d’épuration de la ville durable, épuration dessalement, smart water (réseaux et gestion de la ressource), usine de dessalement de l’eau de mer.

Le CSF eau, en s’appuyant sur les travaux de l’UIE, a contribué à l’identification des principaux freins règlementaires et aux propositions d’évolution.

Le CSF eau participe à la coordination en vue du lancement par l’ADEME d’un AMI dédié à la filière eau et entrant dans le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA).

Organisation et représentativité de la filière - Sous l’égide de la nouvelle co-présidence tripartite UIE - FP2E – Syntec Ingénierie, un travail d’élargissement du COSEI-Eau à tous les acteurs publics et privés a été initié en 2014 et se poursuivra en 2015.

Les priorités pour 2015

Réutilisation des eaux usées traitées- La nouvelle règlementation 2014 ne permettant pas aux utilisateurs (agriculteurs, golfs, etc.) de maintenir les autorisations datant d’avant 2010 sur l’utilisation d’eaux usées traitées, les organisations professionnelles concernées pour la conception, la gestion et l’utilisation de ces eaux (UIE, FP2E, Syntec-Ingénierie, FFGolfs, Irrigants de France) ont élaboré des propositions d’évolution de la règlementation française. L’objectif est de lever la situation de blocage sur le terrain apparue depuis 2010. Ces propositions visent également à constituer des propositions de positions françaises en vue des prochains débats européens. Elles feront l’objet d’un arbitrage interministériel.

Attestations de Conformité Sanitaire (ACS) des équipements et matériaux utilisés pour la production d’eau potable - La règlementation française a été partiellement refondue en 2007 et laisse aujourd’hui l’ensemble des acteurs publics et privés dans une situation d’imbroglio juridique et technique. Le COSEI-EAU élaborera des propositions de refonte de cette règlementation en cohérence avec la règlementation européenne.Smart Water

Les Smart Water représentent un enjeu important de développement de services pour la gestion du petit et du grand cycle de l’eau. Elles peuvent se décliner en 5 segments :

  • smart water metering (comptage/mesure),
  • smart water network (gestion des réseaux/points de captage),
  • smart water plants (usines),
  • smart water ressources (gestion des eaux de surface et souterraines à l’échelle d’un territoire),
  • smart water awareness (gestion de la relation client).

Le COSEI-Eau coordonnera le suivi de différentes initiatives dans le domaine, notamment en matière de normalisation.

Le COSEI Eau a bien perçu la demande des collectivités locales de disposer de systèmes de smart water metering interopérables avec une tentation très forte pour elles de souhaiter « normaliser » les formats de trames de données et/ou leurs modalités de transmissions, au lieu d’avoir recours à des solutions d’interopérabilité « software » via les systèmes d’exploitation des données multi-sources. Le risque est d’une part de voir l’innovation des entreprises françaises freinées par ce type de décisions et d’autre part d’affaiblir la position des technologies françaises face aux compétiteurs étrangers très actifs sur la normalisation internationale.

Le COSEI Eau exercera un rôle d’échange et de diffusion des initiatives dans le domaine, notamment en matière de normalisation ou de maîtrise de l’interopérabilité, afin de soutenir la sous-filière encore très jeune du smart water français.

Traitement des eaux de piscines - Dans la perspective de la refonte de la règlementation nationale datant de 1981, des propositions d’évolutions ont été élaborées visant à simplifier les procédures administratives et favoriser l’innovation dans un objectif de sécurité des usagers et travailleurs. La poursuite de ce travail règlementaire représente un fort enjeu pour les industriels fabricants équipements pour l’analyse et le traitement de l’eau.

Identification des freins au développement de l’ingénierie de l’eau à l’export - Le COSEI Eau a mis en place début 2015 un groupe de travail associant dans un premier temps l’ingénierie et l’AFD5 pour identifier les blocages qui peuvent pénaliser l’ingénierie de l’eau à l’exportation et pour renforcer les synergies qui pourront être identifiées et valorisées.

 

Les groupes de travail transverses

Le groupe de travail « action internationale transverse » (GAIT) a produit un rapport sur ses actions 2012/2013 en faveur du développement d’une offre française « ville durable » à l’international. Réalisation remarquable et remarquée, le GAIT a créé la marque « Vivapolis », un label « France » d’une offre intégrée à l’export sur la ville durable. Cette marque fédère les acteurs français de la ville durable, publics comme privés, autour de projets à l’international en regroupant leur savoir faire. Elle a pour but de promouvoir les savoir faire français à l’international (participation à plus de 20 événements internationaux, accueil de 5 délégations étrangères...) et de favoriser le groupement d’entreprises, dont des PME, pour proposer une offre urbaine globale (voir le dossier de presse bilan de Vivapolis 2013-2014 en annexe). Ont ainsi vu, entre autre, trois projets d’éco-quartiers franco-chinois à Wuhan, Shenyang, et Chengdu, deux projets de démonstrateurs 3D à Astana et Santiago et de nombreuses actions collectives en Afrique, au Mexique… « Vivapolis » réunit aujourd’hui plus de 120 entreprises de toutes tailles et intervenant dans tous les domaines de la ville durable, 5 ministères, 10 agences publiques, des associations de collectivités locales ainsi que des associations professionnelles du secteur privé. Le GAIT, en lien avec la fédératrice du « Mieux vivre en ville » du secrétariat d’état au commerce extérieur, a constitué un comité de pilotage formé des principaux acteurs publics et privés concernés afin de porter la démarche. Le GAIT produit également depuis janvier 2015 la newsletter Vivapolis à plus de 250 membres et partenaires.

Le groupe de travail « innovation » a réalisé un bilan des aides de l’Etat aux entreprises sur l’innovation (en annexe) et introduit un nouveau critère d’éco-conditionnalité autour de la notion de coûts évités dans les appels à projet du FUI. Il travaille par ailleurs à l’établissement d’une base de données commune des projets de recherche et d’innovation dans les 19 filières industrielles stratégiques de l’économie verte. Il vise également à simplifier la réponse aux appels à projets publics sur l’innovation, en établissant un dossier unique.

Le groupe de travail « financement » a contribué et participé à la Conférence bancaire et financière de la transition énergétique (CBFTE). Le résultat de ses travaux sur le financement de la rénovation énergétique des bâtiments, notamment sur le développement du tiers investissement a pu être versé au débat. Le groupe de travail attend les conclusions de la CBFTE pour les décliner au sein du COSEI.

Le groupe de travail « emplois, formation et compétences » a participé au suivi des études menées dans le cadre du chantier action CGDD-CEREQ sur la cartographie des emplois, des métiers, des compétences et des besoin en formation dans le domaine des énergies marines renouvelables, de l’éolien terrestre, des métiers de la mesure. En lien avec le COSEI « Efficacité énergétique », il portera la vision du Cosei dans le cadre de l’étude CGDD – CEREQ sur les réseaux électriques intelligents, ainsi que l’étude sur la méthanisation, toujours menée dans le cadre de l’action CGDD-CEREQ, en associant le COSEI Eau.

Le groupe de travail « relations Grands Comptes/PME » a réalisé avec le PEXE et le soutien du MEDDE un guide du financement des éco-entreprises qui identifie les fonds corporate dédiés au secteur des cleantech. Il est impliqué dans l’organisation des vitrines de l’innovation thématiques (eau, déchets, etc.) qui permettent d’identifier des solutions innovantes dans les éco-industries et de développer des collaborations. Plus de 40 grands-comptes ont participé à l’édition 2014. Enfin, il agit pour le développement commercial en favorisant l’entrée de grands comptes du secteur de l’environnement dans Pacte PME (VEOLIA, SUEZ, COFELY INEO, IFPEN, SIEMENS, SCHNEIDER Electric) ou en les mobilisant dans le cadre des rencontres BtoB lors du Forum national des éco-industries.

 

Documentation

 

Liens utiles

 

Contacts

  • Jean-Claude ANDREINI (vice président du COSEI) - jc.andreini[at]noos.fr
  • Stéphane COQUELIN (secrétariat du COSEI au CGDD) - stephane.coquelin[at]developpement-durable.gouv.fr
  • Isabelle CAMILIER (secrétariat du COSEI à la DGE) - isabelle.camilier[at]finances.gouv.fr

 

 

 

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