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Le loup en France

8 février 2016 (mis à jour le 4 février 2016) - Développement durable
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La conservation ou la réhabilitation de la biodiversité est aujourd’hui un enjeu global comme l’attestent une réelle demande sociale et une prise de conscience de la part de l’opinion et des politiques publiques de gestion de l’environnement.


Il est donc nécessaire de faire une analyse soigneuse et lucide des conséquences sur les écosystèmes et sur les populations humaines du « retour du sauvage », surtout quand il s’agit de grands prédateurs dont la présence risque de soulever de sérieux défis. S’agissant du loup, si sa présence passe inaperçue pour la plupart de nos contemporains, elle peut aussi entraîner de sérieuses tensions et être l’objet de débats, voire de vives controverses parfois alimentées par d’évidentes contre-vérités et dénis de réalité. D’où la nécessité de dépasser les positions idéologiques ou passionnelles et de porter un regard critique et scientifiquement fondé sur la question. Le loup présente depuis les années 1980 et 1990 (1992 en France) un fort dynamisme de recolonisation naturelle de l’Europe occidentale. Cette reconquête de territoires d’où il avait disparu depuis un siècle soulève de multiples questions dont la solution nécessite trois conditions :

  • l’acceptation de la légitimité de points de vue divergents sur le retour du loup,
  • la reconnaissance de la réalité des conflits générés par ce retour et des coûts et souffrances qu’il entraîne,
  • la nécessité de comprendre les mécanismes sous-jacents à ces conflits, ces mécanismes étant d’ordre écologique, économique, psychologique, sociologique et politique.

Ces trois conditions sont un préalable à l’instauration d’un modus vivendi entre ce grand prédateur qui a toute sa place dans les écosystèmes et les populations humaines directement concernées par sa présence mais qui ne doivent pas en subir des conséquences dommageables.

Fiche d’identité : le loup Canis lupus a l’aspect d’un chien-loup avec des yeux obliques, jaune d’or, les oreilles dressées et plutôt courtes. Le cou et les épaules sont puissants, garnis d’une crinière érectile, l’arrière train est plus bas et la queue touffue pend jusqu’aux talons. La couleur du pelage est assez variable, fauve gris jaunâtre mêlé de noir, toujours plus claire dessous. L’animal présente un léger dimorphisme sexuel : le mâle mesure 100 à 130 cm et la femelle 87 à 117 cm pour une masse respectivement de 25 à 30 kg et de 30 à 35 kg pour les loups d’origine italienne, qui ont recolonisé la France et qui appartiennent à la sous-espèce C. lupus italicus, un peu plus petite que la forme d’Europe centrale. Le loup est (était) répandu sur l’ensemble de l’hémisphère nord (régions Néarctique et Paléarctique), y compris en Afrique du Nord au moins depuis le début du Pléistocène. Ubiquiste, il s’est adapté à tous les milieux, depuis le désert dans la péninsule arabique, les steppes chaudes et froides d’Asie centrale, certaines forêts de la péninsule indienne, les forêts tempérées et boréales, de plaine ou de montagne, la toundra ainsi que le désert arctique. On en retrouve des restes paléontologiques et archéologiques à des époques correspondant à des paysages et à des climats très variés. Le loup est à l’origine du chien domestique, premier animal domestiqué par les humains, il y a au moins 15000 ans.

Pour en savoir plus sur le loup en France, notamment sur son comportement, ses fonctions dans l’écosystème, son statut de conservation et la cohabitation loups-humains-troupeaux, consultez la fiche éditée par le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (PDF - 3697 Ko).

Pour en savoir plus sur le conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité, consultez la rubrique qui lui est dédiée.

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