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Le parc thermique à flammes

25 juin 2007 (mis à jour le 10 mars 2011) - Énergie, Air et Climat
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  • Le parc thermique à flammes : la 3e source de production électrique en France, après le nucléaire (78%) et l’hydraulique (10%)

Les installations thermiques classiques constituent la troisième source de production d’électricité en France avec en moyenne 10% de l’énergie électrique totale produite derrière le nucléaire (78%) et l’hydraulique (11%). Le parc thermique classique se décompose en deux grandes parties : d’une part, les moyens de production centralisée regroupant les centrales charbon, gaz et fioul reliées au réseau de transport d’électricité et d’autre part, les unités décentralisées avec notamment les installations de cogénération.

  • Les moyens de production centralisés au charbon, gaz et fioul

Les moyens de production centralisée en service ont une puissance installée d’environ 14 GW soit 12% de la puissance du parc national et produisent 6% de l’électricité en France essentiellement pour la semi-base (de 3000 à 5000 heures par an) et la pointe (moins de 2000 heures). Leur mode de fonctionnement est particulier car ils viennent pour l’essentiel compléter la production nucléaire et hydraulique, et jouent ainsi un rôle de terme de bouclage. Leur charge subit des variations importantes au sein d’une journée et de l’année afin d’accompagner les variations de la demande.

Par ailleurs, le parc thermique classique centralisé connaît aujourd’hui une forte évolution afin de respecter les nouvelles normes environnementales en termes d’émissions de polluants atmosphériques conformément aux directives « grandes installations de combustion » et « plafonds nationaux d’émissions » pour les NOx et les SOx. Ces directives ont pour conséquence la dépollution des tranches charbon pérennes mais aussi la limitation de fonctionnement et la fermeture en 2015 des tranches charbon anciennes. Quant aux installations fonctionnant au fioul pour la pointe, leur durée annuelle de fonctionnement deviendra inférieure à environ 500 heures dans le cadre du schéma national de réduction des émissions et de la directive « plafonds ».

  • Les moyens de production centralisés (cogénération)

Les moyens de production décentralisée sont constitués essentiellement des installations de cogénération dont la puissance cumulée atteint 6,5 GW. Ces installations sont à l’origine d’environ 4% de la production nationale. De plus, les cogénérations d’une puissance inférieure à 12 MW peuvent bénéficier de l’obligation d’achat.

Enfin, le parc thermique classique est dans son ensemble soumis au plan national d’allocation des quotas (PNAQ) de CO2. L’allocation de quotas de CO2 aux installations est basée sur les émissions passées auxquelles s’appliquent un coefficient de croissance puis un coefficient d’effort de réduction des émissions. Le parc électrique français est dans son ensemble, grâce au nucléaire, l’un des moins émetteurs en Europe avec annuellement 0,4t. CO2/habitant, contre 3,6t. CO2/habitant pour l’Allemagne.

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