Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

La prévision des crues par l’État

Le Schapi (service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations) est un service à compétence nationale du ministère rattaché au service des risques naturels et hydrauliques de la direction générale de la prévention des risques. Il pilote le réseau de la prévision des crues et de l’hydrométrie. Il est doté d’une instance de gouvernance : le conseil d’orientation et d’appui scientifique et technique (CODOST).


31 juillet 2015 - Prévention des risques
Imprimer

Sommaire :


      

Le réseau VIGICRUES

6 août 2014 (mis à jour le 25 octobre 2016)

Le Ministère de l’écologie et du développement durable a été chargé en 2003 de concrétiser l’évolution de l’annonce des crues vers la prévision des crues. Cela s’est traduit par la production et la diffusion de la vigilance crues et des prévisions associées, dispositif opérationnel depuis juillet 2006.



Cette information est établie par le réseau VIGICRUES qui regroupe les services du ministère en charge de la prévision des crues et de l’hydrométrie :

  • le Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (Schapi), rattaché au service des risques naturels et hydrauliques de la direction générale de la prévention des risques
  • les services de prévision des crues (SPC) en région (19 SPC rattachés aux DREAL)
  • les unités d’hydrométrie (UH) en région (28 rattachées aux DREAL)
  • les cellules de veille hydrologique en Corse et dans les départements-régions d’outre-mer

Le réseau Vigicrues (réseau surveillé par l’État) concerne 22 000 kilomètres de cours d’eau, couvrant 75 % de la population vivant en zone inondable.

La carte de vigilance crue est publiée sur le site www.vigicrues.gouv.fr deux fois par jour (10h et 16h) et davantage si nécessaire en cas d’événement. Cette carte est accompagnée d’un bulletin d’information national et de bulletins locaux décrivant l’évolution des crues, de données temps réel sur les débits et hauteurs d’eau et de prévisions.

La vigilance est définie pour chaque tronçon du réseau surveillé et rend compte d’un niveau de risque caractérisé par une couleur. Les quatre couleurs de la vigilance sont définies avec la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise (DGSCGC) du Ministère de l’Intérieur et sont identiques à celles utilisées par Météo-France pour la vigilance météorologique :

Vert : Pas de vigilance particulière requise.
Jaune : Risque de crue génératrice de débordements et de dommages localisés ou de montée rapide et dangereuse des eaux, nécessitant une vigilance particulière notamment dans le cas d’activités exposées et/ou saisonnières.
Orange  : Risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes.
Rouge : Risque de crue majeure. Menace directe et généralisée de la sécurité des personnes et des biens.

Des conseils de comportement adaptés au niveau de vigilance et élaborés par les pouvoirs publics sont indiqués dans les bulletins d’information.

Un pictogramme indique la couleur maximum de vigilance crue sur le territoire

 

La vigilance crue est relayée dans le cadre de la vigilance météorologique au travers des pictogrammes « inondation » et « pluie-inondation ».
La vigilance permet de prévenir le public et les autorités qu’il existe un risque de crue, plus ou moins important, selon la couleur. La vigilance permet de se mettre en situation de réagir de manière appropriée si le danger se précise.
En fonction du niveau de vigilance, les pouvoirs publics en charge de la sécurité civile (préfets et maires) déclenchent l’alerte lorsque cela est nécessaire et mobilisent les moyens de secours adaptés.

La marque Vigicrues a été lancée le 23 février 2015 par Ségolène Royal. Le regroupement de toute l’information relative au risque de crue sous une identité commune répond à la volonté du gouvernement d’informer plus efficacement les Français sur les risques d’inondation.

 

 

En savoir plus :

Le métier de prévisionniste

Le Bilan annuel d’activité 2015 du Schapi

 

      
Imprimer