Les pollutions
Les pollutions marines sont définies par l’Organisation maritime internationale (OMI) comme l’introduction dans l’environnement marin par l’homme, directement ou non, de substance ou d’énergie générant des effets néfastes sur l’environnement ou susceptibles d’affecter la santé humaine, les activités halieutiques (pêche), les sites, les aménagements et l’utilisation de l’eau de mer.
Les catastrophes successives de l’ERIKA (1999), du IEVOLI SUN (2000) et du PRESTIGE (2002) sont venues rappeler tragiquement que le trafic maritime et le transport de substances polluantes constituent un risque important pour l’environnement.
La prévention et la lutte contre les pollutions constituent une priorité pour le ministère du Développement durable, réaffirmée par les engagements pris en juillet 2009 lors du Grenelle de la mer.

Sommaire :
Les autres pollutions
Les pollutions par hydrocarbures ne représentent qu’une toute petite partie des pollutions marines. En effet, 80% des pollutions marines sont d’origine terrestre.
Des équipements de pêche aux sacs en plastique et mégots de cigarette, les quantités de déchets qui portent atteinte aux océans et plages du monde entier ne cessent de croître.
Ces déchets ont des effets néfastes sur la biodiversité marine, la qualité des milieux marins et leurs usages, ainsi que sur la pêche et la sécurité de la navigation.
Des opérations de ramassage sont régulièrement organisées pour nettoyer les plages souillées par ces déchets.
Les réflexions engagées lors du Grenelle Environnement, dans le cadre des comités opérationnels consacrés à la « gestion intégrée de la mer et du littoral » et aux « déchets », ont abouti à la mise en place d’un groupe de travail sur les déchets en milieux aquatiques.
Ce groupe de travail a poursuivi ses travaux dans le cadre du Grenelle de la mer. Piloté par l’association Robin des bois, il a présenté son rapport intitulé « Recommandations pour un plan coordonné de réduction et de gestion des macro-déchets flottants ou échoués dans les fleuves, les ports, le littoral et en mer ».
Lors des tables rondes finales les 10 et 15 juillet 2009, le ministre d’État Jean-Louis Borloo a décidé de mettre en œuvre toutes les recommandations en dégageant les financements nécessaires.L’ensemble des engagements concernant les macro-déchets et déchets flottants sont en ligne sur le site du Grenelle de la mer (www.legrenelle-mer.gouv.fr). Les autorités françaises sont de surcroît tenues, dans le cadre de la mise en œuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin 2008/56/CE, de maintenir ou de mettre sur pied un milieu marin en bon état écologique pour 2020. La définition du bon état écologique et l’élaboration d’un programme de mesures reposeront, dans ce contexte, sur l’analyse de onze éléments qualitatifs parmi lesquels figurent les déchets marins.
Enfin, dans le cadre de la politique commune de la pêche, afin de lutter contre la « pêche fantôme », des aides destinées à retirer des fonds marins les engins de pêche perdus sont prévues. En effet, les filets abandonnés ou perdus par la pêche, récréative ou professionnelle, continuent pendant plusieurs mois à piéger des poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins, comme les phoques-moines (une espèce menacée), ou encore détériorent les habitats marins.
Globalement, les conséquences sur le milieu marin ont été dénoncées dans le rapport conjoint de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) intitulé « Déchets marins : un défi mondial » publié le 8 juin 2009 à l’occasion de la journée mondiale des océans. Ce rapport est en ligne sur le site de l’PNUE (http://www.unep.org/regionalseas/marinelitter/publications/docs/Marine_Litter_A_Global_Challenge.pdf).

