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Les coalitions soutenues par la France

19 octobre 2016
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Comment concrétiser l’Accord de Paris sur le climat ? En transformant l’engagement par des actions concrètes. C’est l’objet des 70 coalitions internationales lancées à Paris. Thématiques, elles rassemblent des pays pour accélérer les projets en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des populations victimes du dérèglement climatique : développement des énergies renouvelables en Afrique, Alliance solaire internationale, réduction des risques dans les pays pauvres…


Les coalitions ont vocation à traduire sur le terrain les engagements de l’Accord de Paris, par des projets qui dépassent les frontières des États et font l’objet d’un engagement international. Elles prennent la forme d’une mutualisation des compétences, des financements et des savoirs faire.

La présidence française de la COP soutient plus particulièrement les coalitions suivantes :

 

L’Initiative africaine pour les Énergies renouvelables (AREI)

Lancée par 54 chefs d’État de l’Union Africaine, elle a vocation à soutenir le développement des énergies renouvelables sur ce continent. A la Conférence de Paris, 10 bailleurs se sont engagés à mobiliser 10 milliards de dollars pour atteindre l’objectif de l’Initiative en 2020 (10GW). La France s’est engagée à mobiliser 2 milliards d’euros pour les énergies renouvelables en Afrique entre 2016 et 2020.

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L’Alliance solaire internationale (ASI)

Elle doit permettre le développement massif du solaire dans les pays de la zone intertropicale par des programmes concrets réunissant plusieurs pays membres. L’Inde a notamment annoncé des contributions financières à l’Alliance à hauteur de 27 millions de dollars sur la période 2016-17 à 2020-21.

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L’initiative sur les systèmes d’alerte précoce dans les petites îles et les pays les plus vulnérables (CREWS)

La France porte l’initiative CREWS (Risques climatiques et systèmes d’alerte précoce). Annoncée par le Ministre des affaires étrangères et du développement international à la conférence de Sendai en mars 2015, l’initiative est soutenue par le G7 et fait partie des initiatives phares de la COP21 sur les questions d’adaptation et de résilience. Elle a pour objectif d’augmenter de manière significative la capacité de systèmes d’alerte intégrés multirisques, à générer et à communiquer des alertes précoces sur les risques d’événements hydrométéorologiques et climatiques dangereux dans les PMA et les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID). Avec la participation française (10 millions d’euros), les soutiens à l’initiative représentent près de 30 millions de dollars en contributions directes et 50 millions de dollars en projets bilatéraux labellisés CREWS.

 

La Mission Innovation et sa « breakthrough coalition »

Les objectifs de la Mission Innovation sont de contribuer au développement des technologies et solutions incrémentales et de rupture permettant in fine de réduire à zéro les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) grâce à : un doublement en cinq ans des investissements publics dans la Recherche et le Développement (R&D) des technologies décarbonées ; l’augmentation de l’investissement privé dans le développement et la démonstration de ces technologies ; Et une meilleure coordination internationale et publique-privée de ces investissements. 20 pays sont associés à cette mission (dont l’Allemagne, la Chine, le Canada, le Brésil, les États-Unis… Ainsi que la Commission européenne).

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La Coalition pour le prix du carbone

Elle a pour objectif d’élargir, d’approfondir et de relier les multiples initiatives existantes sur le prix du carbone à différentes échelles et d’échanger sur l’utilisation des recettes découlant de la tarification du carbone. En avril dernier, il a été décidé par cette coalition le doublement de la part – d’environ 13% actuellement - des émissions mondiales couvertes par un prix du carbone d’ici 2020 et nouveau doublement d’ici 2030.

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Le Pacte de Paris sur l’eau

Lors de la COP21, la France a mobilisé une grande diversité d’acteurs pour qu’ils prennent des engagements pour l’eau et l’adaptation au changement climatique : les organismes de bassin, les villes, les entreprises, les institutions de financement, ainsi que la société civile au sens large. Cette vaste mobilisation a été retenue par les médias comme l’une des grandes avancées de la COP21 dans le champ de la résilience et de l’aide aux populations vulnérables.

 

L’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction

Cette alliance vise à faciliter la mise en œuvre de l’accord de Paris dans le secteur du bâtiment, notamment via le renforcement des politiques publiques, et la mise en réseau des acteurs de la chaîne de valeur. Cette alliance réunit 20 pays, 8 grandes entreprises dont Véolia, Saint-Gobain, et plus de 60 organisations du secteur du bâtiment et de la finance. Par exemple, L’ADEME anime un programme centré sur la construction durable en pays chauds et tropicaux : développement d’une plateforme d’échanges avec 50 réalisations exemplaires d’ores et déjà répertoriées.

 

La coalition pour les transports propres « Mobilise your city »

L’initiative, lancée par la ministre Ségolène Royal, lors du Focus sur les transports de la COP21, ambitionne de devenir d’ici 2020 une plateforme mondiale de la planification des transports urbains durables, bas-carbone et résilients. Elle vise la réalisation de plans de mobilité urbaine durable dans 100 villes et de politiques publiques nationales de la mobilité urbaine dans 20 pays d’ici 2020. Les villes partenaires de l’initiative s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre provenant des transports urbains de 50% à 75% de réduction des émissions d’ici 2050. L’initiative a déjà recueilli les expressions d’intérêt de 22 villes de 16 pays différents. Par ailleurs, elle dispose d’un budget significatif de 23 à 33 millions d’euros pour renforcer les capacités dans les pays en développement.

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