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Les comptes des transports en 2011 - 49e rapport à la Commission des comptes des transports de la nation - Tome 1
Commissariat general au developpement durable
Références - Juillet 2012
La croissance se poursuit pour les transports, tant pour la dépense monétaire que pour la quantité physique de transport réalisé. La hausse très forte des prix des carburants tire la dépense en valeur tandis que les volumes sont moins dynamiques. L’année 2011 montre en outre un ralentissement, perceptible à partir de l’été et qui touche tout d’abord le transport de marchandises.
La reprise est ainsi concentrée sur le début de l’année, avec une contribution notable du fret ferroviaire, sans qu’on puisse en tirer cependant de conclusions structurelles pour ce mode de transport. La part modale de la route recule ainsi légèrement, tant pour le fret que pour les voyageurs.
La circulation routière ralentit, avec une hausse pour les véhicules liés au fret et à l’activité des entreprises et une quasi-stabilité pour les véhicules particuliers des ménages, en lien avec le prix des carburants et avec les contraintes pesant sur leur budget.
Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre par les transports diminuent, intégrant en outre la modernisation du parc de véhicules. De même, avec l’extension des filtres à particules les émissions de celles-ci diminueraient en 2011. L’accidentalité routière s’améliore aussi. En revanche celle du ferroviaire affiche une augmentation.
Les entreprises voient leur chiffre d’affaires s’accroître et leurs profits maintenus voire améliorés, ceci malgré la hausse des prix des carburants et avec une modération de la masse salariale.
L’emploi cependant augmente au même rythme que celui de l’ensemble de l’économie et les investissements des entreprises reprendraient, après une baisse sensible en 2010.
L’effort public de financement des dépenses de transport s’accroît, du fait de la hausse de la dépense des collectivités territoriales, qui représentent à présent la majeure partie de la dépense publique, alors que celle des administrations centrales diminue. Cependant leurs investissements n’augmentent pas et se stabilisent.


