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Etat d’avancement des DTA

 

DTA des Alpes-Maritimes (163 communes, 1 M. hab.) a été approuvée par décret en Conseil d’État du 2 décembre 2003 (JO du 9/12/03).

DTA des bassins miniers nord lorrains (488 communes, 800 000 hab.) s’étend sur une partie des trois départements des bassins houillers et ferrifères (Moselle, Meurthe et Moselle et un canton de la Meuse).
La DTA a été approuvée par décret (PDF - 35 Ko) en Conseil d’État du 2 août 2005 (JO du 05/08/05).

DTA de l’estuaire de la Seine (942 communes, 1,55 M. hab.) couvre pour partie les deux régions de Haute et Basse-Normandie et trois départements (Seine-Maritime, Eure, Calvados). Elle a été approuvée par décret en conseil d’État du 10 juillet 2006 (JO du 12 juillet 2006).

DTA de l’estuaire de la Loire (199 communes, 1,1 M. hab.) s’étend sur 2 départements, Loire Atlantique et 2 cantons du Maine et Loire. Elle a été approuvée par décret en conseil d’État du 17 juillet 2006 (JO du 19 juillet 2006).

DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise (383 communes, 2,2 M. hab.) touche 4 départements Rhône, Loire, Isère, Ain et comprend notamment l’agglomération de Saint-Étienne et la ville nouvelle de l’Isle d’Abeau.
Elle a été approuvée par décret en conseil d’État du 9 janvier 2007 (JO du 12 janvier 2007).

DTA des Bouches-du-Rhône(119 communes, 1,8 M. hab.) couvre l’ensemble du département (le premier mandat concernait l’aire métropolitaine Marseille - Aix - Étang de Berre) Elle a été approuvée par décret en conseil d’État du 10 mai 2007 (JO du 11 mai 2007).

DTA des Alpes du nord (923 communes, 1,7 M hab.) le CIACT du 6 mars 2006 a approuvé le livre blanc demandé lors du CIADT du 18 décembre 2003 et a demandé de poursuivre l’élaboration sur un nombre limité d’objectifs ; un nouveau mandat d’élaboration a été signé par le ministre le 27 juillet 2007.


8 février 2010 - Construction, urbanisme, aménagement et ressources naturelles

Sommaire :


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Rappel des principes définissant les DTA


Les Directives territoriales d’aménagement ont été instituées par la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire (LOADT) du 4 février 1995 et complétées par la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) du 25 juin 1999 ainsi que par la Loi solidarité et renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre 2000. Elles sont inscrites dans le code de l’urbanisme, notamment en son article L111-1-1 et figurent également à l’article L121.1.
L’article L 121-10 (ordonnance du 3 juin 2004) indique qu’elles sont maintenant soumises à l’évaluation environnementale comme la plupart des documents d’urbanisme.

Les DTA sont élaborées à l’initiative et sous la responsabilité de l’Etat, dans le cadre de ses responsabilités d’aménagement du territoire national, ou éventuellement sur la demande d’un conseil régional.

Elles fixent sur certaines parties du territoire « les orientations fondamentales de l’Etat en matière d’aménagement et d’équilibre entre les perspectives de développement, de protection et de mise en valeur des territoires » ainsi que ses « principaux objectifs de localisation des grandes infrastructures de transport, des grands équipements et de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages ».

Elles peuvent également « préciser les modalités d’application des dispositions particulières aux zones de montagne et au littoral adaptées aux particularités géographiques locales ».

Elles doivent assurer le respect des dispositions du L121.1 du code de l’urbanisme relatives à l’équilibre entre développement urbain maîtrisé, développement rural, préservation des espaces agricoles et forestiers, protection des espaces naturels, à la diversité des fonctions urbaines assurant la satisfaction des besoins et la mixité sociale, au respect de l’environnement, à la maîtrise des déplacements et de la circulation automobile, à l’utilisation économe de l’espace.

Les DTA constituent pour l’Etat, dans le respect du principe de libre administration des collectivités locales, l’opportunité d’affirmer ses priorités et d’établir une vision d’ensemble et transversale, sur l’avenir de territoires identifiés comme porteurs d’enjeux nationaux, où se posent des conflits particulièrement aigus entre développement urbain et économique, valorisation d’espaces sensibles et enjeux de déplacements.

Elles facilitent, par ailleurs, l’organisation de l’espace à une échelle géographique très large qui peut être difficilement portée par les collectivités territoriales, du fait de leur multiplicité sur le territoire concerné.

Sans pour autant avoir vocation à traiter de l’ensemble des problématiques pouvant se poser sur ces territoires, leurs orientations traduisent la mise en cohérence des politiques de l’Etat. Elles représentent des documents stratégiques de planification territoriale à long terme (20 ans), à mi-chemin entre la mise en oeuvre des politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisme. Elles ne constituent pas des documents de programmation ni des plans de développement exclusivement économique.

Elles représentent aussi un instrument interministériel permettant à l’Etat d’être le garant des grands principes d’aménagement et de développement durable du territoire national définis par les articles L 110 et L 121.1 du code de l’urbanisme.

Elles constituent un élément de cadrage et de références pour les documents locaux d’urbanisme, schémas de cohérence territoriale et schémas de secteurs, voire plans locaux d’urbanisme en cas d’absence de SCOT, et pour les plans de déplacements urbains : tous ces documents doivent être compatibles avec leurs dispositions, dans le respect des compétences des collectivités territoriales.

 

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