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Nuisances lumineuses

15 février 2012

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Les enjeux environnementaux et énergétiques du parc d’éclairage public


Selon l’Ademe, les 9 millions de points lumineux qui constituent le parc d’éclairage public appellent lorsqu’ils fonctionnent en même temps une puissance d’environ 1300 MW soit la puissance délivrée par une tranche nucléaire récente à pleine charge. L’éclairage public représente ainsi 47% de la consommation d’électricité des communes et rejette annuellement 670 000 tonnes de CO2.

Des économies d’énergie considérables sont notamment accessibles grâce à l’utilisation de lampes plus efficaces (les lampes à vapeur de mercure qui composent 30 à 35 % du parc d’éclairage public sont deux fois moins efficaces que les lampes à vapeur de sodium par exemple), ou la mise en place de réflecteurs à haut rendement qui, en outre, permettent une répartition plus homogène de la lumière au sol et donc une diminution du nombre de points lumineux. On estime qu’un million de « boules lumineuses » sont encore en service, présentant à la fois une très mauvaise efficacité lumineuse globale et générant une importante pollution lumineuse en éclairant davantage le ciel que la chaussée.

En ayant recours aux dispositifs incitatifs que sont les certificats d’économie d’énergie, l’Ademe estime qu’une réduction de plus de 30% par rapport à la consommation globale d’électricité du parc est envisageable avec les technologies actuelles, soit 1,6 TWh.

L’économie peut encore être augmentée par la mise en place de systèmes de gradation de la lumière, qui permettent d’adapter la quantité de lumière émise aux besoins, et éventuellement d’extinction de l’éclairage en pleine nuit dans certaines zones. Si de nombreuses petites communes ont l’habitude de couper leur éclairage public ou de mise en valeur pendant les heures de la nuit où l’activité humaine est très réduite, la quasi-intégralité des communes importantes maintiennent un éclairage permanent sur l’ensemble de leur réseau.

Par ailleurs, ce parc, globalement vétuste (le Syndicat de l’éclairage estime qu’au moins 40% des luminaires en service ont plus de 25 ans), présente donc un vaste potentiel de réduction des nuisances lumineuses et des consommations d’énergie. Les nombreuses rénovations de matériels à venir constituent ainsi une opportunité à ne pas rater afin d’améliorer la qualité de l’éclairage tout en réduisant les nuisances lumineuses, pour un coût similaire au renouvellement à l’identique.

 

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