Les grandes orientations stratégiques
Sommaire :
Les investissements d’avenir
Les investissements d’avenir ont été lancés par le Gouvernement en 2009, pour permettre, dans une stratégie de sortie de crise, d’accélérer le rythme d’innovation de la France dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’économie verte afin de préserver la durabilité du modèle de croissance français. Ce sont au total 35 milliards d’euros dont 8 milliards d’euros destinés aux investissements qui entrent dans le champ de compétence du ministère du Développement durable.
Cinq priorités nationales ont été définies : enseignement supérieur et formation, recherche, industrie et PME, numérique et développement durable - qui seront financées à hauteur de 35 milliards d’euros.
Ces priorités se déclinent en 9 programmes :
- Centres d’excellence
- Valorisation de la recherche
- Santé Biotech
- Énergie, économie circulaire
- Transports
- Emploi, égalité des chances
- Urbanisme Logement
- Economie numérique
- Financement des entreprises
- Une des 5 priorités : le développement durable
Le programme d’investissements d’avenir va doper la stratégie de croissance verte.
Permettre un changement des comportements profond et rapide, réduire la production des gaz à effet de serre, s’engager résolument dans la croissance verte avec des retombées en termes d’emplois et de qualité de vie, tels sont les enjeux du développement de demain.
Aux 7 milliards d’euros investis chaque année par l’État jusqu’en 2020 dans le cadre du Grenelle Environnement, plus de 6 Mds € sont consacrés au soutien des phases de recherche et de pré-industrialisation dans les filières vertes d’avenir :
- 1,35 Md€ pour le développement de démonstrateurs et de plateformes technologiques dans les différentes filières d’énergies renouvelables ou de la chimie verte,
- 1 Md€ pour développer des instituts d’excellence dans le domaine des énergies décarbonées,
- 1 Md€ pour des démonstrateurs de véhicules du futur : véhicules routiers du deux roues aux poids lourds, trains et bateaux,
- 250 M€ pour l’économie circulaire privilégiant le recyclage des déchets, la réhabilitation des sites et sols pollués et l’éco-conception,
- 250 M€ pour les réseaux électriques intelligents, qui intégreront plus d’énergies renouvelables décentralisées et permettront aux consommateurs d’optimiser leurs usages et de réduire leur facture,
- 1,5 Md€ pour les avions de demain, afin de réduire considérablement leur consommation de carburant,
- 1 Md€ pour une industrie nucléaire plus économe en matières premières et moins génératrice de déchets.
Par ailleurs, des actions transversales de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche gérées par l’ANR (équipements d’excellence, laboratoires d’excellence…), et aux entreprises innovantes, telles que la création d’un fonds d’amorçage de 400 M€, géré par le Fonds Stratégique d’Investissement et les actions d’OSEO en direction des pôles de compétitivité bénéficieront également aux filières vertes.
La mise en œuvre des investissements d’avenir est pilotée par un commissaire général à l’investissement qui prépare, sous l’autorité du Premier ministre, la position de l’État sur les décisions individuelles d’investissement.
