Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

Les pollutions

Les pollutions marines sont définies par l’Organisation maritime internationale (OMI) comme l’introduction dans l’environnement marin par l’homme, directement ou non, de substance ou d’énergie générant des effets néfastes sur l’environnement ou susceptibles d’affecter la santé humaine, les activités halieutiques (pêche), les sites, les aménagements et l’utilisation de l’eau de mer.

Les catastrophes successives de l’ERIKA (1999), du IEVOLI SUN (2000) et du PRESTIGE (2002) sont venues rappeler tragiquement que le trafic maritime et le transport de substances polluantes constituent un risque important pour l’environnement.

La prévention et la lutte contre les pollutions constituent une priorité pour le ministère du Développement durable, réaffirmée par les engagements pris en juillet 2009 lors du Grenelle de la mer.

 


5 janvier 2010 - Mer et littoral
Imprimer

Sommaire :


      

Les marées noires

5 janvier 2010 (mis à jour le 17 janvier 2011)


Une marée noire se produit lors d’une catastrophe (naufrage d’un pétrolier, rupture d’une canalisation) qui amène le déversement en mer d’une quantité importante de pétrole qui ne peut être assimilée sans dommage par l’environnement marin.· 

  • L’impact sur l’environnement

Lorsque une marée noire atteint la côte, l’impact peut varier selon la nature du littoral touché. En effet, alors que les côtes rocheuses, quand elles sont bien exposées, résistent relativement bien aux marées noires, les plages, les vasières et les marais souffrent davantage et ont tendance à retenir beaucoup plus les hydrocarbures qui affectent alors l’ensemble de l’écosystème.L’impact sur la faune et la flore a différentes conséquences : intoxication des différentes espèces (oiseaux marins, poissons, invertébrés, crustacés…) par contact ou ingestion du produit polluant, croissance ralentie, réduction de la fécondité.

L’impact peut être amené à s’étendre du fait de la chaîne alimentaire (consommation d’espèces intoxiquées) et de l’interaction entre les espèces. Ainsi l’affaiblissement d’une ou plusieurs espèces peut créer un déséquilibre dans l’écosystème qui devra attendre plusieurs années pour retrouver une situation normale.

photo oiseau mazouté

  • L’impact économique

Outre les opérations de nettoyage qui nécessitent une mobilisation importante de moyens humains et matériels, une marée noire peut perturber l’économie de toute une région : les activités de pêche et d’aquaculture se retrouvent paralysées, et la fréquentation touristique des sites touchés connaît une baisse.· 

  • L’organisation de la lutte

Une catastrophe de grande ampleur mobilise des acteurs de tout ordre : fonctionnaires civils et militaires de l’Etat, agents des collectivités territoriales, entreprises privées et bénévoles. La gestion d’une telle crise implique des opérations en mer et à terre pendant plusieurs mois.

En mer, ces actions sont multiples selon la nature et la quantité du polluant : localisation et réduction du déversement à la source, confinement, récupération, épandage de produits dispersants, pose de barrage flottant.

A terre, ces actions vont consister essentiellement à protéger le littoral en mettant en œuvre des chantiers de nettoyage et à procéder à des opérations d’évacuation et de traitement des déchets. Des actions de nettoyage des oiseaux et des mammifères sont également mises en place.

Suite à une pollution marine, le ministère s’attache en priorité à gérer le fonds POLMAR. Mis en place en 1977 par le Premier Ministre, le fonds POLMAR, actuellement encadré par l’instruction du 4 mars 2002, est destiné à financer les opérations de prévention et de lutte contre les pollutions marines accidentelles. Ce fonds a pour vocation de permettre aux préfets maritimes et préfets de département de faire face immédiatement à la situation d’exception résultant de l’événement en engageant, dans les délais les plus brefs, les moyens de prévention et de lutte appartenant non seulement aux administrations mais encore au secteur privé. · 

  • La restauration du littoral touché

Concernant le nettoyage des sites touchés, le ministère du Développement durable intervient de façon à ce que les opérations de nettoyage ne se fassent pas au détriment de l’environnement. Lors de pollutions marines, les directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) peuvent ainsi faire réaliser une expertise systématique des sites à nettoyer pour déterminer les techniques les plus appropriées et les moins nocives pour le milieu ainsi que pour proposer des stratégies de réhabilitation progressive des milieux. De même, afin de mesurer au mieux l’évaluation des conséquences environnementales d’une pollution, le ministèrepeut, si nécessaire, demander aux préfets de mettre en place, dans chaque département concerné, une cellule d’évaluation environnementale. Cette évaluation porte alors tant sur les espaces naturels littoraux que sur la faune et la flore marines.

photo mouettes

  • Le stockage et le traitement des déchets

En cas de pollution marine, les déchets collectés sur les plages sont généralement stockés en deux étapes successives. Dans un premier temps, les déchets collectés et regroupés dans des bennes en haut des plages sont transportés vers des sites de stockages dits ’’intermédiaires’’, mis en place à proximité des chantiers de dépollution, ces derniers fonctionnant comme des tampons avant envoi des déchets vers les sites de stockages dits "lourds".

Ces sites de stockage font ensuite l’objet d’opérations de remise en état. Les sites lourds sont conçus pour un stockage à moyen terme des déchets collectés dans l’attente de leur traitement définitif. Une fois les déchets stockés sur ces sites, il reste alors à les traiter. Ce traitement se fait alors conformément à la législation en vigueur sur ce type d’unité.

      
Imprimer