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Algues vertes en Bretagne

22 juillet 2010 - Eau et biodiversité
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Sommaire :


      

Historique et chiffres clés

22 juillet 2010 (mis à jour le 4 mars 2013)


Dans les années 50, pour contrer l’exode rural de l’après guerre et assurer le développement de l’agriculture nécessaire à l’autosuffisance alimentaire du pays, l’Etat a soutenu la modernisation de l’agriculture. Il a notamment favorisé l’élevage hors sol [1] (porcs et volaille) et les cultures légumières par des aides financières. L’intensification de l’élevage, commencé dans les années 1960, s’est accéléré jusqu’aux années 1990. Depuis, la tendance s’est inversée et les pouvoirs publics essaient de freiner le développement de cette activité, voire de la réduire.

 

En une trentaine d’années, le taux de nitrates dans les rivières bretonnes a ainsi doublé. Jusqu’aux années 1970, il était de 15 à 20 mg/litre en moyenne. En 2001, un tiers des rivières bretonnes avaient un taux de nitrate supérieur à 50 mg/l.
Or, la réglementation européenne impose
· depuis 1975, pour les eaux superficielles destinées à la consommation humaine, un taux maximum pour les nitrates (50mg/l pour l’eau destinée à la consommation humaine) et pour un certain nombre d’autres substances [2] ;
· depuis 1991, que les agriculteurs doivent mettre en œuvre des actions pour limiter l’apport de nitrates d’origine agricole [3] afin que les normes fixées pour les eaux superficielles soient respectées. 
 
En Bretagne, 9 prises d’eau ont fait l’objet d’un contentieux avec la Commission européenne pour non respect des normes pour les eaux superficielles destinées à la consommation humaine.  [4] : pour 4 d’entre eux, les prises d’eau ont été fermées, et pour 5 d’entre eux l’Etat français s’était engagé à ne pas dépasser le taux de 50 mg/l (ce qui a été obtenu pour 3 d’entre eux).
 
Les Chiffres-clés sur les algues vertes
 
- Entre 40 000 et 70 000 m3 d’algues vertes s’échouent chaque année sur le littoral breton, essentiellement des Côtes d’Armor et du Finistère.
- Coût du ramassage : 300 à 500 000 euros par an, pris en charge par les communes et les conseils généraux des Côtes d’Armor et du Finistère
- Concentration moyenne des rivières bretonnes en nitrates : 36, 5 mg /l aujourd’hui (niveau autorisé pour l’eau potable : 50 mg/l)

 



[1] Élevages dont l’alimentation n’est pas assurée par la production issue des terres de l’exploitation.
[2] Directive n° 75/440/CEE du 16/06/75 concernant la qualité requise des eaux superficielles destinées à la production d’eau alimentaire dans les Etats membres, abrogée depuis le 22 décembre 2007 par l’article 22 de la Directive n° 2000/60/CE du 23 octobre 2000 (JOCE n° L 327 du 22 décembre 2000). Cette directive fixe toutes les normes de qualité concernant les eaux de surface destinées à la consommation humaine (teneur maximum pour différents éléments chimiques : ainsi, le taux de nitrates est fixé à 50mg/l pour l’eau destinée à la consommation humaine).
[3] Directive « nitrate » : directive 91/676/CEE du Conseil du 12 décembre 1991 concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles.
[4] Id 1
 

 

      
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