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Nature et richesse des nations

28 septembre 2015 - Développement durable
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Le CGDD a organisé le 10 septembre 2015 un séminaire « Nature et richesse des nations » qui a réuni 130 participants issus d’horizons très variés (recherche, entreprises, ONGE, ministères et établissements publics).


Aujourd’hui, nul ne doute que la dégradation de la nature fait peser une menace sur la prospérité future de nos économies. Tout le monde sait également que le PIB est un indicateur imparfait et que la nature est un ingrédient décisif de la croissance. Pourtant, en l’absence de consensus sur une méthodologie de mesure de sa valeur, la nature n’est pas suffisamment prise en considération dans les choix économiques. Ainsi, des pans entiers de cette richesse ne sont pas comptés et risquent d’être gaspillés de manière irréversible.

Des tentatives de mesure existent, à la fois comptables et biophysiques, mais il n’existe pas aujourd’hui de « vision partagée » sur la place de la nature dans la « richesse des nations ».
Le débat est en effet récurrent sur les risques inhérents à la monétarisation de la nature. Pour comprendre la diversité des points de vue sur la valeur de la nature, le CGDD a adopté une démarche résolument pluridisciplinaire. Il a ainsi initié depuis 2010 une série de séminaire monétarisation pour mieux rendre compte de la complexité et de la nature de l’exercice. En aucun cas la monétarisation ne peut prétendre révéler une valeur intrinsèque de la nature. Plus modestement elle témoigne de préférences sociales présentes en faveur de la conservation de la nature.

Aplanir les malentendus entre disciplines, clarifier les controverses techniques de comptabilité environnementales est essentiel. Une telle réflexion doit permettre de transformer les acquis de la recherche en un socle d’arguments robustes pour amener les décideurs, publics et privés, à intégrer davantage la bonne gestion des milieux naturels dans leur prise de décision. Mais l’urgence de l’action plaide pour une stabilisation rapide des conventions de mesure, même imparfaites, des valeurs manquantes du capital naturel. L’enjeu est de mettre au point les outils économiques – mais pas seulement – capables de déclencher les investissements de la transition écologique.

Ce travail d’animation scientifique de haut niveau mené par le CGDD sur la monétarisation de la nature va déboucher cet automne sur la publication d’un ouvrage collectif « Nature et richesse des nations ». Cet ouvrage réunit une remarquable diversité d’expertises émanant de biologistes, d’une philosophe, d’une anthropologue, de statisticiens, de macroéconomistes, d’économistes de l’environnement, d’experts financiers et d’experts de l’administration. Il a vocation à fournir un socle d’arguments utiles pour étayer des prises de position à la fois nationales et internationales et pour bâtir les politiques publiques de la croissance verte.

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