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Atmosphère : températures et précipitations


10 décembre 2013 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Nombre de journées estivales

10 décembre 2013 (mis à jour le 7 septembre 2016)

Cet indicateur rend compte de l’évolution du nombre annuel de journées estivales en France métropolitaine depuis le début des années 1950.



En bref

Une journée est considérée comme estivale si la température dépasse 25 °C. L’augmentation des températures de l’air est un des signes les plus visibles du changement climatique. L’évolution de cet indicateur est directement liée à celle de la température de l’air.

Dans 90 % des cas, l'augmentation du nombre de journées estivales est significative

Les soleils caractérisent l’évolution du nombre annuel de journées estivales sur chacune des 43 stations représentées sur la période 1951-2000

Quelle que soit la station, le nombre de journées estivales augmente (soleil)

Lorsque cette évolution n’est pas significative, c’est-à-dire si cette évolution ne se distingue pas de la variabilité d’une année sur l’autre, elle est caractérisée par un thermomètre.

  

Chiffre-clé : 
4 journées estivales de plus à Paris tous les dix ans

 

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Le nombre de journées estivales présente de fortes variations d’une année sur l’autre mais en moyenne, il augmente à Paris et à Toulouse. Cette augmentation est de l’ordre de 4 jours tous les 10 ans à Paris et de plus de 5 jours tous les 10 ans à Toulouse
Cet indicateur permet d’identifier le caractère exceptionnel des étés 1976 et 2003.

 

Analyse technique et données

Évolution du nombre annuel de journées estivales à Brest-Guipavas, Nancy-Essey, Agen et Istres depuis 1959


Station de Brest-Guipavas

Station de Nancy-Essey

Station de Agen

Station d’Istres

Le nombre de journées chaudes (température maximale supérieure à 25°C) est en augmentation sur toute la métropole avec des nuances régionales.
Cette hausse, évaluée sur la période 1959-2009, est souvent comprise entre quatre et cinq jours par décennie avec un minimum de un jour par décennie sur le littoral Atlantique (ici Brest, en haut à gauche) et un maximum de sept jours par décennie sur les régions méridionales (ici Agen, en bas à gauche).
L’année 2003 est souvent celle qui a connu le maximum de journées chaudes, à l’exception des régions méditerranéennes où 2011 arrive en tête devant 2014 et 2009.

Couverture spatiale et temporelle des données

Nombre annuel de journées estivales de Brest-Guipavas, Nancy-Essey, Agen et Istres depuis 1959.

Provenance

Météo France / Direction de la climatologie

Tableau de la série

Télécharger le tableau des séries de données (XLS - 36 Ko)

 

Responsable de l’indicateur

François Vinit

Organisme propriétaire des données

Météo-France / Direction de la climatologie

Définition de l’indicateur

Une journée est considérée comme « journée estivale » si, au cours de la journée, la température a dépassé 25° Celsius.
L’indicateur « nombre de journées estivales » présente l’évolution du nombre de journées estivales en France métropolitaine depuis le début des années 1950.

Méthode de calcul de l’indicateur

Le nombre de journées estivales sur une période donnée est obtenu à partir de la série chronologique des températures maximales quotidiennes. Toutes les séries quotidiennes ne sont pas exploitables pour l’analyse du changement climatique. En effet, l’évolution des conditions de mesure ou de l’emplacement des stations météorologiques peut introduire des ruptures d’homogénéité dans les séries, et conduire à des conclusions erronées.
La sélection des séries quotidiennes exploitables, c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur une période définie passe par un traitement spécifique sur les séries mensuelles. En effet, des traitements d’homogénéisation permettent de corriger les ruptures sur les seules séries mensuelles. Météo-France dispose ainsi de 91 séries mensuelles homogénéisées de température sur le XXe siècle (correspondant à 91 stations météorologiques réparties sur toute la France). Ces traitements d’homogénéisation reposent sur des hypothèses qui ne sont pas applicables aux séries quotidiennes. Le travail réalisé sur ces séries mensuelles permet ainsi de connaître les ruptures d’homogénéité et donc de définir la période sur laquelle la série quotidienne peut être utilisée pour l’analyse des extrêmes. Pour une période définie, on peut identifier les séries exploitables c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur cette période. Ainsi, 43 séries quotidiennes de température maximale ont été sélectionnées sur la période étudiée pour l’étude de l’évolution du nombre de journées estivales. L’évolution du climat en France sur la seconde moitié du XXe siècle est présentée sous forme de tendances. La tendance donne une idée de l’amplitude du changement sur une période donnée. L’évolution sur l’année est regardée pour chaque série individuellement. Enfin, l’utilisation d’un test statistique (test de Spearman) permet d’examiner si l’évolution est significative ou pas (c’est à dire si elle se distingue ou pas de la variabilité d’une année sur l’autre).

Fiabilité de l’indicateur

Les données de base ont fait l’objet des contrôles communs à l’ensemble des données de Météo-France et des procédures spécifiques appliquées aux séries utilisées pour l’étude des changements climatiques. Les indices calculés sont définis par la communauté climatique (groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie). La standardisation des indices permet une comparaison avec d’autres pays. Des différences peuvent cependant exister en raison de traitements différents sur les données ou du choix de la période de référence utilisée (1961-1990 ou 1971-2000).

Justification de l’indicateur

L’augmentation des températures de l’air est un des signes les plus visibles du changement climatique, en particulier durant ces dernières décennies. Le nombre de journées estivales est un indicateur pertinent car son évolution est directement liée à l’évolution de la température de l’air. Il fait partie de la liste des indices recommandés par le groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie.

Date de dernière actualisation de l’analyse technique et des données

04 juillet 2016.

Perspectives pour l’indicateur

La recherche et la numérisation de données anciennes continuent à Météo France et le patrimoine climatologique s’enrichit année après année. Bien entendu, les données supplémentaires devront, elles aussi, subir les procédures de contrôle et d’examen des ruptures d’homogénéité avant d’être utilisées dans l’étude des changements climatiques. Météo France poursuit également les travaux sur le thème de l’amélioration des techniques d’homogénéisation.

      
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Voir aussi

                                                                 Voir la fiche "journées estivales"

 
Voir la fiche : "Sécheresse annuelle en métropole"