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Atmosphère : températures et précipitations


10 décembre 2013 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Nombre de jours de gel

30 avril 2013 (mis à jour le 8 septembre 2016)

Cet indicateur rend compte de l’évolution du nombre de jours de gel en France métropolitaine depuis le début des années 1959.



 

Analyse technique et données

Évolution du nombre annuel de journées de gel à Brest-Guipavas, Nancy-Essey, Agen et Istres depuis 1959


Station de Brest-Guipavas

Station de Nancy-Essey

Station de Agen

Station d’Istres

Le nombre moyen de jours de gel observé en France est assez différent selon les régions et présente de fortes variations d’une année sur l’autre.

Sur la période 1959-2009, une diminution est observée sur toutes les régions avec une baisse souvent comprise entre un et trois jours par décennie, jusqu’à près de cinq jours par décennie à Nancy (en haut à droite).

Couverture spatiale et temporelle des données

Nombre annuel de journées de gel à Brest-Guipavas, Nancy-Essey, Agen et Istres depuis 1959.

Provenance

Météo-France

Tableau de la série

Télécharger le tableau des séries de données (XLS - 36 Ko)

 

Responsable de l’indicateur

François VINIT

Organisme propriétaire des données

Météo-France

Définition de l’indicateur

Un jour est considéré comme « jour de gel » si, au cours de la journée, la température a atteint ou est descendue en dessous de 0° Celsius.
L’indicateur « nombre de jours de gel » présente l’évolution du nombre de jours de gel en France métropolitaine depuis le début des années 1950.

Méthode de calcul de l’indicateur

Le nombre de jours de gel sur une période donnée est obtenu à partir de la série chronologique des températures minimales quotidiennes. Toutes les séries quotidiennes ne sont pas exploitables pour l’analyse du changement climatique. En effet, l’évolution des conditions de mesure ou de l’emplacement des stations météorologiques peut introduire des ruptures d’homogénéité dans les séries, et conduire à conclusions erronées.
La sélection des séries quotidiennes exploitables, c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur une période définie passe par un traitement spécifique sur les séries mensuelles. En effet, des traitements d’homogénéisation permettent de corriger les ruptures sur les seules séries mensuelles. Météo-France dispose ainsi de 91 séries mensuelles homogénéisées de température sur le XXe siècle (correspondant à 91 stations météorologiques réparties sur toute la France). Ces traitements d’homogénéisation reposent sur des hypothèses qui ne sont pas applicables aux séries quotidiennes. Le travail réalisé sur ces séries mensuelles permet ainsi de connaître les ruptures d’homogénéité et donc de définir la période sur laquelle la série quotidienne peut être utilisée pour l’analyse des extrêmes. Pour une période définie, on peut identifier les séries exploitables c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur cette période. Ainsi, 26 séries quotidiennes de température minimale ont été sélectionnées sur la période 1951-2000 pour l’étude de l’évolution du nombre de jours de gel.
L’évolution du climat en France sur la seconde moitié du XXe siècle est présentée sous forme de tendances. La tendance donne une idée de l’amplitude du changement sur une période donnée. L’évolution sur l’année est regardée pour chaque série individuellement. Enfin, l’utilisation d’un test statistique (test de Spearman) permet d’examiner si l’évolution est significative ou pas (c’est à dire si elle se distingue ou pas de la variabilité d’une année sur l’autre).

Fiabilité de l’indicateur

Les données de base ont profité des contrôles communs à l’ensemble des données de Météo-France et des procédures spécifiques appliquées aux séries utilisées pour l’étude des changements climatiques. Les indices calculés sont définis par la communauté climatique (groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie). La standardisation des indices permet une comparaison avec d’autres pays. Des différences peuvent cependant exister en raison de traitements différents sur les données de base, ou du choix de la période de référence utilisée (1961-1990 ou 1971-2000).

Justification de l’indicateur

L’augmentation des températures de l’air est un des signes les plus visibles du changement climatique, en particulier durant ces dernières décennies. Le nombre de jours de gel est un indicateur pertinent car son évolution est directement liée à l’évolution de la température de l’air. Il fait partie de la liste des indices recommandés par le groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie.

Date de dernière actualisation de l’analyse technique et des données

04 juillet 2016.

Perspectives pour l’indicateur

La numérisation de nouvelles données est une première voie d’amélioration. La recherche de données anciennes continue en effet à Météo-France et le patrimoine climatologique s’enrichit année après année. Bien entendu, les données supplémentaires devront, elles aussi, subir les procédures de contrôle et d’examen des ruptures d’homogénéité avant d’être utilisées dans l’étude des changements climatiques.
L’amélioration des techniques d’homogénéisation est une seconde voie. Météo-France poursuit les travaux sur ce thème.
Enfin, la définition des indices peut évoluer ou de nouveaux indices être définis.

      
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