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Atmosphère : températures et précipitations


10 décembre 2013 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Nombre de jours de gel

30 avril 2013 (mis à jour le 19 janvier 2015)

Cet indicateur rend compte de l’évolution du nombre de jours de gel en France métropolitaine depuis le début des années 1950.



 

Analyse technique et données

Évolution du nombre annuel de jours de gel à Toulouse et Nancy depuis 1951

 

Les courbes représentent l’évolution du nombre annuel de jours de gel sur deux stations françaises au climat différent : en rouge, à Toulouse et en bleu, à Nancy. Les droites correspondent à la tendance linéaire sur la période 1951-2013.
On constate que Toulouse enregistre moins de jours de gel que Nancy, où l’influence continentale est marquée. Le nombre de jours de gel présente de fortes variations d’une année sur l’autre mais, en moyenne, il diminue à Nancy comme à Toulouse. Ainsi, en moyenne sur la période 1951-2013, la diminution du nombre de jours de gel est d’un peu plus de 3 jours par décennie à Toulouse et de presque 5 jours par décennie à Nancy.

 

Le jeu de données utilisées sont deux séries quotidiennes qui ont été choisies pour leur représentation régionale : Nancy (48°41’N, 6°13’E) et Toulouse (43°37’N, 1°22’E) sur la période 1951-2013.

Couverture spatiale et temporelle des données

Depuis 1951, fréquence annuelle
Locale

Provenance

Météo France

Tableau de la série

Télécharger le tableau de la série (XLS - 208 Ko)

 

Évolution du nombre de jours entre la première et la dernière gelée à Toulouse et Nancy depuis 1951

Le nombre de jours entre la première et la dernière gelée pour une année A est définie comme la période séparant la gelée la plus précoce sur la période de juillet à décembre de l’année A et la gelée la plus tardive sur la période de janvier à juin de l’année A+1. De même que le nombre annuel de jours de gel diminue, la période de l’année sujette aux gelées diminue elle aussi.
Le nombre de jours entre la première et la dernière gelée présente de fortes variations d’une année sur l’autre mais, en moyenne sur 1951-2013, cette période diminue d’environ 8 à 9 jours par décennie à Toulouse comme à Nancy.

Le jeu de données utilisées sont deux séries quotidiennes qui ont été choisies pour leur représentation régionale : Nancy (48°41’N, 6°13’E) et Toulouse (43°37’N, 1°22’E) sur la période 1951-2013.

Couverture spatiale et temporelle des données

Depuis 1951.
Locale

Provenance

Météo France

Tableau de la série

Télécharger le tableau de la série (XLS - 208 Ko)

 

Evolution du nombre de jours de gel en France métropolitaine sur la période 1951-2000

Les flèches présentes sur cette carte caractérisent l’évolution du nombre annuel de jours de gel sur chacune des 26 stations représentées et sur la période 1951-2000. Quelque soit la station, le nombre de jours de gel diminue (flèche vers le bas).
Des tests statistiques permettent d’établir si l’évolution est significative ou pas, c’est-à-dire si cette évolution se distingue de la variabilité d’une année sur l’autre (flèche verticale) ou pas (flèche inclinée). La carte indique que dans la majorité des stations (les ¾), la diminution du nombre de jours de gel est significative.

Le jeu de données utilisées pour définir l’indicateur se présente comme suit : 26 séries quotidiennes de référence pour la température minimale sur la période 1951-2000.

Couverture spatiale et temporelle des données

Période 1951-2000
France métropolitaine

Provenance

Météo France

 

Responsable de l’indicateur

François VINIT

Organisme propriétaire des données

Météo France

Définition de l’indicateur

Un jour est considéré comme « jour de gel » si, au cours de la journée, la température a atteint ou est descendue en dessous de 0° Celsius.
L’indicateur « nombre de jours de gel » présente l’évolution du nombre de jours de gel en France métropolitaine depuis le début des années 1950.

Méthode de calcul de l’indicateur

Le nombre de jours de gel sur une période donnée est obtenu à partir de la série chronologique des températures minimales quotidiennes. Toutes les séries quotidiennes ne sont pas exploitables pour l’analyse du changement climatique. En effet, l’évolution des conditions de mesure ou de l’emplacement des stations météorologiques peut introduire des ruptures d’homogénéité dans les séries, et conduire à conclusions erronées.
La sélection des séries quotidiennes exploitables, c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur une période définie passe par un traitement spécifique sur les séries mensuelles. En effet, des traitements d’homogénéisation permettent de corriger les ruptures sur les seules séries mensuelles. Météo-France dispose ainsi de 91 séries mensuelles homogénéisées de température sur le XXe siècle (correspondant à 91 stations météorologiques réparties sur toute la France). Ces traitements d’homogénéisation reposent sur des hypothèses qui ne sont pas applicables aux séries quotidiennes. Le travail réalisé sur ces séries mensuelles permet ainsi de connaître les ruptures d’homogénéité et donc de définir la période sur laquelle la série quotidienne peut être utilisée pour l’analyse des extrêmes. Pour une période définie, on peut identifier les séries exploitables c’est-à-dire sans rupture d’homogénéité sur cette période. Ainsi, 26 séries quotidiennes de température minimale ont été sélectionnées sur la période 1951-2000 pour l’étude de l’évolution du nombre de jours de gel.
L’évolution du climat en France sur la seconde moitié du XXe siècle est présentée sous forme de tendances. La tendance donne une idée de l’amplitude du changement sur une période donnée. L’évolution sur l’année est regardée pour chaque série individuellement. Enfin, l’utilisation d’un test statistique (test de Spearman) permet d’examiner si l’évolution est significative ou pas (c’est à dire si elle se distingue ou pas de la variabilité d’une année sur l’autre).

Fiabilité de l’indicateur

Les données de base ont profité des contrôles communs à l’ensemble des données de Météo-France et des procédures spécifiques appliquées aux séries utilisées pour l’étude des changements climatiques. Les indices calculés sont définis par la communauté climatique (groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie). La standardisation des indices permet une comparaison avec d’autres pays. Des différences peuvent cependant exister en raison de traitements différents sur les données de base, ou du choix de la période de référence utilisée (1961-1990 ou 1971-2000).

Justification de l’indicateur

L’augmentation des températures de l’air est un des signes les plus visibles du changement climatique, en particulier durant ces dernières décennies. Le nombre de jours de gel est un indicateur pertinent car son évolution est directement liée à l’évolution de la température de l’air. Il fait partie de la liste des indices recommandés par le groupe CLIVAR de l’Organisation Mondiale de la Météorologie.

Date de dernière actualisation de l’analyse technique et des données

10 décembre 2014.

Perspectives pour l’indicateur

La numérisation de nouvelles données est une première voie d’amélioration. La recherche de données anciennes continue en effet à Météo France et le patrimoine climatologique s’enrichit année après année. Bien entendu, les données supplémentaires devront, elles aussi, subir les procédures de contrôle et d’examen des ruptures d’homogénéité avant d’être utilisées dans l’étude des changements climatiques.
L’amélioration des techniques d’homogénéisation est une seconde voie. Météo France poursuit les travaux sur ce thème.
Enfin, la définition des indices peut évoluer ou de nouveaux indices être définis.

      
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