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Nucléaire et politique énergétique

6 janvier 2010 (mis à jour le 24 septembre 2013) - Énergie, Air et Climat
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Nucléaire et politique énergétique : quelles orientations ?

 
Face aux chocs pétroliers des années 1970, la France, pauvre en ressources énergétiques immédiatement disponibles, a réagi par des mesures pour améliorer notre sécurité d’approvisionnement énergétique, en privilégiant le développement d’une offre nationale. Ces mesures ont été guidées à l’époque par trois grandes préoccupations :
  • un engagement d’actions en faveur de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie ;
  • une meilleure diversité d’origine géographique des importations de combustibles fossiles, particulièrement pour le pétrole et le gaz, la part du charbon poursuivant son déclin ;
  • une meilleure diversité des mix énergétiques avec un investissement massif dans le nucléaire civil, après le programme de construction de grands barrages hydroélectriques mis en place dans les années 1950.
Dès les années 1970, un programme nucléaire a ainsi été engagé, grâce auquel la France dispose aujourd’hui de 58 réacteurs pour une puissance installée de 63GW, soit le deuxième parc au monde en taille après celui des États-Unis.
Le programme nucléaire français a représenté un investissement qui s’est étendu sur une trentaine d’années (1970-2000). Cet effort continu se traduit aujourd’hui par une place prépondérante du nucléaire dans la production d’électricité (78%) qui, combiné à l’hydraulique (12%), assure donc 90% de production d’électricité sans émission de gaz à effet de serre.
 
Les objectifs de la politique énergétique française sont fixées par la loi de programme n°2005-781 du 13 juillet 2005, à savoir :
  • « contribuer à l’indépendance énergétique nationale et garantir la sécurité d’approvisionnement ;
  • assurer un prix compétitif de l’énergie ;
  • préserver la santé humaine et l’environnement, en particulier en luttant contre l’aggravation de l’effet de serre ;
  • garantir la cohésion sociale et territoriale en assurant l’accès de tous à l’énergie. »
 
Dans ce cadre, l’énergie nucléaire est l’un des éléments de réponse à chacun des trois premiers de ces objectifs :
 
1) Indépendance énergétique
Grâce à notre production d’électricité d’origine nucléaire, notre taux d’indépendance énergétique est passé de 22,7 % en 1973 à environ 50 % aujourd’hui.
 
2) Compétitivité du coût de l’électricité produite par les centrales nucléaires
Les coûts en France de la production électrique sont notamment analysés au travers de l’étude sur les coûts de référence, menée par la Direction Générale de l’Energie et du Climat (DGEC). En particulier, la synthèse 2008 de cette étude indique que, « avec des hypothèses centrales, le nucléaire est la filière la plus compétitive pour la production électrique en base. Cet ordre de mérite reste vérifié avec des surcoûts d’investissements de 10 à 40%. La compétitivité relative des moyens de production au gaz et au charbon est très sensible aux prix des combustibles et à la valorisation du CO2 ».
 
3) Lutte contre l’effet de serre
Le nucléaire participe pleinement à la lutte contre le changement climatique. Grâce à son parc nucléaire, la France occupe une place privilégiée parmi les 30 pays de l’OCDE en ce qui concerne les émissions de CO2 (7ème rang pour les émissions par habitant et 4ème rang pour les émissions par unité de richesse produite). Par ailleurs, si l’on compare les émissions de CO2 selon les modes de production de l’électricité, le nucléaire émet 6g de CO2 par kWh alors que le gaz (cycle combiné) en émet 430g et le charbon entre 800g et 1050g.
 
 

Nucléaire et production d’électricité : quels investissements ?

 
La programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité, dans son rapport 2009, indique l’objectif d’optimisation de l’exploitation du parc nucléaire, ainsi que la mise en service de 2 EPR en préparation de la future mise à l’arrêt des réacteurs actuels :

« Dans une perspective économique et sous réserve de toute exigence en terme de sûreté, la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) électricité privilégie un scénario central de prolongation au-delà de 40 ans du parc nucléaire actuel. Toutefois, c’est l’Autorité de Sûreté Nucléaire qui est la seule compétente et habilitée à se prononcer sur la fermeture ou la prolongation de vie de chaque réacteur. La PPI doit donc intégrer une marge de sécurité en terme de capacité de production électrique correspondant aux incertitudes qu’entraînent cette primauté absolue conférée à la sûreté nucléaire. Cette préoccupation, alliée à la nécessité de lisser l’effort d’investissement de renouvellement du parc nucléaire existant et de maintenir les compétences industrielles de cette filière, justifient la mise en service déjà décidée de deux réacteurs de nouvelle génération (EPR), le premier à Flamanville étant prévu en 2012, le deuxième à Penly en 2017. Ces considérations pourront justifier également le lancement de nouvelles capacités de production à l’issue de la construction de l’EPR de Penly. »

 

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