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Le post Kyoto et les perspectives européennes

L’UE est à la tête de l’action mondiale de lutte contre le changement climatique, en ayant défini les mesures à prendre à l’échelle internationale pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C au-dessus de la température pré-industrielle et en s’engageant à réduire de façon significative ses propres émissions de gaz à effet de serre.


9 mars 2011 - Énergie, Air et Climat
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Objectifs européens 2020 et 2050

8 février 2010 (mis à jour le 27 avril 2015)

L’UE est à la tête de l’action mondiale de lutte contre le changement climatique, en ayant défini les mesures à prendre à l’échelle internationale pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C au-dessus de la température pré industrielle et en s’engageant à réduire de façon significative ses propres émissions de gaz à effet de serre.



En mars 2007, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se sont engagés à réduire les émissions de l’Union de 30 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020 dans le cadre d’un accord international global, pour autant que d’autres pays développés s’engagent à des réductions similaires. Les pays en développement plus avancés sur le plan économique devraient également s’engager à apporter une contribution adaptée à leurs capacités respectives.
Parallèlement, les dirigeants européens ont souligné leur détermination à voir l’Union bénéfi cier d’une « prime au premier entrant », en s’engageant à réduire les émissions de l’UE d’au moins 20 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020, quelles que soient les actions engagées par les autres pays. Ces cibles d’émission reposent sur trois objectifs liés à l’énergie qui doivent également être atteints d’ici 2020 :

  • la réduction de 20 % de la consommation d’énergie par l’amélioration de l’efficacité énergétique ;
  • l’augmentation de 20 % de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique (contre environ 9 % aujourd’hui) et
  • dans le cadre d’un eff ort en faveur des énergies renouvelables, l’augmentation à 10 % de la part des biocarburants produits dans le respect du développement durable et des autres carburants renouvelables dans e transport dans chaque État membre.

En janvier 2008, après une série d’analyses économiques et d’intenses consultations avec les États membres, la Commission européenne a présenté un paquet de mesures législatives cruciales pour atteindre ces objectifs en matière de climat et d’énergies renouvelables. Après de longues négociations, en décembre 2008 sous présidence française , les dirigeants européens et le Parlement européen se sont accordés sur les mesures obligatoires, qui ont été adoptées en avril 2009.
L’adoption du paquet climat-énergie fait de l’Union européenne la première région au monde à s’être engagée en faveur d’objectifs aussi ambitieux et à avoir mis en place les mesures nécessaires à leur mise en œuvre. Le paquet met en évidence le leadership de l’Europe en la matière et montre que la réduction drastique des émissions, nécessaire pour éviter l’aggravation du changement climatique, est parfaitement compatible avec la poursuite de la croissance économique et de la prospérité.
Il contribuera à réduire les émissions de 20 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020. Néanmoins, il prévoit également les dispositions nécessaires en vue d’une diminution pouvant atteindre 30 % si l’on parvient à un accord mondial sur le climat satisfaisant. Le cas échéant, les entreprises et les gouvernements européens auraient le droit d’utiliser des quantités de crédits carbone beaucoup plus importantes issues de projets de réduction des émissions dans les pays tiers afin de compenser leurs émissions.
 

      
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