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Paris-Charles-de-Gaulle

6 octobre 2015 (mis à jour le 25 novembre 2016) - Transports
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Des avions plus gros

Le nombre de mouvements à Paris CDG diminue de manière régulière depuis 2011 alors que dans le même temps le nombre de passagers transportés augmente. Cela indique que le coefficient de remplissage des compagnies aériennes opérant sur le terrain s’améliore de manière continue. Parallèlement, le changement de modèle économique des opérateurs aériens visant à une augmentation régulière de leurs revenus par passager kilomètre transporté les a incités à rationaliser le nombre des avions de taille moyenne dans leur flotte. L’apparition de très gros modules, dont l’A380 et les politiques d’augmentation du nombre de sièges en cabine constituent les principales raisons de ce phénomène.

Cependant la présence de gros porteurs, qui génèrent des turbulences de sillage particulières, peut avoir un impact négatif sur l’efficacité des aéroports où la capacité commence à devenir limitée, en raison des séparations plus importantes à l’arrivée ou au départ.

Un nouveau marqueur, la saisonnalité du trafic


Source CDM@CDG

La saisonnalité du trafic aérien devient plus importante à Paris CDG comme sur les terrains régionaux et dans les centres en route de la DSNA. Les hivers sont plus calmes alors que les étés deviennent de plus en plus chargés. Cela souligne le besoin d’adaptabilité du personnel opérationnel pour faire face à ces nouveaux modes de fonctionnement dans le transport aérien public commercial.

Paris CDG, structure de trafic en hub

Paris CDG accueille le hub principal d’Air France. Le trafic se caractérise par 6 vagues d’arrivées et de départs très resserrées dans le temps, dont 2 pics matinaux qui concentrent la plupart des difficultés de cette plateforme en matière de capacité piste. Le fonctionnement en hub présente des enjeux pour les compagnies aériennes et les exploitants aéroportuaires, la congestion des zones terminales est le premier de ces enjeux. L’efficacité opérationnelle des pointes matinales est essentielle au développement du terrain de Paris CDG, elle conditionne le déroulement optimal des premières rotations des compagnies aériennes.

La pointe d’arrivée la plus significative est la P2 qui démarre le matin à 7h45 pour se terminer vers 9h15. Lors de cette pointe, la demande de trafic est forte et peut parfois dépasser la capacité programmée de Paris CDG (73 arrivées dans l’heure). Si cela se produit, une régulation à l’arrivée doit être mise en place et les délais s’accumulent.

En outre, le trafic de la pointe P2 mélange des gros porteurs en provenance d’Asie et des US avec des moyens porteurs en provenance des plus grandes villes européennes. La gestion du trafic aérien est plus complexe du fait des disparités de turbulence de sillage entre ces avions à l’arrivée. C’est une des difficultés identifiées pour augmenter la capacité à la pointe dans les années à venir.

L’augmentation du débit des pistes, en offrant plus de capacité pendant les pics de trafic, est l’objectif d’un ensemble de projets opérationnels regroupés dans la feuille de route CDG2020.

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