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Plan national santé environnement : les nouvelles mesures

12 novembre 2014 (mis à jour le 27 novembre 2014) - Prévention des risques
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L’environnement joue un rôle majeur sur la santé et sa dégradation entraîne des atteintes parfois très graves. Ségolène Royal et Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes ont présenté le nouveau plan santé-environnement (PNSE), en Conseil des Ministres le 12 novembre. Il mobilise tous les acteurs concernés pour réduire ces expositions à partir d’une évaluation globale.


Le 3eme PNSE témoigne de la volonté du gouvernement de réduire les impacts des facteurs environnementaux sur la santé

Le Plan national santé environnement (PNSE) vise à répondre aux interrogations des Français sur les conséquences sanitaires à court et moyen terme de l’exposition à certaines pollutions de leur environnement. Le troisième PNSE témoigne de la volonté du gouvernement de réduire autant que possible et de façon la plus efficace les impacts des facteurs environnementaux sur la santé afin de permettre à chacun de vivre dans un environnement favorable à la santé.

 

Les dix actions immédiates

Les deux ministres ont présenté, lors de la communication en Conseil des ministres, les mesures immédiates dans la domaine santé environnement :

  • améliorer la qualité de l’environnement sonore par la publication d’un guide pour améliorer la qualité acoustique dans les écoles, développer l’éducation au bruit et à la citoyenneté, notamment auprès des jeunes, et mettre à disposition du public une application sur les 15 points à vérifier en matière de bruit dans les logements.
  • assurer une vigilance sur les risques potentiels liés aux nanomatériaux en évaluant l’exposition liée à celles-ci dans les denrées alimentaires et en réalisant des campagnes de mesures des nanomatériaux dans l’air extérieur des sites de fabrications.
  • réduire les expositions liées aux contaminations environnementales des sols grâce à la réalisation d’ un diagnostic préventif de l’état des sols des établissements recevant des publics sensibles (crèches et écoles en particulier) en vue d’engager les actions nécessaires
  • réduire l’exposition des populations aux perturbateurs endocriniens par la mise en place d’un label Tickets sans bisphénol A et la recherche des substances classées perturbateurs endocriniens dans les jouets
  • améliorer la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine grâce à la sécurisation de l’alimentation en eau potable, l’augmentation du nombre de captages prioritaires protégés et une meilleure surveillance des substances émergentes dans l’eau
  • évaluer les risques de l’exposition aux ondes électromagnétiques par la collecte et mise à disposition du public des données liées au niveau d’exposition et aux éventuels risques associés aux ondes électromagnétiques
  • prévenir le risque d’allergie liée aux pollens en réduisant la présence et le développement de végétaux émetteurs de pollens allergisants, par la diffusion d’une information sur le risque allergique et ou toxique lors de la vente des végétaux concernés et par la formation du personnel en charge de la gestion des espaces verts des collectivités.
  • contrôler et restreindre progressivement l’usage des pesticides par le lancement d’ une campagne de surveillance des pesticides dans l’air et par la documentation sur les usages de pesticides par les particuliers et poursuivre l’interdiction des substances les plus dangereuses
  • mieux connaître et réduire l’exposition à l’amiante naturel par la définition et la mise en oeuvre d’un cadre de prévention adapté pour les chantiers et activités intervenant sur des matériaux dégageant de l’amiante naturel
  • favoriser la nature en ville, créer des jardins thérapeutiques dans les établissements de soins grâce à l’établissement d’un bilan des connaissances et la déclinaison des pistes les plus prometteuses en matière d’aménagement des espaces de nature au bénéfice de la santé comme la généralisation des jardins thérapeutiques.


La Conférence environnementale des 27 et 28 novembre, présidée par le Président de la République, se saisira du thème santé-environnement. À partir des travaux du PNSE, elle se penchera sur quatre politiques publiques à accélérer :


-  Santé et biodiversité, un thème insuffisamment traité jusqu’à maintenant et dont les enjeux sont de mieux en mieux connus.

- L’amélioration de la qualité de l’air qui reste l’un des enjeux sanitaires prioritaires malgré les progrès des ces dernière années.

-  La réduction du bruit dans l’environnement.

- La réduction de l’impact des substances chimiques les plus préoccupantes notamment les toxiques, les perturbateurs endocriniens et les nanomatériaux utilisés dans les produits au contact du public, en particulier les produits d’entretien et les pesticides.
 

 >>Télécharger le 3e plan national santé environnement 2015>2019 en intégralité

Crédits photo : Olivier Brosseau/MEDDE.

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