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Comment gérer la sécheresse ?

Quelles sont les origines de la sécheresse ? En France, les ressources en eau sont-elles suffisantes ? Comment sont décidées les mesures de restriction ? Sécheresse et changement climatique : comment anticiper ? Toutes les réponses apportées dans ce dossier consacré à la sécheresse.


20 mars 2013 - Eau et biodiversité
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Sommaire :


      

Pour une utilisation plus économe de l’eau en agriculture

20 mars 2013 (mis à jour le 12 août 2016)


A l’échelle des bassins versants, une gestion collective des ressources en eau ainsi qu’une irrigation plus efficace et donc moins gourmande en eau est en train de se mettre en place sous l’égide des préfets : l’objectif est de respecter le débit d’objectif d’étiage 8 années sur 10. La mise en œuvre se fera progressivement, de façon à rééquilibrer les zones où les déficits sont clairement agricoles en faisant en sorte que les exploitations agricoles puissent s’adapter dans le temps (étalement de la réduction).

Améliorer les modalités de gestion de l’irrigation, pour une gestion plus économe

Compte-tenu de la place de l’irrigation dans la consommation d’eau en France, particulièrement en période d’étiage, les économies d’eau dans ce secteur sont celles qui ont le plus grand impact sur la consommation d’eau totale : amélioration du matériel d’irrigation, meilleur pilotage de l’irrigation, changement de pratiques, choix de cultures moins consommatrices d’eau, etc.

Instaurer une gestion collective des prélèvements destinés à l’irrigation et définir des volumes prélevables compatibles avec les ressources en eau disponibles : responsabiliser les agriculteurs et optimiser la gestion de la ressource ;

Pour traiter les bassins où le déficit est particulièrement lié à l’agriculture, il a été décidé de confier la répartition des volumes d’eau d’irrigation à un organisme unique de gestion collective (OU) sur un périmètre déterminé adapté et de promouvoir ainsi une irrigation plus efficace. L’autorisation de prélèvement d’eau pour l’irrigation, sur le périmètre concerné, est délivrée à cet organisme unique qui a pour objectif de promouvoir et de bâtir une gestion collective structurée, permettant une meilleure répartition qu’actuellement entre irrigants d’une ressource disponible mais limitée.

Depuis 2012, les autorisations temporaires pour les prélèvements des agriculteurs pour l’irrigation dans les ZRE sont interdites. Dans ces zones, les irrigants doivent donc passer par un organisme unique pour leurs prélèvements ou déposer une demande individuelle d’autorisation permanente de prélèvement soumise à enquête publique et étude d’impact.

Stocker l’eau dans le respect des milieux aquatiques

La création de plan d’eau est une des options pour améliorer la disponibilité estivale de la ressource en eau. Elle ne constitue pas la solution complète au problème de déficit structurel de certains bassins, car les possibilités de stockage (pluviométrie, géographie...) ne permettent pas toujours de combler l’écart entre besoins et ressource. Il s’agit donc d’une solution complémentaire aux autres actions, notamment d’économie ou de gestion raisonnée de l’eau.

Les retenues doivent cependant être réalisées en prenant soin de leur impact sur le milieu aquatique car, même si elles sont remplies en hiver, elle distrayent l’eau de son cycle normal. Elles ont donc un impact sur le milieu. Elles font pour cela l’objet de dossiers au titre de la loi sur l’eau (autorisation à partir de 3ha).

Ce sont des équipements coûteux en investissement et en fonctionnement. Il y a donc certains freins, notamment liés à la difficulté de trouver des maîtres d’ouvrage.

Compte-tenu de ces éléments :

  • Les agences de l’eau peuvent participer au financement des retenues, mais il convient de trouver des compléments (collectivités par exemple) ainsi qu’une participation des agriculteurs bénéficiaires de l’eau ainsi stockée.
  • Le ministère de l’environnement anime actuellement un groupe de travail auquel participent la profession agricole et les associations de protection de la nature, pour élaborer un guide permettant de réaliser des retenues dans des conditions juridiques solides, ceci afin de sécuriser les maîtres d’ouvrage.
  • Dans le Sud Ouest, où la question du déficit en eau est structurelle, une mission d’accompagnement est actuellement en cours pour faciliter l’émergence de projets de nouvelles retenues dans des conditions économiques et environnementales acceptables.

Le ministère de l’environnement considère que les retenues d’eau sont une solution en général partielle aux problèmes de déficit en eau et accompagne leur réalisation en s’assurant qu’elle se font dans des conditions environnementales satisfaisantes.

      
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