Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

La liaison ferroviaire Lyon-Turin

La liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin est un projet de ligne de chemin de fer mixte voyageurs/fret à travers les Alpes, entre la France et l’Italie.


13 juillet 2015 - Transports
Imprimer

Sommaire :


      

Présentation du projet Lyon-Turin

13 février 2012 (mis à jour le 3 mars 2015)

La liaison Lyon-Turin, située à l’intersection des axes Nord-Sud et Est-Ouest de l’Europe s’appuie sur la réalisation de deux tunnels, l’un de 53.1 km qui reliera Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) à Venaus (Val de Suse), et l’autre de 12.2 km entre Venaus et Bruzolo.



Le projet Lyon-turin se subdivise en trois sections mixtes qui permettront le transport de fret et de voyageurs :

  •  Une partie française, de Lyon à Saint-Jean-de-Maurienne (confiée à RFF)
  •  Une section transfrontalière de Saint-Jean-de Maurienne à Bussoleno (confiée à LTF)
  •  Une partie italienne de Bussoleno à Turin (confiée à RFI)

 

Enjeux

 

Cette liaison constituera un maillon essentiel du réseau trans-européen de transports, notamment en direction des nouveaux pays de l’Union. Elle assurera une meilleure connexion entre les bassins économiques de la vallée du Rhône (France) et de la Plaine du Pô (Italie), tout en permettant un rééquilibrage des flux vers des modes de transport moins polluants. Ses enjeux sont de :

  • Développer une offre de qualité (régularité, fiabilité et vitesse) qui crée les conditions d’un report de la route vers le rail dans les vallées alpines sensibles.
  • Permettre aux voyageurs de traverser les Alpes dans les meilleures conditions, tout en assurant une desserte performante des grandes villes du sillon alpin.
  • Sécuriser les déplacements sur l’arc alpin, dont la vulnérabilité est importante (accidents mortels du Mont-Blanc, du Fréjus, du Tauern et du Gothard

 

Signature d’un accord franco-italien pour la réalisation et l’exploitation

 

Le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin a franchi une étape décisive le 30 janvier 2012, avec la signature d’un avenant à l’ accord du 29 janvier 2001.

Cet avenant précise des éléments indispensables à la finalisation du projet, en particulier :

  •  le tracé définitif du projet, qui tient compte des évolutions intervenues sur le versant italien pour améliorer son insertion dans l’environnement naturel et humain ;
  • le phasage, qui conduira à réaliser en première phase la section transfrontalière comportant le tunnel de base long de 57 km reliant les gares de Saint-Jean-de-Maurienne en France et de Suse en Italie ;
  • les modalités de gouvernance du projet et du futur promoteur public qui sera chargé de réaliser les travaux et qui succédera à LTF. Le siège de ce futur promoteur restera fixé à Chambéry ;
  • la répartition des coûts de la première phase (environ 8,5 Md€) entre la France (42,1 %) et l’Italie (57,9 %), déduction faite de la participation de l’Union européenne qui est sollicitée pour ce projet situé au cœur du réseau trans-européen de transport ;
  • les principes retenus par les deux gouvernements en matière de report modal pour le trafic transalpin, en cohérence avec les décisions prises par la France en ce domaine dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
     

La réalisation de la section transfrontalière franco-italienne du projet Lyon-Turin s’inscrit dans la perspective d’un itinéraire global cohérent entre ces deux métropoles, alors que se déroule actuellement l’enquête d’utilité publique de la première phase de réalisation des itinéraires d’accès français de la liaison.

Retrouvez les annexes de l’accord du 30 janvier 2012 :

 

Déclaration d’utilité publique du projet

Décret du 23 août 2013 déclarant d’utilité publique et urgents les travaux nécessaires à la réalisation de l’itinéraire d’accès au tunnel franco-italien de la liaison ferroviaire Lyon―Turin

      
Imprimer