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La Stratégie nationale pour la biodiversité 2004-2010

30 mai 2012 - Eau et biodiversité
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Sommaire :


      

Présentation générale de la stratégie 2004-2010 : les orientations

6 juillet 2011 (mis à jour le 2 juillet 2012)


La France possède, en métropole et outre mer, un patrimoine naturel exceptionnel par sa diversité biologique et paysagère. Sa responsabilité est ainsi de premier plan dans la mobilisation planétaire pour la préservation de la biodiversité.

C’est pourquoi à travers la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), la France tient à assumer ses responsabilités en matière de biodiversité. Conformément à l’engagement des pays de l’Union européenne, l’objectif principal de la stratégie française est de stopper la perte de biodiversité d’ici 2010. Cet objectif est décliné pour chacune des composantes essentielles du vivant, et des indicateurs biologiques sont proposés pour mesurer les progrès réalisés dans cette voie.

Les quatre grands principes

Pour arrêter l’érosion de la biodiversité, la Stratégie nationale pour la biodiversité (PDF - 395 Ko) fixe quatre orientations  :

  • tous les acteurs doivent se mobiliser, chacun à leur niveau de responsabilité afin de respecter et de préserver la biodiversité ;
  • reconnaître la valeur du vivant : amener notre société à reconnaître la valeur des services rendus par la biodiversité afin d’enclencher un comportement favorable à la conservation de la biodiversité ;
  • intégrer la conservation de la biodiversité dans l’ensemble des politiques publiques sectorielles, nationales, européennes ou internationales ; mettre en œuvre des plans d’action sectoriels pour les activités ayant le plus fort impact sur la biodiversité ;
  • assurer le suivi de la biodiversité ; accroître la connaissance scientifique opérationnelle et mettre au point une information publique fiable et transparente. 

La biodiversité est une dimension essentielle du vivant. Elle est garante de la productivité des écosystèmes et de leur capacité d’adaptation et d’évolution face au changement global. Investi de valeurs symboliques, culturelles et identitaires, le patrimoine biologique est un enjeu vital pour les sociétés humaines.

Les plans d’actions sectoriels

La mise en œuvre pratique de la stratégie est réalisée grâce à des plans d’actions sectoriels. Elaborés de façon concertée, les plans d’actions constituent un programme de travail pour les années à venir. Tous les secteurs abordés dans la stratégie doivent, à terme, faire l’objet d’un plan d’actions spécifique, avec des exigences de résultats.

Chaque plan est piloté par le ministère technique concerné, qui met en place un comité de pilotage où siègent, entre autres, des acteurs économiques et des associations de protection de la nature. Les plans sectoriels font l’objet d’un suivi et de rapports annuels, compilés tous les deux ans dans un rapport national sur la biodiversité. Ils relèvent d’une démarche partenariale qui mobilise les acteurs économiques, la société civile et les associations, les collectivités territoriales et le monde de la recherche.

A ce jour, dix plans d’actions sont en cours de mise en œuvre : agriculture, coopération internationale, infrastructures de transports terrestres, mer, patrimoine naturel, urbanisme, forêt, recherche, tourisme, outre-mer, ce dernier étant décliné en dix plans locaux : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie-Française, Réunion, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, Terres australes et antarctiques françaises et des Iles Eparses.
 
D’autres plans sectoriels pourront compléter ce dispositif d’engagements pratiques en faveur de la biodiversité. Mobilisant notamment des partenariats avec les acteurs de l’entreprise, des collectivités territoriales, les représentants professionnels et le monde associatif, les plans sont l’instrument pratique pour intégrer la biodiversité dans les politiques sectorielles. Ils sont centrés largement sur des actions concrètes dont voici quelques exemples :

  • Adoption de pratiques agricoles favorables à la diversité des insectes,
  • Gestion respectueuse des abords de routes,
  • Création de nouvelles aires protégées,
  • Création d’un portail d’information sur la nature et les paysages,
  • Mesures fiscales pour financer la protection de la nature, protection de la biodiversité outre-mer... .
      
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