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Production nationale d’hydrocarbures

1er février 2010 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Présentation historique de l’exploitation

1er février 2010 (mis à jour le 28 novembre 2014)


Pour sa production d’hydrocarbures, la France dispose d’une soixantaine de gisements pétroliers et gaziers en exploitation, principalement dans le bassin Aquitain et dans le bassin Parisien. La plupart de ces gisements ont été découverts entre 1960 et 1970. La production de ces gisements ne couvre aujourd’hui qu’1 à 2 % de la consommation nationale.

En 2013, le territoire métropolitain comptabilisait 64 concessions pour une superficie globale d’environ 4 000 km2. La production 2013 s’est élevée à 0,792 millions de tonnes de pétrole soit une diminution de 1,7% par rapport à 2012. La répartition géographique montre toujours une prédominance du Bassin de Paris avec 59,6% de la production nationale (pourcentage en légère hausse par rapport à 2012).
Près de 70% de la production est assurée par douze gisements dont quatre concentrent 37,5% de la production nationale : Parentis et Cazaux en Aquitaine, Champotran et Itteville dans le Bassin de Paris.
Les investissements en matière de développement et de production affichent avec 94,6 millions d’euros une reprise importante des dépenses par rapport aux 76,3 millions d’euros de l’année précédente (+24 %).



France : situation des bassins sédimentaires
 

France : situation des bassins sédimentaires

 

Le Bassin d’Aquitaine


 Le bassin d’Aquitaine peut être subdivisé en deux sous-bassins : 
  • au sud, le bassin terrestre d’Adour-Arzacq-Comminges, qui s’étend sur plus de 6000 km² le long de la bordure nord des Pyrénées et de leur avant-pays et comporte des gisements de gaz et d’huile ;
  • au nord-ouest, le bassin pétrolier de Parentis, qui s’étend à la fois à terre (environ 1500 km²) et en mer.
    NB : les superficies indiquées correspondent approximativement aux zones où les systèmes pétroliers sont prouvés.
 
  • En Aquitaine sud, après une découverte initiale de gaz à St Marcet en 1939, le principal succès de l’exploration a été la découverte du gros champ de gaz de Lacq Profond par la Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine (SNPA futur groupe ELF) en 1951. Le gisement de Lacq a produit environ 245 milliards de m3 depuis 1957, celui de Meillon, découvert en 1966, environ 56 milliards de m3 depuis 1968. Ces deux gisements sont toujours exploités.
  • Dans le Bassin de Parentis, le plus gros champ d’huile français, Parentis, a été découvert par ESSO REP en 1954. En 2005, la production totale du champ s’élevait à près de 30 Mt et son rythme de production était encore de 140 kt par an. Grâce aux efforts de la compagnie canadienne VERMILION (opérateur du gisement depuis 1997) le rythme de production du champ a pu être maintenu a un niveau relativement élevé, avec en particulier une augmentation de 25% en 1998. Depuis 1991, cinq nouvelles accumulations ont été découvertes par ESSO REP, filiale D’EXXON : Les Arbousiers (1991, production 15,3 kt en 2005), Les Pins (1994, production 49,9 kt en 2005), Courbey (1996, production 43,8 kt en 2005), Tamaris (1998) et Les Mimosas (2004). Les autres gisements (Cazaux, Lugos, Mothes, Lucats-Cabeil) produisent ensemble (en 2005) environ 73 kt par an.
Au total, en Aquitaine, une vingtaine de gisements ont été découverts. Avec près de trois-cents puits réalisés depuis l’origine de l’exploration, c’est le bassin d’Adour-Arzacq qui a concentré l’essentiel de l’activité (4,7 puits pour 100 km²). Le Bassin de Parentis (partie terrestre) a été moins foré en termes absolus (environ 120 puits), mais la densité de forage d’exploration y est supérieure (environ 8 puits/100 km²) ; sa partie marine, plus étendue que la partie terrestre, n’a été reconnue que par une vingtaine de forages.
 
En dehors de ces deux régions, aucun champ n’a été découvert, mais des travaux d’exploration (plus de deux-cents puits) ont reconnu le Seuil des Landes, la plate-forme aquitaine (y compris des zones ou existent des bassins permiens sous recouvrement) et certaines zones situées au sud des chevauchements nord-pyrénéens. 

Le Bassin de Paris


Dans le bassin de Paris, plusieurs gisements pétroliers de taille petite à moyenne ont été découverts principalement dans les années soixante (la première découverte, Coulommes date de 1958), puis la production a diminué jusque dans les années quatre-vingt. Le bassin a connu un renouveau après les découvertes importantes de Villeperdue en 1982 par TRITON dans le Dogger (le champ a été ensuite exploité par TOTAL, puis par COPAREX, devenue LUNDIN depuis novembre 2002) et de Chaunoy par ESSO REP en 1983 (rachetée par VERMILION REP en 2006), dans le Keuper. Fin 2002, Chaunoy avait produit au total 9,8 Mt d’huile et Villeperdue 5,8 Mt.

Consultez
la localisation des gisements du bassin de Paris (format pdf, 864 ko)
 

Ces découvertes ont provoqué une accélération très rapide des activités d’exploration et une augmentation marquée de la production au cours des années quatre-vingt, pendant lesquelles plusieurs autres champs ont été découverts. La production de brut a alors commencé à décliner à nouveau dans les années quatre-vingt-dix, au cours desquelles les activités d’exploration ont été très réduites. Néanmoins, plusieurs accumulations ont été découvertes au cours de cette période, dont Itteville (1990) est la plus importante. Puis plus récemment (2003-2005), ont été découvertes des accumulations satellites de gisements en exploitation : La Torche et Saint Lazare (Vermilion), La Tonnelle (Lundin, fin 2005).

Plus de 800 puits d’exploration ont été forés dans ce bassin, dont moins de cinq cents dans la partie centrale (15 à 20 000 km²) où le système pétrolier à roche-mère liasique est prouvé. La densité de forage dans cette partie centrale est ainsi d’environ trois puits pour 100 km².

Autres bassins

Les compagnies pétrolières ne se sont pas en permanence intéressées aux autres bassins, qu’il soient terrestres ou marins. La seule région qui ait produit un volume significatif d’hydrocarbures (plus de 4 Mt) est le fossé rhénan (Alsace). Elle a été intensément explorée (150 puits d’exploration environ depuis 1940), et est aussi la plus ancienne province pétrolière française (un premier permis d’exploitation par galeries de mine y a été accordé à la fin du XVIIIe siècle).
  • A terre, le quart sud-est de la France est une région complexe qui englobe au nord la chaîne du Jura et le graben de la Bresse, au centre les Alpes et leur avant-pays, et au sud les bassins languedociens et provençaux qui bordent la Méditerranée. Ces régions n’ont été qu’assez peu explorées (environ 350 puits d’exploration sur plusieurs dizaines de milliers de km²), avec des résultats décevants, malgré la présence d’hydrocarbures localement (Jura, Languedoc).
  • En mer, en dehors de la partie marine du bassin de Parentis déjà mentionnée, il y a eu une certaine activité en Iroise (au large de la Bretagne : 15 puits) et en Méditerranée (Golfe du Lion : 11 puits).
  • Enfin, des bassins sédimentaires marins existent dans les départements et territoires d’Outre-mer (Antilles, Guyane, Nouvelle Calédonie, St Pierre et Miquelon...) ; ces zones appartiennent en grande partie au domaine de l’offshore profond et sont pratiquement inexplorées.

 

      
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