Journées européennes du patrimoine 2014

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Le label Patrimoine mondial

L’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial consacre la reconnaissance de la valeur universelle exceptionnelle de ce bien, qui le rend digne d’être préservé comme patrimoine de l’humanité.


5 février 2013 - Ville durable, aménagement et construction
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Sommaire :


      

Présentation

10 février 2010 (mis à jour le 4 juillet 2012)


 

La convention de 1972
 
En 1972, les Etats membres de l’UNESCO ont adopté la Convention concernant la protection du patrimoine naturel et culturel. En signant cette convention, les pays reconnaissent que les sites qui se trouvent sur leur territoire national et qui ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial constituent, sans préjudice de la souveraineté nationale et des droits de la propriété, un patrimoine mondial à la protection duquel « il incombe à la communauté internationale toute entière de participer ».
 
L’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial consacre sa valeur et lui vaut d’être préservé au titre de patrimoine de l’humanité.
 
Tout Etat partie de la Convention peut présenter un bien à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Toutefois, le bien lors de sa présentation au Comité doit déjà bénéficier des mesures de protection existant dans la législation de son Etat.
 
Les biens qui peuvent être proposés à l’inscription sont, soit des biens culturels (monuments, villes mais aussi paysages culturels), soit des biens naturels (parcs naturels, réserves, îles), soit des biens mixtes. Les biens culturels constituent aujourd’hui la grande majorité des biens inscrits mais le Comité du patrimoine mondial souhaite un rééquilibrage en faveur des biens naturels et mixtes.
 
La liste du patrimoine mondial compte, en 2009, 890 biens inscrits dont 689 culturels, 176 naturels et 25 mixtes répartis dans 148 Etats. Depuis avril 2009, 186 Etats parties ont ratifié la Convention du patrimoine mondial. La France compte 33 biens inscrits dont 2 naturels : le Golfe de Porto et les Lagons de Nouvelle-Calédonie et 1 mixte : Pyrénées - Mont Perdu (transfrontalier avec l’Espagne).
 
 
Gestion et protection des biens
 
L’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial n’entraîne pas d’effets directs, ni en terme de contraintes juridiques autres que celles prévues par la législation nationale, ni en terme d’aide financière (bien que certains pays défavorisés puissent bénéficier d’une aide financière).
 
La protection et la gestion des biens sont au cœur des préoccupations de la Convention du patrimoine mondial. Selon les « Orientations devant guider la mise en œuvre de la convention du patrimoine mondial », les objectifs de protection et de gestions des biens sont « d’assurer que la valeur universelle exceptionnelle, les conditions d’intégrité et/ou d’authenticité définies lors de l’inscription soient maintenues ou améliorées à l’avenir ». Progressivement, les Etats parties ont forgé une expérience commune qui a conduit à définir des recommandations plus précises en matière de gestion de bien et à mettre en place un système de suivi par le Comité du patrimoine mondial. Ce système de suivi comporte 3 niveaux :
  • Un rapport d’évaluation (le rapport périodique), à intervalles de 5 ou 7 ans, qui permet de faire remonter jusqu’au Comité l’état des sites ;
  • Un « suivi réactif » qui consiste à identifier de manière ponctuelle les problèmes de conservation d’un bien et à établir des recommandations, des plans d’action, voir même à placer le bien sur la Liste du patrimoine en péril ou même à le « désinscrire » (ce qui s’est produit deux fois jusqu’à présent – La vallée l’Elbe à Dresde a été « désinscrite » en juin 2009 lors de la 33e session du Comité du patrimoine mondial en raison de la construction d’un pont »).
  • L’obligation de mettre en place des plans de gestion pour chaque bien, qui prennent en compte l’ensemble des questions relatives à la protection, la gestion et la mise en valeur du territoire.

 

 

      
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