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Phares d’hier et d’aujourd’hui

Édifices de notre histoire, et balises toujours en activité pour signaler la terre aux navigateurs, les phares restent plus que jamais un patrimoine du littoral à préserver.


8 juin 2011
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Sommaire :


      

Quel rôle pour les phares aujourd’hui ?

8 juin 2011 (mis à jour le 27 juin 2011)


  • Les phares assurent la signalisation maritime

Phare du Cap Ferret  Les 130 phares font partie des 6500 « Établissements de Signalisation Maritime » : bouées, balises, tourelles... qui balisent les côtes de France.
Aujourd’hui environ 30 phares sur 130 sont réellement considérés comme des aides principales à la navigation. Tous les autres sont surtout utiles pour la navigation au plus près de la côte en assurant un rôle de signalisation de proximité.
En raison du développement progressif des aides radio-électriques depuis le début du 20ème siècle, notamment le radar et le positionnement mondial par satellites (GPS), le rôle des phares est moins important qu’autrefois où un marin naviguant à quelques miles de la côte devait toujours pouvoir apercevoir au moins un phare (programme d’éclairage de 1825 prévoyant 51 phares sur le littoral).
 

  • Les phares, une partie de notre patrimoine

Les parties autrefois consacrées au logement des gardiens sont aujourd’hui souvent utilisées par des collectivités et des associations pour organiser des activités culturelles : visites, musée…. En effet, en raison de l’automatisation des phares, elles n’ont plus d’utilité pour la signalisation maritime.

  • Qui gère les phares ?

Tous les phares qui ont un rôle de signalisation maritime sont la propriété de l’Etat. C’est le « domaine public maritime artificiel ».
Les phares et les balises, créés pour la gestion des phares au XIXème siècle, et aujourd’hui partie du ministère du développement durable, est en charge de la sécurité maritime et à ce titre entretient les parties nécessaires à la signalisation. Ils ne peuvent assurer seuls l’entretien de l’ensemble du bâti.
 

Certains phares éteints, surtout au début du 20ème siècle à l’apparition des bouées lumineuses dans les estuaires, appartiennent à des propriétaires privés (ex : Fatouville dans l’Eure) ou publics, (Patiras en Gironde, propriété du Conservatoire du littoral). Actuellement, il n’y a aucun projet d’extinction d’autres phares.
Autrefois, pour faire fonctionner un phare, des installations encombrantes - machines pour produire de l’électricité - étaient nécessaires ainsi que des logements pour plusieurs gardiens et leur famille. Depuis l’automatisation des feux, ces bâtiments ne sont plus nécessaires à la sécurité maritime.
 

Quelques chiffres

La France compte environ 130 phares dont :

- 35 en ville

- 25 en mer

- 70 sur caps, îles, estuaires… (intermédiaires)

600 000 visiteurs par an pour 25 phares ouverts à la visite dont 160 000 pour le phare des Baleines sur l’île de Ré et 140 000 pour le phare de Chassiron sur île d’Oléron.
 

      
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