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Rapport de synthèse

3 novembre 2014 (mis à jour le 3 avril 2015) - Énergie, Air et Climat
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L’assemblée plénière du GIEC s’est réunie du 27 au 31 octobre 2014 à Copenhague pour examiner le Rapport de synthèse du 5e Rapport d’évaluation du GIEC. Les 195 délégations ont analysé le texte avec l’appui de scientifiques auteurs des volumes 1, 2, et 3 et adopté le document le 31 octobre. Ce rapport de Synthèse, achevant le cycle de publication du 5e rapport d’évaluation, constitue un point d’appui fondamental pour l’éclairage des négociations climatiques mondiales.


Les messages clés

Le rapport de synthèse souligne les changements observés et leurs causes. Le dérèglement climatique, causé par l’activité humaine, est incontestable. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) récentes d’origine anthropique sont les plus élevées de l’histoire. Si elles se poursuivent au même rythme, cela produira un réchauffement additionnel et accroîtra les risques d’impacts sévères, envahissants et irréversibles.


Les extrêmes

Des changements dans de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont été observés depuis 1950 environ. Certains de ces changements ont été associés à des influences humaines, y compris une diminution des événements extrêmes de température froide, une augmentation des événements extrêmes de température chaude, une augmentation des événements extrêmes de hauts niveaux de la mer et une augmentation du nombre d’événements de fortes précipitations dans un certain nombre de régions.

 

Au rythme de ce dérèglement climatique, les impacts s’additionnent et s’amplifient :

  • De nombreuses espèces animales voient leur aire de répartition, leurs activités saisonnières, leur schéma de migration et leurs populations évoluer
  • Les interactions entre espèces se modifient
  • Dans plusieurs régions du monde, le changement climatique a davantage d’impacts négatifs que positifs sur le rendement des cultures.

 

Agir

Afin d’atténuer les effets du dérèglement climatique, il est indispensable d’agir dès à présent.
Pour avoir une chance de maintenir un réchauffement à 2 °C (probabilité supérieure à 66 %) il faut limiter les émissions totales de CO2 à environ 2 900 gigatonnes. Entre 1870 et 2011, les 2/3 de ce total ont déjà été émis. Au-delà de 2100, de nombreux aspects du changement climatique et leurs impacts associés continueront pendant des siècles, même si les émissions de GES cessent. Le risque de changement abrupt et irréversible augmente en même temps que l’amplitude du réchauffement.
L’adaptation et l’atténuation sont des stratégies complémentaires pour réduire et gérer les risques liés au changement climatique.


 
Des solutions proposées

 « L’intérêt du rapport de synthèse, rappelle Jean Jouzel, vice-président du GIEC, c’est qu’il parle des solutions. C’est le document de base pour les négociateurs de la conférence de Lima (COP20), fin 2014, puis de Paris (COP21) en 2015 ».
Le document présente en effet des " trajectoires pour l’adaptation, l’atténuation et de développement durable".
 
L’accord de Paris en 2015 devra apporter une réponse politique à la hauteur du constat des scientifiques. Prochaines étapes : la conférence de Lima en décembre prochain, puis la présentation des objectifs nationaux de réduction des émissions au début de l’année 2015
 

La version intégrale du rapport de synthèse (document en anglais) est téléchargeable en ligne. Un résumé a également été mis en ligne à l’intention des décideurs en anglais et en français (traduction non officielle).
 

 

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