Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

Rapport sur l’autoconsommation et l’autoproduction de l’électricité renouvelable

12 février 2015 (mis à jour le 13 février 2015) - Énergie, Air et Climat
Imprimer

Le ministère de l’écologie a publié le 12 février, les conclusions des travaux menés au niveau national sur l’autoconsommation de l’électricité renouvelable, dans son rapport de synthèse intitulé « Rapport_autoconsommation.pdf (PDF - 7660 Ko) ». La publication de ce rapport avait été annoncée par Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, lors de la présentation du grand chantier sur cette question, avec les cinq axes de travail pour soutenir le développement des énergies renouvelables.

Ce rapport est l’aboutissement d’une réflexion lancée par le ministère en décembre 2013. EIle a rassemblé dans un groupe de travail une quarantaine d’organismes qui se sont réunis treize fois en séance plénière entre décembre 2013 et juillet 2014. L’objectif de ce groupe était d’identifier et de caractériser les enjeux et défis soulevés par l’autoconsommation/autoproduction dans le but de prévoir les dispositions adaptées pour y répondre.

L’autoproduction consiste à produire sur son propre site (maison, entreprise, etc.) tout ou partie de l’électricité que l’on consomme. Cette pratique est destinée à se développer dans un contexte où les coûts de production des installations d’électricité renouvelable diminuent et où les prix de l’électricité augmentent. Compte tenu de ses caractéristiques (énergie facilement accessible), cela est particulièrement vrai pour la filière photovoltaïque, sur laquelle les travaux du groupe ont donc été déclinés. 
 
 

Consulter le Rapport_autoconsommation.pdf (PDF - 7660 Ko)

 

Qu’est ce que l’autoconsommation et l’autoproduction ?

 Cliquez sur le schéma pour l’agrandir

L’autoconsommation peut se définir comme le fait de consommer sa propre production d’électricité. Elle est associée à la notion d’autoproduction, qui est le fait de produire sa propre consommation.

Exemple 1 : Si un consommateur, dans sa maison, recourt à une installation photovoltaïque de taille réduite, la production d’électricité de cette installation sera faible. Sa maison pourra donc consommer entièrement la production locale : son taux d’autoconsommation atteindra 100 %. En revanche, dans la mesure où la taille de l’installation ne permettra pas de produire à hauteur de la consommation totale de la maison, le taux d’autoproduction sera très faible. Le consommateur utilisera donc l’électricité du réseau traditionnel pour assurer une partie de sa consommation.

Exemple 2 : Si le consommateur recourt à une installation de taille plus importante qui lui permet de produire son électricité à hauteur de sa consommation totale, le taux d’autoproduction sera de 100 %. Cependant, dans ce cas, il est très probable que, pour couvrir sa consommation, l’installation soit surdimensionnée et produise en excès à des moments de consommation faible. Dans ce cas, l’autoconsommateur aura également besoin du réseau traditionnel pour réinjecter l’électricité produite localement et son taux d’autoconsommation sera vraisemblablement très faible (inférieur à 30 %).

Ainsi, dans la mesure où certaines installations renouvelables ne produisent pas d’électricité en permanence et ne peuvent donc pas couvrir à tout instant les besoins de consommation d’un site (notamment lors des périodes de pointe comme celle de la consommation du soir pour les installations photovoltaïques par exemple), dans la majorité des cas, le site devra pouvoir avoir recours au réseau électrique traditionnel. 

Une situation d’autoconsommation/autoproduction ne signifie pas être en autarcie énergétique. Les sites de consommation auront toujours besoin, à quelques exceptions, de recourir pendant certaines périodes au réseau électrique traditionnel soit pour se fournir en électricité, soit pour injecter l’électricité produite en excédent. 

 
Imprimer

Voir aussi