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Une volonté politique, un engagement du secteur aérien

10 octobre 2016 - Transports
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Recherche : agir de concert pour gagner en efficacité

14 septembre 2011 (mis à jour le 6 mai 2016)

Dans le sillage du Grenelle de l’Environnement, les industriels et l’ensemble des acteurs du secteur aérien ont pris conscience de la nécessité d’agir désormais de concert pour gagner en efficacité. L’heure est à la mobilisation générale.



Lancé dans le sillage du Grenelle Environnement, le Conseil pour la recherche aéronautique civile française (CORAC) vise à optimiser les efforts des acteurs du transport aérien dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Il entre dans une phase opérationnelle basée sur un ambitieux programme de démonstration technologique. 

Efficacité énergétique et impact environnemental : une même logique

Avant le Grenelle de l’Environnement, l’industrie aéronautique était dans une logique de compétitivité et d’efficacité énergétique : elle était vertueuse sans le savoir.

Lors du Grenelle de l’Environnement, et bien que le transport aérien ne contribue qu’à hauteur de 2 % de l’ensemble du CO2 d’origine anthropique, la famille aéronautique française s’est néanmoins engagée dans des actions concrètes en faveur du développement durable en signant la convention du 28 janvier 2008.

Que ce soit du côté des utilisateurs - à l’instar d’Air France poursuivant la modernisation de sa flotte - des aéroports travaillant à améliorer leur performance environnementale ou des industriels, tous ont participé à la création du CORAC afin de favoriser l’avènement des futures ruptures de technologies..

La feuille de route du CORAC

Le CORAC doit non seulement s’assurer de l’utilisation la plus pertinente et la plus efficace possible des soutiens publics en posant les bonnes priorités, mais aussi favoriser une nouvelle approche commune et coordonnée. Mis en place en juillet 2008 et fort de 17 partenaires, le CORAC a désormais atteint sa vitesse de croisière.

Cette coopération est d’autant plus importante que la préparation des futures ruptures technologiques passe par une confrontation accrue des domaines d’intervention spécifiques des différents acteurs industriels.

Les grands programmes européens que sont Clean Sky ou SESAR ont montré tout l’intérêt de cette démarche : lors des travaux préparatoires à la création du CORAC, il est apparu évident que chaque spécialité avait atteint une certaine performance, qu’il fallait aller au-delà, et donc travailler aux interfaces. 

Par exemple, dans le cas de l’hélice contrarotative (Aviation civile Magazine, n° 348), la différence entre l’hélice et l’aube de fan s’est estompée, posant ainsi différemment la question de la frontière entre le moteur et l’avion. Le motoriste, l’avionneur et les laboratoires doivent envisager ensemble ces nouvelles architectures propulsives.

Au printemps 2009, le CORAC a présenté sa feuille de route technologique qui doit permettre d’atteindre des objectifs extrêmement ambitieux : diviser par deux les émissions de CO2, réduire de 80 % les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’un facteur 2 le bruit perçu, à l’horizon 2020.

Des avancées technologiques prometteuses, une démarche innovante

 Parallèlement aux avancées attendues dans le domaine de la propulsion, d’autres axes de recherche sont mis à contribution pour  :

  • englober les questions liées à la voilure intelligente, à l’allégement de la structure, à la conception d’avions « plus électriques » ou l’intégration de l’avion dans son espace aérien ;
  • développer un nouveau système de gestion du trafic aérien (ATM) qui permettrait de réduire de 10 % l’impact environnemental de chaque vol ;
  • évaluer et optimiser en permanence les résultats de la recherche grâce à l’évaluateur de technologie développé par Clean Sky.

Aujourd’hui, il n’est plus envisageable de mettre sur le marché un produit qui ne présenterait pas des réelles performances environnementales.

Un chiffre : Depuis 50 ans, les progrès accomplis dans de nombreux domaines ont permis de réduire de presque 70 % la consommation en kérosène d’un avion.

 

      
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