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Réduction des émissions de gaz à effet de serre : engagements des pays, incertitudes et conséquences sur le climat

3 octobre 2016 - Développement durable
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Retour sur la Rencontre Recherche organisée le 22 septembre 2016 autour de la présentation d’Olivier Boucher qui portait sur les contributions déterminées au niveau national, c’est-à-dire aux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays dans le cadre de l’Accord de Paris.

Olivier Boucher est directeur de recherche du CNRS. Il a coordonné le chapitre 7, sur les nuages et les aérosols, du 5ème rapport du Giec et a participé en amont de la 21ème conférence des parties sur le climat (COP21) à un groupe interdisciplinaire sur les contributions nationales (GICN).

Olivier Boucher a expliqué dans son exposé que si le succès de la COP21 tenait à la présentation, par chaque état, d’engagements quantitatifs de réduction des émissions de GES, nous n’étions pour autant qu’au début du chemin dans la mesure où, tout d’abord, l’Accord doit être ratifié pour que ces engagements soient mis en application (à ce jour, 60 % des pays représentant 48% des émissions de gaz à effet de serre ont ratifié, mais il faudra atteindre 55% des émissions pour que l’Accord s’applique). Qu’ensuite, ces engagements doivent évoluer si l’on veut « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels ». Une clause de révision est prévue dans ce sens tous les cinq ans.

Olivier Boucher a insisté sur l’hétérogénéité des engagements des pays (relativement aux dates de référence, projections à 2025 ou 2030, gaz à effet de serre et secteurs économiques considérés, réductions en relatif ou en absolu ou relativement au PIB…) qui rend difficile la comparaison et l’évaluation des engagements (conséquences sur le climat), et qui va nécessiter une clarification lors de la prochaine COP. Il a présenté les travaux du GICN permettant une traduction des engagements en conséquences sur le climat et leur comptabilisation suivant plusieurs types de scénarios socio-économiques.

L’échange avec la salle a suscité de nombreuses questions, notamment sur les incertitudes liées à l’exercice et des interrogations sur les "émissions négatives", nécessitant des capacités de séquestration du dioxyde de carbone.

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