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Gestion du passé

15 avril 2011

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Regarder en arrière pour préparer l’avenir


Les activités industrielles se sont fortement développées au cours des 19 et 20ème siècles. Face à l’importance croissante des activités de service, cette tendance s’est ensuite infléchie puis a fini par s’inverser, conduisant à la fermeture de nombreux sites industriels alors appelés « friches industrielles ».

L’inventaire BASIAS recense à ce jour près de 180 000 anciens sites industriels et activités de service sur le territoire national. En parallèle, la croissance démographique a conduit au développement des zones urbaines selon un phénomène qualifié d’étalement urbain.

Les zones industrielles, qui constituent aux yeux de la population à la fois un bassin d’emploi et une source de nuisances, ont toujours été implantées en périphérie des centres urbains.

Avec l’accroissement des populations et l’étalement urbain, ces zones ont été rattrapées par l’urbanisation. Certaines industries ont migré en périphérie de ces nouveaux centres urbains afin de poursuivre leurs activités, en libérant leurs terrains d’origine.

Depuis, on a construit sur le site des anciennes usines ou des anciens entrepôts ; cela a pu être le cas pour certains établissements scolaires.

Divers cas de réaménagement urbain de ces sites se sont présentés : 

  • rien n’a été fait car le passé industriel du site était méconnu ou a été ignoré. Dans ce cas, les constructions peuvent être situées directement sur le périmètre des anciennes usines ou des anciens entrepôts sans précaution particulière ;
  • une couche de matériaux « propres » a été déposée avant de construire ;
  • les sites ont été dépollués et réhabilités selon les règles de l’art.

On constate généralement que la mémoire des modalités de réaménagement n’a pas toujours été gardée.

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