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PRESSE

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Remise du rapport de l’ANSES sur les effets des néonicotinoïdes qui propose d’étendre le moratoire existant à l’enrobage des semences des céréales d’hiver par ces produits

12 janvier 2016 - Eau et biodiversité
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Ségolène Royal a reçu aujourd’hui l’avis de l’ANSES relatif à l’impact des pesticides de la famille des néonicotinoïdes pour les abeilles et les autres pollinisateurs et donc sur la santé des agriculteurs.


Un moratoire interdisant l’enrobage par trois néonicotinoïdes des semences de céréales d’été et des cultures attractives des pollinisateurs est déjà en vigueur en Europe.

La France a demandé aux autorités européennes de maintenir ces restrictions et d’accélérer le processus de réévaluation des autres néonicotinoïdes.

Le Gouvernement avait demandé à l’ANSES le 24 juin 2015 d’évaluer l’ensemble des études récemment conduites sur les effets des néonicotinoïdes.

Après avoir examiné l’ensemble des études disponibles, L’ANSES constate qu’en l’absence de mesures de gestion adaptées, l’utilisation des néonicotinoïdes a de sévères effets négatifs sur les pollinisateurs, y compris à des doses d’exposition faible.

L’ANSES préconise des restrictions d’usage de semences enrobées, y compris pour les céréales d’hiver, qui s’avèrent difficiles à mettre en œuvre. Le projet de loi « biodiversité » qui sera examiné les 19, 20 et 21 janvier prochains au Sénat en débattra.

Par ailleurs, l’ANSES a identifié des mesures de gestion supplémentaires qui pourront faire l’objet de restriction d’usage dans les autorisations de mise sur le marché, comme limiter l’implantation de cultures suivantes à des cultures non attractives pour les abeilles et les autres pollinisateurs. Ces recommandations seront également appliquées.


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