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PRESSE

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Ségolène Royal annonce un plan d’action pour lutter contre les sargasses dans les Antilles

7 mai 2015 - Eau et biodiversité
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Les côtes des Antilles, notamment la Martinique et la Guadeloupe subissent d’importants échouages de sargasses (macro-algues brunes).


Une estimation récente faisait état de près de 180 hectares de sargasses le long des côtes antillaises soit un tonnage de 60 000 tonnes de matières sèches.

Pour lutter contre ce phénomène naturel qui génère des nuisances et menace l’économie des Antilles, Ségolène Royal annonce un plan d’action en trois volets :

1) Améliorer la connaissance pour anticiper et agir à la source

La Ministre de l’Écologie a chargé le centre de ressources du protocole SPAW (protocole sur les aires protégées dont le centre de ressources est basé en Guadeloupe) d’un travail sur la connaissance des origines, des impacts et des moyens de contrôles des algues brunes.

Les échouages massifs ne sont pas attribués à la Mer des Sargasses, située dans l’Atlantique Nord, mais plutôt à l’apparition de nouveaux sites de prolifération (présence de nutriments, de températures élevées et de courants). Le caractère nouveau du phénomène pourrait être associé à de plus grandes fluctuations de la dynamique des écosystèmes régionaux, notamment en lien avec le dérèglement climatique. Certains éléments bibliographiques avancent un impact lié à la disparition de la mangrove dans les grands estuaires. L’analyse d’images satellites a montré l’existence d’une nouvelle zone d’accumulation des sargasses située au nord du Brésil dans l’océan atlantique central.

2) Soutenir l’effort des collectivités pour ramasser les sargasses et nettoyer le littoral

- Des « brigades vertes » constituées d’emplois soutenus par l’État seront constituées pour aider les collectivités au ramassage des sargasses. L’ADEME financera 50 % du reste à charge de ces emplois aidés, soit un soutien de l’État de l’ordre de 250 000 euros par an pour une brigade de 50 emplois d’avenir ;

- Les missions de ces brigades vertes seront élargies aux autres enjeux environnementaux et énergétiques de l’île (rénovation thermique de l’habitat, gestion des véhicules hors d’usage, entretien des cours d’eau, etc.).


3) Mettre en place les infrastructures de gestion et de valorisation des sargasses

Un appel à projets a été lancé par l’ADEME en Martinique pour une meilleure gestion des crises futures grâce au développement de techniques innovantes. Il s’agit à la fois de trouver des techniques innovantes de ramassages, et d’en gérer l’élimination.

La valorisation de sargasses ramassées peut être l’épandage agricole (apport de potasse pour la canne à sucre). D’autres usages doivent être étudiés comme la transformation en charbon actif ou en bio plastique.

Les lauréats de cet appel, doté d’un budget d’1,5 millions d’euros, seront désignés avant la fin du mois de mai.

Ségolène Royal annonce que cet appel d’offres sera complété par un soutien supplémentaire de 800 000 euros ciblé sur la Guadeloupe.

L’ADEME soutient également, techniquement et financièrement, la création de plateformes de compostage locales, ou de tout autre projet susceptible de les valoriser, dans le cadre de ses systèmes d’aide en vigueur.

Un projet privé de valorisation par compostage incluant une collecte en mer a été soutenu en Guadeloupe, par l’acquisition d’un bateau de ramassage des sargasses à proximité des côtes. Ce premier bateau sera livré avant l’été.

 Télécharger le communiqué de Mme Royal (PDF - 87 Ko)

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