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PRESSE

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Ségolène Royal renforce la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les grandes et moyennes surfaces

17 novembre 2016 - Développement durable
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Dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat, a demandé à l’ADEME d’intensifier son action dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.


L’ADEME présente ce jour les résultats d’une opération portant sur la grande distribution engageant 10 magasins volontaires représentant cinq grandes enseignes nationales (Carrefour, Intermarché, Système U, E. Leclerc, Auchan). A partir de ces expériences, l’ADEME a édité des outils pour généraliser ces bonnes pratiques à tous les magasins. Ainsi en mettant en place des actions simples ou en approfondissant des dispositifs déjà établis, l’ensemble de la distribution pourrait réduire son gaspillage de 300 000 tonnes par an et économiser plus de 700 millions d’euros.

La grande distribution : un acteur déjà engagé, un gisement d’économies important

Les pertes et gaspillages alimentaires représentent chaque année en France 10 millions de tonnes pour l’ensemble des acteurs concernés (du producteur au consommateur).
L’ADEME a montré que la distribution dans son ensemble, en intégrant les marchés locaux, nationaux et toutes les tailles de commerces alimentaires, produit 14 % des pertes et gaspillages alimentaires.

Chiffres-clés  
. 22 % du gaspillage alimentaire, en volume, évité pour l’ensemble des 10 magasins
. 160 tonnes de produits économisés sur un an pour l’ensemble des magasins, en transposant les résultats obtenus sur 3 mois
. 70 000 € en moyenne par magasin d'économie totale sur un an (coût complet)

Depuis février 2016, les grandes et moyennes surfaces n’ont plus le droit de « javelliser » les invendus et les enseignes de plus de 400 m2 doivent signer des conventions de don avec les associations d’aide alimentaires.

Des résultats encourageants

Sur le panel de 10 magasins :

  • à travers des actions simples et avec des coûts maîtrisés,
  • il a été possible de réduire le gaspillage de 22 % en 3 mois sur l’ensemble des magasins,
  • cela représente 160 tonnes en moins pour l’ensemble des magasins, si on le rapporte sur une année,
  • soit l’équivalent de 320 000 repas,
  • et une économie de 70 000 euros par an en moyenne par magasin.


Si l’ensemble de la grande distribution obtenait les mêmes résultats que les 10 magasins volontaires, elle réduirait son gaspillage alimentaire de 300 000 tonnes par an et économiserait plus de 700 millions d’euros par an.

Parmi les 10 magasins volontaires, le gaspillage alimentaire est très variable :

  • Plus les volumes de vente et la clientèle sont importants, plus le taux de pertes est réduit.
  • Le lieu d’implantation des magasins (en zone touristique ou rurale…) et la stabilité des équipes de salariés est également structurante (cela montre l’importance de la formation et de la compétence des salariés pour diminuer le gaspillage).
  • La nature des produits perdus est également variable même si l’on retrouve souvent des pertes sur les fruits et légumes et au rayon traiteur.


3 grandes causes de gaspillage alimentaire, qui sont autant de leviers pour agir :

  • La gestion des références en magasin : les produits qui se vendent moins bien dépassent la Date Limite de Consommation (DLC) et finissent par être jetés ou donnés. Dans certains magasins, moins de 1 % des références étaient à l’origine de 20 % du gaspillage alimentaire.
  • Entre leur arrivée au magasin et le passage en caisse, la sur manipulation des produits par les clients augmente le risque qu’ils soient abîmés ou que la chaîne du froid soit rompue.
  • Le facteur organisationnel : au quotidien, prise dans une logique de vente et d’optimisation du temps, l’organisation pousse les salariés à se concentrer davantage sur la valeur marchande des produits alimentaires que sur le potentiel de gaspillage que ces derniers peuvent générer.



Des actions simples à mettre en place en magasin

10 fiches décrivant les actions efficaces et simples à mettre en place sont disponibles sur le site de l’ADEME afin d’aider les grandes et moyennes surfaces à lutter contre le gaspillage alimentaire. Par exemple :

  • Nommer un membre de l’équipe « responsable anti gaspi ».
  • Diminuer le nombre de références.
  • Mettre en place une zone isolée pour les produits étiquetés en promotion car proche de la date limite de consommation.
  • Organiser la vente assistée des fruits et légumes en formant les équipes de ces rayons pour éviter leur manipulation par les clients.

Pour en savoir plus :



 
Télécharger le communiqué (PDF - 227 Ko)


 

 

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