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PRESSE

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Ségolène Royal salue l’interdiction du commerce d’ivoire aux Etats-Unis, également mise en place en France

2 juin 2016 - Eau et biodiversité
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Lors de son déplacement au Kenya le 30 avril 2016 à l’occasion d’une cérémonie de destruction d’ivoire organisée par le président du Kenya, Madame Royal a annoncé qu’elle souhaitait interdire tout commerce d’ivoire sur le territoire français, sauf dérogation exceptionnelle, et qu’elle porterait cette mesure au niveau européen.

Pour concrétiser cet engagement, un arrêté ministériel a été préparé pour interdire en France tout commerce d’objets composés en tout ou partie d’ivoire d’éléphant ou de corne de rhinocéros sauf dérogation exceptionnelle pour le commerce et la restauration d’objets d’art dont est établie l’ancienneté antérieure au 1 juillet 1975, date d’entrée en vigueur de la Convention sur le commerce international d’espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES). Il sera présenté au CNPN qui se réunit le 7 juin et sera ensuite soumis à concertation. Cet arrêté devrait être publié dans les premiers jours de Juillet 2016.

Ce texte viendra compléter l’instruction ministérielle donnée aux DREAL le 9 mai dernier leur demandant de suspendre la délivrance de certificats requis préalablement à la mise en vente d’objets en ivoire ou comportant de l’ivoire même en partie et la mesure prise en janvier 2015 de suspendre en France la délivrance des documents d’exportation ou de réexportation d’ivoire brut.

De plus, dans le cadre du plan d’action européen de lutte contre le trafic d’espèces sauvages, la France porte une disposition enjoignant l’ensemble des États membres à ne plus délivrer de documents d’exportation ou de réexportation d’ivoire brut « pré-Convention CITES » et l’examen de mesures supplémentaires mettant un terme au commerce de l’ivoire.

Il convient de rappeler qu’a d’ores-et-déjà été adopté dans le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un article modifiant le code de l’environnement pour renforcer les sanctions prévues en cas de trafic d’espèces protégées (éléphants, rhinocéros, tigres, variétés de bois tropicaux, etc...) : les amendes encourues en cas d’infraction simple seront décuplées et passent de 15 000 à 150 000 euros. Elles seront multipliées par cinq en cas de trafic en bande organisée, et passeront de 150 000 à 750 000 euros.
 

Télécharger le communiqué (PDF - 126 Ko)

Contact presse : 01 40 81 78 31

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