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Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens : Les substances expertisées pour l’année 2015

12 novembre 2014 (mis à jour le 18 novembre 2014)
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La Stratégie Nationale sur les Perturbateurs endocriniens vise à renforcer l’expertise de substances chimiques susceptibles d’être perturbateurs endocriniens ou utilisées par des populations sensibles, afin de pouvoir réduire l’exposition des populations et de l’environnement à ces substances. Cette démarche s’appuie sur l’évaluation des dangers et risques de ces substances par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les premières substances examinées par l’Anses avaient été présentées lors de la publication de la stratégie nationale. L’action se poursuit en 2015 : à la suite du Conseil des Ministres du 12 novembre 2014, le Gouvernement a décidé de confier pour l’année 2015 à l’Anses l’expertise de 5 nouvelles substances :

  • l’iprodione, fongicide utilisé en tant que produit phytopharmaceutique et suspecté d’être un perturbateur endocrinien pour l’environnement ;
  • le 2,6-di-tert-butyl-p-cresol (BHT), utilisé comme anti-oxydant dans de nombreuses applications industrielles, ainsi que dans les cosmétiques. Cette substance est proche du BHA, substance dont l’expertise a été confiée à l’Anses pour l’année 2014 en raison de préoccupations relatives à son caractère de perturbateur endocrinien ;
  • le méthylsalicylate, analogue structurellement au méthylparabène, qui est aussi l’une des substances dont l’expertise a été confiée à l’Anses pour l’année 2014 en raison de préoccupations relatives à son caractère de perturbateur endocrinien ;
  • le tributyl O-acetylcitrate (ATBC) utilisé en tant que substitut à des phtalates pour des usages comme plastifiants dans les jouets par exemple ;
  • l’acide téréphtalique, utilisé en tant que monomère pour la fabrication du PET, une alternative aux polycarbonates fabriqués à partir de bisphénol A, à la base de nombreux produits industriels destinés aux consommateurs. Pour ces deux dernières substances, les données à ce jour ne permettent pas de conclure sur le caractère perturbateur endocrinien ou non.
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