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Atmosphère : températures et précipitations


10 décembre 2013 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Températures moyennes de l’air en métropole

30 avril 2013 (mis à jour le 5 septembre 2016)

Cet indicateur rend compte de l’évolution de la température en France et dans le monde



 

Chiffre-clé : Avec un écart de +1,9 °C par rapport à la moyenne 1961-1990, l’année 2014 a été en France métropolitaine l’année la plus chaude de la série.

 

Cartographie de l’écart à la référence (moyenne 1961-1990) de la température moyenne observée sur 10 ans

Animation sur 11 décennies de 1900-1909 à 2000-2009.
Les valeurs inférieures à la valeur moyenne établie sur la période 1961-1990 sont représentées en bleu, les valeurs supérieures en rouge.

 

 

Analyse technique et données

Évolution de la température moyenne en France métropolitaine sur la période 1900-2015

L’évolution des températures moyennes annuelles en France métropolitaine montre un réchauffement depuis 1900.
Ce réchauffement a connu un rythme variable, avec une augmentation particulièrement marquée depuis les années 1980. Sur la période 1959-2009, la tendance observée est d’environ +0,3°C par décennie.
Les trois années les plus chaudes, respectivement 2014, 2011 et 2015 ont été observées au XXIe siècle.

Couverture spatiale et temporelle des données

France métropolitaine, données à partir de 1900

Provenance

Météo-France

Tableau de la série

Télécharger le tableau de la série (XLS - 24 Ko)

 

Évolution de la température moyenne mondiale sur la période 1850-2015

L’évolution de la température moyenne annuelle mondiale est représentée sous forme d’écart à la moyenne sur la période de référence 1961-1990. Le réchauffement de la température moyenne mondiale est très net : écart fortement négatif jusqu’en 1940, écart ensuite le plus souvent négatif jusque vers 1980, puis réchauffement net, l’écart est presque systématiquement positif depuis le début des années 1980. La décennie 2001-2010 (avec une température supérieure de 0,48°C à la moyenne 1961-1990) a été plus chaude de 0,21°C que la décennie 1991-2000 (0,27°C au-dessus de la moyenne 1961-1990). L’année 2015, avec une température supérieure d’au minimum 0,74°C à la moyenne 1961-1990, se classe au premier rang parmi les années les plus chaudes depuis 1850 (Données Nasa, Noaa et Hadley Centre).

Couverture spatiale et temporelle des données

1850 – 2015
mondiale

Provenance

Climatic Research Unit

Tableau de la série

Télécharger le tableau de la série (XLS - 35 Ko)

 

Augmentation de la température en France métropolitaine sur la période 1959-2009

  • Augmentation de la température moyenne annuelle en France métropolitaine sur la période 1959-2009

Tendances annuelles des séries homogénéisées de température moyenne en °C par décennie, sur la période 1959-2009. Les points cerclés de noir indiquent les tendances significatives au seuil de confiance de 95 %.

  • Augmentation de la moyenne annuelle de la température minimale journalière en France métropolitaine sur la période 1959-2009

Tendances annuelles des séries homogénéisées de température minimale en °C par décennie, sur la période 1959-2009. Les points cerclés de noir indiquent les tendances significatives au seuil de confiance de 95 %.

  • Augmentation de la moyenne annuelle de la température maximale journalière en France métropolitaine sur la période 1959-2009

Tendances annuelles des séries homogénéisées de température maximale en °C par décennie, sur la période 1959-2009. Les points cerclés de noir indiquent les tendances significatives au seuil de confiance de 95 %.

 

Commentaire relatif à l’analyse des 3 figures précédentes

Cet ensemble de séries homogénéisées témoigne d’un réchauffement compris entre +0,19 °C et +0,40 °C par décennie pour la température minimale (Tn) et entre +0,22 °C et +0,45 °C par décennie pour la température maximale (Tx) pour la France métropolitaine. Ces tendances sont toutes significatives, statistiquement parlant, et sont associées à une incertitude d’environ ±0,1 °C par décennie. En moyenne, sur l’ensemble des séries disponibles, le réchauffement est de +0,29 °C par décennie pour Tn et de +0,32 °C par décennie pour Tx. Néanmoins, cette différence de tendance entre Tn et Tx (0,03 °C) n’est pas significative.

Les différences de tendances constatées entre régions ne sont pas significatives, et les contrastes régionaux exhibés sur les figures doivent donc être interprétés avec prudence.

La température moyenne (Tm) est définie comme la moyenne des températures minimales et maximales. Les séries de Tm montrent des tendances significatives, comprises entre +0,21 °C et +0,39 °C par décennie. De manière cohérente avec Tn et Tx, la tendance moyenne est de +0,31 °C par décennie et il n’y a pas de contraste spatial significatif entre les différentes régions.

 

Couverture spatiale et temporelle des données

France métropolitaine, période 1959 à 2009.

Provenance

Météo-France

 

Responsable de l’indicateur

François VINIT

Organisme propriétaire des données

Météo-France

Définition de l’indicateur

Cet indicateur représente l’évolution de la température moyenne en France métropolitaine à partir de 1900.

Méthode de calcul de l’indicateur

Météo-France dispose de séries homogénéisées mensuelles pour l’étude du changement climatique. Ces séries ont fait l’objet de contrôles sévères basés sur des procédures statistiques. Les données mensuelles utilisées pour cet indicateur ont été corrigées pour que les modifications des conditions de mesure ou des emplacements des stations météorologiques ne conduisent pas à des conclusions erronées concernant l’évolution du climat.
Ces séries permettent de connaître l’évolution du climat en France depuis le début du XXe siècle. L’évolution de la température est présentée sous forme de tendances. La tendance donne une idée de l’amplitude du changement sur une période donnée. L’utilisation d’un test statistique (test de Mann-Kendall) permet d’examiner si l’évolution est significative ou pas (c’est à dire si elle se distingue ou pas de la variabilité d’une année sur l’autre).
L’indicateur température moyenne annuelle en métropole est élaboré à partir de la mesure de la température de l’air dans 30 stations météorologiques réparties de manière équilibrée sur le territoire métropolitain.

Fiabilité de l’indicateur

Les données de base ont profité des contrôles communs à l’ensemble des données de Météo-France. Les problèmes d’homogénéité et de données mensuelles manquantes ont été traités au moyen de méthodes statistiques spécifiques aux séries utilisées pour l’étude des changements climatiques. Des méthodes analogues sont employées par différents services météorologiques. Des différences peuvent cependant exister avec d’autres diagnostics disponibles par ailleurs, elles peuvent être liées :

  • aux données de base : par exemple, certains programmes collectent des données brutes auprès des centres producteurs et mettent en œuvre leurs propres procédures d’homogénéisation ou de sélection des données
  • à la définition : par exemple certains indices sont calculés en utilisant une référence 1971-2000 ou 1981-2010 au lieu de 1961-1990 (qui est la norme OMM actuellement).

Justification de l’indicateur

L’augmentation de la température de l’air est un des signes les plus visibles du changement climatique, en particulier durant ces dernières décennies. Si des phénomènes naturels (le volcanisme ou l’activité solaire par exemple) peuvent expliquer une partie de l’évolution des températures jusqu’à la moitié du XXe siècle, ces phénomènes ne permettent d’expliquer que très partiellement les récents changements climatiques. Il existe maintenant de nombreuses preuves que les émissions de gaz à effets de serre d’origine anthropique sont responsables de l’élévation rapide de la température moyenne au cours des dernières décennies. Il importe d’examiner l’ampleur du réchauffement mais aussi son rythme. La température moyenne de l’air est le premier paramètre à étudier.

Date de dernière actualisation de l’analyse technique et des données

Mis à jour au 30 juin 2016.

Perspectives pour l’indicateur

La numérisation de nouvelles données est une voie d’amélioration. La recherche de données instrumentales anciennes continue à Météo-France et le patrimoine climatologique s’enrichit année après année. Bien entendu, les données supplémentaires doivent, elles aussi, subir les procédures de contrôle et d’examen des ruptures d’homogénéité avant d’être utilisées dans l’étude des changements climatiques.

      
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