Examen du projet de loi : La transition énergétique pour la croissance verte

Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

Atmosphère : températures et précipitations

10 décembre 2013 - Énergie, Air et Climat
Imprimer

Sommaire :


      

Températures moyennes de l’air en métropole

30 avril 2013 (mis à jour le 5 mars 2014)

Cet indicateur rend compte de l'évolution de la température en France et dans le monde

Chiffre-clé : Avec un écart de +1,8 °C par rapport à la moyenne 1961-1990, l’année 2011 a été l’année la plus chaude de la série.

Analyse technique et données

Evolution de la température moyenne en France métropolitaine sur la période 1900-2012

L’évolution de la température moyenne annuelle sur la France métropolitaine est représentée sous forme d’écart à la moyenne de la période 1961-1990. On retrouve les mêmes caractéristiques que pour l’évolution à l’échelle mondiale : le réchauffement des températures moyennes est très net. Jusqu’au milieu des années 1980, l’écart est le plus souvent négatif : la température moyenne annuelle est le plus souvent inférieure à la moyenne de la période 1961-1990. A partir de la fin des années 1980, les températures moyennes annuelles augmentent rapidement et l’écart est systématiquement positif. L’année 2011, avec un écart de +1,8 °C par rapport à la moyenne 1961-1990 est l’année la plus chaude de la série, battant le précédent record de 2003 (+1,7 °C).

Couverture spatiale et temporelle des données

France métropolitaine, période 1900 à 2012

Provenance

Météo France

Tableau de la série

Télécharger le tableau de la série (XLS - 190 Ko)

 

Augmentation de la température moyenne annuelle en France métropolitaine sur la période 1901-2000

La température moyenne annuelle est en hausse sur la France métropolitaine sur la période 1901-2000. Cette augmentation est de l’ordre de 0,7 °C pour le XXe siècle et sur le nord-est du pays ; elle est plus marquée sur le sud-ouest où elle atteint plus de 1,1 °C.

Couverture spatiale et temporelle des données

France métropolitaine, période 1901 à 2000

Provenance

Météo France

 

Évolution de la température moyenne mondiale sur la période 1850-2012

L’évolution de la température moyenne annuelle mondiale est représentée sous forme d’écart à la moyenne sur la période de référence 1961-1990. Le réchauffement de la température moyenne mondiale est très net : écart fortement négatif jusqu’en 1940, écart ensuite le plus souvent négatif jusque vers 1980, puis réchauffement net, l’écart est presque systématiquement positif depuis le début des années 1980. L’année la plus chaude de la série est 2010, avec une température supérieure de 0,54 °C à la moyenne 1961-1990. Mais compte-tenu des incertitudes, les années 1998 et 2005 se situent au même rang que l’année 2010 (premières ex-aequo). L’année 2012, avec une température supérieure de 0,43 °C à la moyenne 1961-1990, se classe au dixième rang parmi les années les plus chaudes depuis 1850. La décennie 2001-2010 (avec une température supérieure de 0,48°C à la moyenne 1961-1990) a été plus chaude de 0,22 °C que la décennie 1991-2000 (0,27 °C au-dessus de la moyenne 1961-1990).

Couverture spatiale et temporelle des données

Mondiale, 1850 – 2012

Provenance

Climatic Research Unit

Tableau de la série

Télécharger le tableau de la série (XLS - 219 Ko)

 

Augmentation de la moyenne annuelle de la température minimale journalière en France métropolitaine sur la période 1901-2000

Le réchauffement de la moyenne annuelle des températures minimales journalières au cours du XXe siècle est bien marqué. L’augmentation atteint 0,9 °C sur le siècle dans l’est du pays et atteint jusqu’à 1,5 °C au nord-ouest.

Couverture spatiale et temporelle des données

France métropolitaine, période 1901 à 2000
 

Provenance

Météo France

 

Augmentation de la moyenne annuelle de la température maximale journalière en France métropolitaine sur la période 1901-2000

La moyenne annuelle de la température maximale journalière est en hausse sur la France métropolitaine au cours du XXème siècle. Cette hausse est de l’ordre de 0,3 °C sur la période 1901-2000 au nord, et l’augmentation de température maximale atteint 0,9 °C au sud. Le réchauffement constaté sur les températures maximales est inférieur à celui des températures minimales.

Couverture spatiale et temporelle des données

France métropolitaine, période 1901 à 2000

Provenance

Météo France

 

Responsable de l’indicateur

François VINIT

Organisme propriétaire des données

Météo France

Définition de l’indicateur

Cet indicateur représente l’évolution de la température moyenne en France métropolitaine et dans le monde, ainsi que des cartes qui représentent les augmentations des moyennes annuelles des températures moyennes, minimales et maximales.

Méthode de calcul de l’indicateur

Météo France dispose de séries homogénéisées mensuelles pour l’étude du changement climatique. Ces séries ont fait l’objet de contrôles sévères basés sur des procédures statistiques. Les données mensuelles utilisées pour cet indicateur ont été corrigées pour que les modifications des conditions de mesure ou des emplacements des stations météorologiques ne conduisent pas à des conclusions erronées concernant l’évolution du climat.
Ces séries permettent de connaître l’évolution du climat en France depuis le début du XXe siècle. L’évolution de la température est présentée sous forme de tendances. La tendance donne une idée de l’amplitude du changement sur une période donnée. L’utilisation d’un test statistique (test de Mann-Kendall) permet d’examiner si l’évolution est significative ou pas (c’est à dire si elle se distingue ou pas de la variabilité d’une année sur l’autre).
L’indicateur température moyenne annuelle en métropole est élaboré à partir de la mesure de la température de l’air dans 30 stations météorologiques réparties de manière équilibrée sur le territoire métropolitain.

Fiabilité de l’indicateur

Les données de base ont profité des contrôles communs à l’ensemble des données de Météo France. Les problèmes d’homogénéité et de données mensuelles manquantes ont été traités au moyen de méthodes statistiques spécifiques aux séries utilisées pour l’étude des changements climatiques. Des méthodes analogues sont employées par différents services météorologiques. Des différences peuvent cependant exister avec d’autres diagnostics disponibles par ailleurs, elles peuvent être liées :

  • aux données de base : par exemple, certains programmes collectent des données brutes auprès des centres producteurs et mettent en œuvre leurs propres procédures d’homogénéisation ou de sélection des données
  • à la définition : par exemple certains indices sont calculés en utilisant une référence 1971-2000 ou 1981-2010 au lieu de 1961-1990 (qui est la norme OMM actuellement).

Justification de l’indicateur

L’augmentation de la température de l’air est un des signes les plus visibles du changement climatique, en particulier durant ces dernières décennies. Si des phénomènes naturels (le volcanisme ou l’activité solaire par exemple) peuvent expliquer une partie de l’évolution des températures jusqu’à la moitié du XXe siècle, ces phénomènes ne permettent d’expliquer que très partiellement les récents changements climatiques. Il existe maintenant de nombreuses preuves que les émissions de gaz à effets de serre d’origine anthropique sont responsables de l’élévation rapide de la température moyenne au cours des dernières décennies. Il importe d’examiner l’ampleur du réchauffement mais aussi son rythme. La température moyenne de l’air est le premier paramètre à étudier.

Date de la dernière actualisation de l’indicateur

20 septembre 2013.

Perspectives pour l’indicateur

La numérisation de nouvelles données est une voie d’amélioration. La recherche de données instrumentales anciennes continue à Météo France et le patrimoine climatologique s’enrichit année après année. Bien entendu, les données supplémentaires doivent, elles aussi, subir les procédures de contrôle et d’examen des ruptures d’homogénéité avant d’être utilisées dans l’étude des changements climatiques.

      
Imprimer