Tour d’horizon
Sommaire :
Tour d’horizon en quelques chiffres
Économie d’énergie
Le passage à l’heure d’été, a permis d’économiser en 2009 440 GWh en éclairage, soit la consommation d’environ 800 000 ménages.
Un Comité d’experts de l’Union Européenne a adopté, le 7 juillet 2008, une proposition visant à limiter par étape et au plus tard en 2012 la puissance des appareils en veille à 1Watt. Cette nouvelle réglementation permettra d’économiser 35 Tera Wh/an, soit 7 % de la consommation française totale. En l’absence de réglementation, 4,6 milliards d’appareils dans les foyers et au bureau (TV, radio, etc.) devraient consommer en mode veille 49 Tera Wh d’électricité par an en 2020, soit la consommation d’électricité d’un pays comme la Grèce.
Énergie
Au cours de la période 1973 - 2008, la structure de la consommation a fortement évolué. La part du charbon (et autres combustibles minéraux solides) est passée de 15 % à 4 %, celle du pétrole de 68 % à 32 %, alors que la part du gaz était multipliée par 2 (7 % à 15 %), et celle de l’électricité par 10 (4 % à 43 %).
La production totale nette française d’électricité a atteint 544,4 TWh en 2007. La répartition entre les différentes filières de production est la suivante :
76, 9 % nucléaire ;
10, 7 % thermique classique ;
11, 6 % hydraulique ;
0, 8 % éolien et photovoltaïque.
La France bénéficie d’un parc de production d’électricité très compétitif et très peu émetteur de CO2 (de l’ordre de 30 millions de tonnes en 2008 au titre de la production d’électricité) grâce au nucléaire et à l’hydraulique. La production nucléaire représentant un peu moins de 80% de la production totale en France et l’hydraulique environ 12%.
En 2008, la production primaire de l’ensemble des énergies renouvelables (électriques et thermiques) s’éleve à 19 Mtep, soit 13,9 % de la production nationale énergétique. L’hydraulique en représente 29 %, le bois-énergie 46 %, les agrocarburants 11 %, les déchets urbains renouvelables 6 %. Les autres filières totalisent les 8 % restant. Elle progresse de 2 Mtep en 2008, grâce surtout aux agrocarburants (+ 0,9 Mtep), à l’hydraulique (+ 0,5) et au bois (+ 0,4).
La production d’électricité à partir d’éoliennes a progressé de 22% par rapport à 2008. A titre d’illustration, il aurait fallu plus d’un million de tonnes de charbon pour produire une telle quantité d’électricité dans une centrale thermique.
Grâce aux mesures du Grenelle Environnement, le solaire photovoltaïque poursuit sa très forte croissance : 349 MW ont été raccordés au 31 mars 2010, soit une progression de + 20% par rapport à fin 2009. Au 31 mars 2010, le parc photovoltaïque français comprenait près de 60 384 installations.
Climat
Les gaz à effet de serre ont un rôle important dans la régulation du climat. Sans eux, la température moyenne sur terre serait de - 18 °C au lieu de + 15 °C et la vie n’existerait peut-être pas. Toutefois, depuis le XIXe siècle, l’homme a considérablement accru la quantité de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère : entre 1970 et 2007 les émissions globales de gaz à effet de serre ont augmenté de 70 %.
Le niveau de la mer s’est élevé de 17 cm au cours du XXe siècle et de 3 mm par an entre 1993 et 2003, soit le double de la moyenne enregistrée durant tout le XXe siècle.
Le facteur 4 correspond à un objectif de division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, afin de contenir le réchauffement climatique à un niveau d’élévation de 2° C.
La forêt française s’étend sur 15,3 millions d’hectares en métropole et 8 millions d’hectares en Guyane. Elle s’accroît d’environ 35 000 ha par an, par plantations ou accroissement naturel. Les écosystèmes français absorbent actuellement près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre nationales.
Sécurité et émission des véhicules
Le dispositif existant accorde une aide de 5 000€ à toute personne qui acquiert un véhicule (appartenant à la catégorie d’homologation des voitures particulières ou des camionnettes) dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 60 g/km.
Le développement des véhicules décarbonés devrait générer en France une activité économique de 15 Mds€ à horizon 2030 et contribuer au maintien de l’emploi dans la filière automobile.
La création du bonus/malus automobile a eu un effet majeur sur les comportements d’achat de véhicules (+70% pour les véhicules bénéficiant du bonus en 18 mois, réduction d’1 gramme par mois des émissions moyennes des véhicules vendus, contre 1 gramme par an auparavant), mettant en lumière l’attente très forte des Français pour des véhicules écologiques.
12 collectivités s’engagent dès aujourd’hui à déployer rapidement un premier réseau de bornes de recharge pour les véhicules électriques.
