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Transport de passagers aériens : croissance de circonstance en avril

20 mai 2016 - Transports
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Une croissance marquée distingue le mois d’avril (+4,7%). Elle s’explique en partie par l’effet des mouvements sociaux ayant affecté la circulation aérienne en 2015 et en 2016 (respectivement 2 et 1 journées). Hors l’effet rebond associé, estimé à 2,1 points, le trafic aurait progressé de 2,6% ce mois-ci. En cumul annuel, la progression du nombre de voyageurs ayant touché la France s’établit à 3,6% depuis le début de l’année.


Plus particulièrement touché par les grèves (8 et 9 avril 2015, 28 avril 2016), le trafic intérieur est finalement celui qui connaît la progression la plus sensible (+6,2%). Elle se vérifie essentiellement sur les liaisons domestiques métropolitaines (+7,4%) et tout particulièrement sur les lignes transversales (+13,7%). Le trafic touchant l’Outre-Mer a pour sa part crû de manière plus modérée (+1,2%), même si Fort-de-France/Pointe-à-Pitre demeure l’une des lignes nationales les plus dynamiques (+9,1% en avril, +12,3% sur le quadrimestre). En régime annuel, le trafic intérieur demeure très favorablement orienté (+3,3%).

Le trafic international a progressé de 4,3% en avril. Principal pilier de ce marché, l’Union européenne reste le plus dynamique (+6,9%), avec une croissance vigoureuse du trafic sur l’Espagne (+13,7%), principal partenaire aérien de la France. En revanche, l’expansion du trafic avec l’Amérique se tarit en avril (+1,5%), avec notamment une baisse vers le Canada (-2,5%) mettant fin à une progression continue de près de deux ans. La réduction du trafic avec la zone Asie-Pacifique (-1,2%) se confirme pour le cinquième mois d’affilée mais la chute du marché nippon s’atténue (-11,2%). L’Afrique continue de progresser à un rythme relativement réduit (+1,4%) grâce à de bons chiffres réalisés avec l’Algérie (+6,3%) et toujours une croissance très intense avec le Sénégal (+14,6%).

Côté pavillon, le différentiel de croissance en défaveur des transporteurs français se réduit assez sensiblement en avril pour le second mois consécutif (-2,9 points). C’est sur le marché intérieur très largement dominé par les acteurs tricolores que l’écart se creuse (23,4 points) alors qu’il est globalement contenu à l’international (1,2 point). En part de marché, c’est une nouvelle fois en mesure pax (nombre de passagers) que le glissement du pavillon est plus marqué (-0,9 point), alors qu’il demeure plus atténué (-0,4 point) en mesure PKT (passagers kilomètre transportés).

Concernant la fréquentation des plateformes, la croissance profite à la plupart des principaux aéroports. Paris progresse de 4,1% grâce à d’excellents résultats réalisés à Orly (+8,4%). En région, c’est à l’Ouest que les meilleures performances sont obtenues avec des taux à deux chiffres : Nantes (+13,0%), Bordeaux (+11,1%). Lyon, Nice et Toulouse affichent également une hausse supérieure à 5%. A l’inverse, Beauvais connaît une contraction de son activité spectaculaire (-8,0%). A noter une croissance exceptionnelle de Lille (+79%) résultant de la fermeture de l’aéroport de Bruxelles et du transfert d’une partie de son trafic.

Les indicateurs relatifs au retard renouent en avril avec leur trajectoire d’amélioration : la proportion de vols retardés de plus d’un quart d’heure au départ s’établit à 21,8 %, en diminution de 0,5 point ; le retard moyen a lui été réduit à 12,2 minutes, soit une amélioration de 1,3 minute par rapport à 2015.

Le nombre de mouvements contrôlés en France métropolitaine a significativement augmenté en avril (+3,8%). Ce sont les mouvements au départ ou à l’arrivée de Métropole qui ont le plus progressé (+4,3%), alors que les survols sont pour leur part en hausse de 3,2%.

Tous les numéros de la publication sont disponibles sur TendanCiel : l’indicateur mensuel du trafic aérien.

 

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