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Un accord historique pour réduire l’utilisation des gaz HFC a été obtenu à Kigali.

17 octobre 2016 - Prévention des risques
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Dans la nuit du 14 au 15 octobre2016 197 pays Parties au Protocole de Montréal ont signé pour réduire l’utilisation des gaz HFC.


L’amendement de Kigali au Protocole de Montréal, adopté dans la nuit du 14 octobre, va permettre une réduction progressive de l’utilisation et de la consommation des HFC (hydrofluorocarbures). Ces substances, qui possèdent un pouvoir de réchauffement climatique jusqu’à plusieurs milliers de fois celui du CO2, ont émergé ces dernières années en remplacement des substances nocives pour la couche d’ozone Les HFC sont notamment utilisés dans la climatisation (bureaux, habitations, véhicules) et la réfrigération(réfrigérateurs domestiques et présentoirs de vente réfrigérés, entrepôts logistiques, etc.)..

L’accord obtenu amènera à réduire progressivement l’utilisation de ces gaz dès l’entrée en vigueur de l’amendement dans les pays en développés et quelques années plus tard dans les pays en développement. Il est par ailleurs juridiquement contraignant et le calendrier d’élimination progressive pour tous les pays pourra être revu/accéléré au regard du progrès technologique.

Cet accord permettra d’augmenter l’utilisation chez les particuliers et chez les professionnels de fluides frigorigènes alternatifs aujourd’hui disponibles : hydrocarbures, dioxyde de carbone, ammoniac, eau ou d’autres substances chimiques de synthèse appelées hydrofluoroléfines (HFO).

La France, notamment sous l’impulsion de Ségolène Royal, s’est beaucoup investie ces derniers mois pour favoriser cet accord : échanges avec les ministres des autres pays, engagements financiers (le protocole comprend un fond d’aide aux pays en développement pour les aider à atteindre les objectifs contraignants), comportement exemplaire par la mise en œuvre d’appels à projets et de financements pour aider d’une part les actions de recherche et développement et d’autre part la conversion industrielle des sites de productions d’équipements aux fluides alternatifs.

Cet accord permettra de renforcer l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C - 2°C d’ici à 2100.

 

 

Les HFC en quelques chiffres :

Sans action les HFC auraient été à l’origine de :

- 20% des émissions de gaz a effet de serre en 2050

- jusqu’à 0,5°C de réchauffement de la planète d’ici à 2100.

L’amendement de Kigali devrait permettre d’atteindre :


- environ 72 milliards de tonnes équivalentes de CO2 d’émissions évitées d’ici à 2050 (dont 8 milliards de tonnes dues aux législations européennes et américaines adoptées récemment et reprises dans l’accord)

- environ 8 à 10 milliards de tonnes équivalentes de CO2 supplémentaires peuvent être attendus de dispositions sur le recyclage et l’élimination des co-produits de fabrication des HFC.

Pour mémoire, les émissions annuelles d’origine humaine de la France s’élèvent à un demi-milliard de tonnes de CO2.

 

 

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