Glossaire
(mise à jour du 12/10/1999)

Sommaire :

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


- Activité radioactive ( Bq) : Dans le S.I. (Système International), l'activité radioactive s'exprime en becquerel. Elle concerne l'ensemble des activités alpha et bêta.
Le becquerel est l'activité d'une quantité de nucléides radioactifs pour laquelle le nombre moyen de transitions (désintégrations) nucléaires spontanées par seconde est égal à 1.
L'activité dans l'unité hors système est le Curie.

1 Bq = 2,07027 . 10-11Ci 1Ci = 3,7 . 1010 Bq

L'activité en becquerel par unité de volume (Bq/l) définit l'activité volumique.


- Annulaire (espace) : Au niveau d'un forage équipé, l'annulaire concerne la zone située entre le tubage et le terrain naturel. Cette notion peut s'étendre à l'espace situé entre 2 tubages concentriques.


- Aquifère : "Milieu souterrain qui contient de l'eau en partie mobilisable par gravité" (J. Margat, Dictionnaire Français d'Hydrogéologie). Ce milieu, constitué de roches perméables, est suffisamment conducteur d'eau souterraine pour permettre l'écoulement significatif d'une nappe souterraine et le captage de quantités d'eau appréciables. Un aquifère comporte une zone saturée (ensemble du milieu solide et de l'eau contenue) et peut comporter une zone non saturée (zone du sous-sol comprise entre la surface du sol et la surface de la zone saturée pour une nappe libre).


- Artésianisme : Caractéristique d'un aquifère captif : niveaux piézométriques initiaux situés au-dessus du toit de l'aquifère. Dans le langage courant on distinguera un ouvrage artésien jaillissant, permettant une exhaure naturelle sans moyen de pompage, d'un ouvrage artésien pour lequel le niveau statique s'établit au-dessus du toit de l'aquifère sans dépasser le niveau du sol (nécessité de mise en pompage pour assurer l'exhaure).


- Bactéries sulfitoréductrices : Ce sont des formes résistantes d'organismes anaérobies, dont les plus fréquentes et les plus faciles à mettre en évidence sont les Clostridies. Elles sont normalement présentes dans les matières fécales mais en plus petite quantité que E. Coli. Elles sont également présentes dans le sol, les rivières. Leur absence dans une nappe souterraine ou une nappe alluviale est un signe d'efficacité de la filtration naturelle. Leur présence en l'absence de germes fécaux dans les eaux peut être interprétée comme un défaut de protection de la nappe contre la présence d'une flore bactérienne étrangère.
Du fait de leur similitude de comportement avec les parasites, les spores constituent un bon indicateur pour ces micro-organismes. En outre, ces formes résistent à la chloration. Ceci explique que pour ce paramètre particulier, ce ne sont pas les bactéries elles-mêmes mais leurs spores qui sont recherchées.
Le dénombrement pour les eaux minérales doit porter sur un volume de 250 ml ; à l'émergence une eau minérale doit en être exempte.


- Bilan ionique : Bilan entre les anions et les cations pour une analyse d'eau donnée exprimé en milliéquivalent/litre (meq/l). En théorie, la somme des anions doit être égale à la somme des cations (en meq/l) selon le principe de neutralité électrique. Un écart trop important traduit une erreur analytique ou une analyse incomplète.


- Carbone 14 : Isotope radioactif du carbone (14C de période T = 5730 ans) permettant la datation de l'eau jusqu'à 45 000 ans. La mesure est utilisée pour l'estimation des vitesses de circulation dans un aquifère.

Nota : L'interprétation des résultats de l'analyse 14C est délicate selon que l'on considère l'âge absolu ou l'âge corrigé en fonction de la composition physico-chimique de l'eau. Les conclusions pour un site donné sont à prendre avec précaution.


- Cimentation : Opération consistant à remplir de coulis de ciment un espace déterminé. Dans la pratique on notera l'expression "tubage cimenté de 0 à 40 m" qui signifie que l'espace annulaire a été rempli de coulis de ciment afin d'assurer une étanchéité de la partie profonde d'un ouvrage vis à vis des terrains de surface (de 0 à 40 m pour l'exemple donné).


- Coliformes fécaux ou thermotolérants : Ces coliformes sont capables de se développer à 44°C alors qu'aucune croissance n'est observée à cette température pour les souches non fécales. La principale bactérie coliforme spécifiquement d'origine fécale est Escherichia Coli (E. Coli). Cette bactérie apparaît toujours en grandes quantités dans les déjections animales et humaines et ne se trouve qu'exceptionnellement dans les sols et les eaux qui n'ont pas été l'objet d'une pollution fécale. Les coliformes fécaux ou thermotolérants constituent un bon test de contamination des eaux par les matières fécales. Leur dénombrement pour les eaux minérales doit se faire sur un volume de 250 ml ; à l'émergence une eau minérale doit en être exempte.


- Coliformes totaux : Les bactéries coliformes existent dans les matières fécales mais peuvent également se développer dans certains milieux naturels (sol, végétation). L'absence de coliformes totaux ne signifie pas nécessairement que l'eau ne présente pas de risque pathogène car il peut exister des kystes de certains parasites. Le dénombrement par ensemencement en milieu liquide ou par filtration sur membrane concerne un volume de 250 ml ; à l'émergence une eau minérale doit être exemple de coliformes.


- Complétion : Opération de mise en place dans un forage des équipements destinés à assurer sa pérennité et la mise en production des niveaux aquifères souhaités. Ces équipements sont d'une part le bouchon de fond et le tube décanteur de fond d'ouvrage, d'autre part les crépines et tubes plein. On notera que dans certains cas particuliers des ouvrages laissés en "trou nu", et exploités tel quel, ne font l'objet d'aucune complétion.


- Conductivité (UNITE = µS/cm) : La conductivité électrique d'une eau est la conductance d'une colonne d'eau comprise entre deux électrodes métalliques de 1 cm² de surface et séparées l'une de l'autre de 1 cm. L'unité de conductivité est le micro-siemens par centimètre (µS/cm). Dans la pratique, la conductivité traduit la minéralisation totale de l'eau. La valeur de la conductivité qui varie en fonction de la température est généralement donnée à 20°C. Pour une eau ayant une conductivité Ct à une température t exprimée en degrés celcius, la conductivité C20°C à la température de 20°C s'établit selon :

C20°C =Ct/1+0,02(t-20)


- Coordonnées Lambert : les coordonnées d'un point définissent sa position dans un repère référencé. Pour les abscisses (X) la référence Lambert correspond, au niveau de la France métropolitaine, à un repérage par rapport au méridien de Paris décalé de 600 km à l'Ouest (sauf pour la Corse pour laquelle le décalage est de 234,358 m). Quant aux ordonnées (Y), la référence est décalée de 200 km vers le sud par rapport au "parallèle origine" (sauf pour la Corse pour laquelle le décalage est de 185 861,669 m). On y distingue 4 zones successives du Nord au Sud :

Dénomination Parallèle Origine Limite Nord Limite Sud
Lambert I = zone Nord 55 Extrémité Nord du territoire 53G50 Ligne Colmar - Douarnenez
Lambert II = zone Centrale 52 53G50 50G50 Ligne Soulac sur Mer - Tignes
Lambert III = zone Sud 49 50G50 Extrémité Sud du territoire (continent)
Lambert IV = zone Corse 46,85 Département de la Corse Département de la Corse

Pour les départements d'Outre Mer les coordonnées Lambert s'expriment dans des systèmes référencés au Méridien International, sous désignation d'une zone Lambert spécifique.

Nota : Il est parfois fait référence à une zone Lambert dite "II étendue" qui concerne le référencement de l'ensemble des points du territoire métropolitain (Corse incluse) sur une zone unique ayant pour repère 0 en X le méridien de Paris décalé de 600 km à l'Ouest et pour repère 0 en Y le parallèle équivalent à 52 G (milieu de la zone Lambert II zone centrale) décalé de 2200 km au Sud. Ainsi l'intersection du Méridien de Paris et du parallèle 52 G (au Sud de Châteauneuf sur Cher, au centre de la France) a pour coordonnées Lambert zone 2 étendue :
X = 600,000 (600 km) Y = 2200,000 (2200 km)


- Crépine : Tube ajouré mis en place dans un forage lors des opérations de complétion. La crépine (ou tubage crépiné) permet le passage de l'eau tout en maintenant la formation productrice.


- Débit critique : (unité : m3/h) D'un point de vue strict le débit critique correspond au débit maximal pouvant affluer d'un aquifère à un ouvrage de captage en écoulement laminaire, c'est-à-dire sans dépassement de la vitesse critique. Dans le domaine des eaux minérales, le débit critique correspond au débit maximal exploitable permettant d'obtenir la stabilité hydrodynamique requise. Des essais spécifiques permettent d'approcher cette notion et de guider les essais de qualification à entreprendre pour caractériser un captage dans un gisement d'eau minérale.


- Débit nominal d'une pompe : Débit d'une pompe correspondant à son fonctionnement optimal. Chaque pompe est caractérisée par une courbe de fonctionnement établie en fonction du débit et de la Hauteur Manométrique Totale. Le fonctionnement d'une pompe en dehors de la plage préconisée par le constructeur peut provoquer des désordres.


- Débit spécifique : (unité : m3/h/m) Le débit spécifique définit le débit pompé dans un ouvrage rapporté à la hauteur de rabattement dans l'ouvrage dans des conditions définies. Le calcul du débit spécifique est fait par réalisation d'un essai de débit relatif à un pompage de courte durée opéré dans un ouvrage (en général en fin d'exécution), avec mesure du rabattement final. Il convient d'être très prudent sur l'interprétation d'une mesure de débit spécifique. En effet, s'agissant d'une valeur obtenue sur un essai ponctuel très limité dans le temps, l'extrapolation à un comportement sur la longue durée est très délicate (Symbole usuel : Qs).


- Déferrisation : Traitement d'élimination du fer dissous par oxydation pour former un précipité d'hydroxyde de fer séparé ensuite de l'eau par simple décantation et/ou par filtration. Les eaux minérales chargées en fer à l'émergence subissent un traitement de déferrisation, autorisé puisqu'il concerne la séparation d'un élément instable. Les modalités d'oxydation peuvent être variables : à l'air, à l'air comprimé et sous conditions à l'ozone (voir démanganisation).


- Démanganisation : Traitement d'élimination du manganèse (Mn) par oxydation pour former un précipité d'oxyde ou d'hydroxyde de manganèse séparé de l'eau par filtration. Les eaux minérales chargées en Mn à l'émergence subissent un traitement de démanganisation, autorisé sous condition de ne pas affecter la composition physico-chimique de l'eau et la flore bactérienne existant à l'émergence. En effet, le traitement du Mn nécessite une oxydation plus poussée que celle du fer, généralement assurée par l'ozone dont l'utilisation est très réglementée compte tenu de son pouvoir bactéricide.

Nota : Une autre technique de traitement du manganèse, à l'aide de sables manganifères (ou zéolites) est parfois utilisée.


- Développement : Action de développer un forage : augmenter artificiellement la perméabilité du milieu aquifère à proximité de la paroi de l'ouvrage par divers procédés appropriés (pistonnage, pompage saccadé, acidification, fracturation) en vue de réduire les pertes de charge et d'améliorer l'efficacité de l'ouvrage, en général avant sa mise en exploitation. Pratiquement le développement, réalisé pour des valeurs de débit inférieures au débit d'exploitation, permet par la mise en place des massifs de graviers et du terrain autour de l'ouvrage, avec évacuation des fines, d'assurer des conditions d'exploitation optimales. Dans le cas de l'acidification et de la fracturation, on parle également de stimulation de l'aquifère.


- Deutérium : Isotope stable de l'Hydrogène (2H) permettant d'apporter des informations sur la nature et l'origine de l'eau : température du réservoir, altitude de l'aire d'alimentation, mise en évidence de mélanges, circuit hydrodynamique. L'interprétation des données nécessite en général une corrélation avec l'oxygène 18 (droite de CRAIG).


- Diagraphies : Mesures de la distribution d'un paramètre sur la verticale, à l'intérieur d'un forage. Le domaine d'application des diagraphies est très large :
  • hydraulique (vitesse, ...)
  • physico-chimique (température, conductivité, oxygénation, ...)
  • électrique (polarisation spontanée, image électrique, ...)
  • radioactivité (gamma-ray, neutron, ...)
  • acoustique (vitesse d'onde, imagerie acoustique, ...)
  • technique (diamètre, inclinaison, cimentation, vidéo, ...)

Les mesures sont réalisées à l'aide de sondes descendues dans le forage.


- Diamètre de foration/équipement : Diamètre du trou réalisé par la machine de forage et du tubage mis en place. Le choix du diamètre dépend de l'objectif fixé pour l'ouvrage à réaliser et des risques géologiques encourus lors de la foration. En effet, le diamètre de foration initial doit permettre la mise en place d'un tubage de maintien des niveaux forés en cas d'avarie (éboulement, ...) Afin de poursuivre la foration en diamètre plus réduit (voir Télescopage). A titre indicatif les diamètres usuels employés pour des ouvrages n'excédant pas quelques centaines de mètres sont :

Diamètre de foration Diamètre de tubage
17"3/8 = 441 mm
12"1/8 = 308 mm
8"1/2 = 216 mm
6" = 152 mm
3"7/8 = 96 mm
13"3/8 = 340 mm
9"5/8 = 244 mm
6"5/8 = 168 mm
4"1/2 = 144 mm


- Dose absorbée : C'est le quotient de l'énergie moyenne communiquée par les rayonnements ionisants à la matière dans un élément de volume, par la masse de matière contenue dans cet élément de volume.

L'unité de dose est le Gray (Gy) : dose absorbée dans une masse de matière de un kilogramme à laquelle les rayonnements ionisants communiquent en moyenne de façon uniforme une énergie de 1 joule.
1 Gy = 1 J/kg
Les doses absorbées peuvent s'exprimer en rad qui est un sous multiple du Gray.
1 rd = 10-2 Gy
1 Gy = 100 rad


- Dureté : La dureté ou titre hydrotimétrique (TH) représente la concentration en ions alcalino-terreux (Ca++, Mg++) présents dans l'eau. Dans la plupart des cas, la dureté est surtout due aux ions calcium et magnésium auxquels s'ajoutent quelquefois les ions fer, aluminium, manganèse et strontium. La dureté s'exprime en milliéquivalents de concentration en CaCO3 ou en degrés français (°F). Le degré français représente la dureté d'une solution contenant 10 mg de carbonate de calcium par litre soit 4 mg de calcium c'est à dire 1/5 de milliéquivalent/l (meq/l). Inversement 1 meq de Ca = 5°F.


- Eau minérale : appellation contractée d'une "eau minérale naturelle". Une eau minérale correspond à une eau ayant fait l'objet d'une reconnaissance légale concrétisée, après une procédure administrative, par un arrêté ministériel d'autorisation (Voir "eau minérale naturelle").


- Eau minérale naturelle : Pour être reconnue comme telle, une "eau minérale naturelle" doit satisfaire à de nombreux critères définis dans des textes réglementaires, dont les principaux peuvent être ainsi résumés :
  • être d'origine souterraine (provenir d'une source exploitée par une ou plusieurs émergences) ;
  • avoir une pureté originelle, autrement dit, être bactériologiquement saine à l'émergence, cette qualité étant garantie par la protection naturelle du gisement ;
  • être caractérisée par sa teneur en sels minéraux ou oligo-éléments ;
  • témoigner d'une stabilité de ses caractéristiques physico-chimiques ;
  • se distinguer, le cas échéant, par ses propriétés favorables à la santé, confirmées par des examens ou observations cliniques, et appréciées par l'Académie Nationale de Médecine.


- Eau thermale : La dénomination d'eau thermale constitue un abus de langage sur le plan réglementaire. Dans certains cas, le terme d'eau thermale désigne des eaux dont la température permet une utilisation de sa capacité calorifique. Dans d'autres cas, on désignera une eau thermale comme étant celle qui alimente un établissement thermal. Dans le cas des eaux minérales, il s'agira généralement d'une "eau minérale naturelle". En dehors de ce domaine il s'agira d'une ressource géothermique.


- Emergence : Une émergence d'eau minérale naturelle est l'endroit où elle est collectée par un ouvrage de captage qui peut être une cavité naturelle aménagée, un puits, une galerie ou un forage (voir eau minérale naturelle).


- Equivalent de dose : Pour les besoins de la radioprotection, on définit une grandeur appelée équivalent de dose. L'équivalent de dose est défini comme le produit de la dose absorbée par le facteur de qualité et d'autres facteurs adéquats éventuels.
Dans le système S.I., l'unité d'équivalent de dose est le sievert.
1 Sv = 1 J/kg = 100 rems
Le niveau de référence recommandé par l'OMS pour la dose effective engagée attribuable à la consommation d'eau de boisson pendant un an est de O,1 millisievert (mSv).


- Faciès physico-chimique : Il décrit les caractéristiques physico-chimiques majeures d'une eau selon l'anion et le cation dominants. La représentation graphique de la composition physico-chimique d'une eau permet une lecture directe du faciès.


- Filtration : La filtration est susceptible d'arrêter certains éléments présents dans l'eau. Certains supports existent avec différents seuils de coupure. On peut citer en eau minérale :
  • les filtres à sable (pour la filtration dans le traitement du fer, manganèse)
  • les filtres membranaires.

Nota : Les filtres sur bougies poreuses ont un seuil de coupure qui permet la filtration bactérienne entre 2µ et 0,02 µ. Leur utilisation est assimilée à un traitement de désinfection bactérienne non admis pour les eaux minérales naturelles.



- Fréquentation : Le terme fréquentation définit l'activité d'un établissement thermal en nombre de curistes par an.


- Gaz carbonique : La teneur en CO2 d'une eau minérale gazeuse à l'émergence est fonction de la quantité de gaz libre et de gaz dissous (voir Gaz Liquide Ratio et Karat. Elle s'exprime en mg/l ou en ml/l. On notera qu'un facteur 2 existe entre ces 2 unités : 1 ml/l de CO2 = 2 mg/l de CO2. (1 mole de gaz = 22,4 litres = 44 g).


- Gaz Liquide Ratio (GLR) : Proportion en volume de gaz libre (CO2, N2 ...) par rapport au volume d'eau gazeuse à la pression à laquelle s'effectue le dégazage. Par exemple un GLR de 2 signifie que l'on a 2 volumes de gaz pour 1 volume d'eau soit 2 litre de gaz CO2 pour 1 litre d'eau soit une concentration d'environ 4 g/l de CO2 libre.


- Gaz du sol : Mesures de gaz CO2 et radon à faible profondeur (0,5 m environ) sur une surface donnée. La représentation spatiale (carte) des valeurs obtenues permet d'identifier les zones d'anomalie et donc de circulation préférentielle du gaz sur le secteur prospecté. Ces zones d'anomalies peuvent aider à l'identification des zones de transits des circulations d'eau. Cette méthode nécessite d'être corrélée avec d'autres approches (géologie structurale, chimie, géophysique ...)


- Géochimie : Etude de la chimie des roches et des eaux (et de leurs interactions) nécessaire à la compréhension de l'origine et des caractéristiques de l'eau souterraine.


- Géophysique : Techniques d'acquisition de données indirectes sur la géologie. Les méthodes géophysiques sont nombreuses et variées selon le paramètre physique pris en compte (électrique, magnétique, acoustique, gravimétrique, électromagnétique).


- Géothermomètre : Utilisation des concentrations chimiques ou de rapports de concentrations (SiO2 ; Na/K...) des eaux pour la détermination de la température à laquelle l'eau a été portée dans le sous-sol et à laquelle elle a acquis sa minéralisation par intéraction avec les minéraux des roches traversées.


- Germes revivifiables : La recherche des micro-organismes aérobies non pathogènes dits "revivifiables" permet de dénombrer les bactéries se développant dans des conditions habituelles de culture et représentant la teneur moyenne en bactéries d'une ressource naturelle. Ces germes n'ont pas d'effets directs sur la santé mais sous certaines conditions, ils peuvent générer des problèmes. Ce sont des indicateurs qui révèlent la présence possible d'une contamination bactériologique. La méthode de référence pour l'analyse consiste en un dénombrement du nombre de germes par ml d'eau selon :
  • germes totaux à 22°C = comptage des colonies obtenues après incubation à 22°C durant 72 heures,
  • germes totaux à 37°C = comptage des colonies obtenues après incubation à 37°C durant 24 heures.

A l'émergence, ces valeurs devraient normalement ne pas dépasser respectivement 20 par ml à 20°C en 72 heures et 6 par ml à 37°C en 24 heures, étant entendu que ces valeurs doivent être considérées comme des nombres guides et non comme des concentrations maximales.


- Gisement : Un "gisement d'eau minérale naturelle" est constitué par l'ensemble de la structure géologique souterraine, située au droit d'une zone géographique délimitée, et de laquelle il est possible d'extraire, moyennant la mise en oeuvre de techniques appropriées, une eau minérale naturelle. Les hydrogéologues étendent généralement la notion de gisement aux zones d'alimentation et de transfert. Cette définition étendue impose un niveau de connaissance tel, qu'il permette d'appréhender de façon cohérente la structure géologique et l'aire géographique concernées par l'ensemble du trajet souterrain de l'eau minérale depuis l'aire d'alimentation jusqu'à l'aire de captage.


- GLR : Abréviation de Gaz Liquide Ratio.


- Hauteur Manométrique Totale (HMT) : Hauteur maximale de refoulement d'une pompe intégrant des pertes de charge.


- HMT : Abréviation de Haute Manométrique Totale.


- Interférence : Recouvrement des aires d'influence de deux ou plusieurs ouvrages en production, imposant à chaque ouvrage une influence (rabattement, relèvement) non négligeable, déterminée par l'action des autres. La notion d'interférence est importante à considérer dans le cadre des essais de production réalisés dans un gisement exploité par plusieurs sources ou émergences. L'évaluation du comportement d'un ouvrage en production doit tenir compte des influences qu'il exerce sur les ouvrages voisins au regard des risques qualitatif et quantitatif encourus pour l'eau minérale.


- Isotopes : L'étude des eaux minérales utilise des méthodes de traçages par les isotopes du milieu naturel, donc pour des isotopes dont les variations de teneurs dans les eaux naturelles sont (en principe) indépendantes de l'intervention humaine. On distingue les isotopes de la molécule d'eau dont les plus utiles sont l'oxygène 18, le Deutérium et le Tritium, et les isotopes des espèces dissoutes dont les principaux sont les isotopes du carbone, du soufre, de l'azote et du chlore.


- Karat : Mesure de la quantité de gaz CO2 dissous dans une eau minérale gazeuse, à la pression atmosphérique. L'appareil Karat permet la détermination du volume de gaz libéré par agitation d'un volume d'eau. Sachant que ce volume est fonction de la température de l'eau, une abaque permet de déterminer la concentration en gaz CO2 dissous. Les mesures de Karat n'ont qu'une valeur indicative "de terrain" permettant de comparer le caractère plus ou moins gazeux de plusieurs émergences voisines.

Nota : La valeur de GLR additionnée à celle du karat à l'émergence d'une eau minérale gazeuse permet d'obtenir sur le terrain une valeur approchée de la concentration en CO2 de l'eau concernée. Une confirmation analytique en laboratoire permet de préciser la valeur exacte de CO2 dissous d'une eau minérale.


- Karstique (aquifère) : Aquifère dont les conditions et le comportement correspondent au karst : hétérogénéité, discontinuités (compartimentage du réservoir), prédominance de l'écoulement des eaux souterraines par chenaux et conduits de grande dimension (conduits karstiques) à fonction collectrice ou distributrice, existence possible de cavités de grande capacité. L'aquifère karstique se caractérise généralement par la rapidité des écoulements et une filtration faible.


- LAI : Abréviation de Limite Annuelle d'Incorporation.


- Légionelles : Germe pathogène de l'environnement. Une eau minérale ne doit pas contenir de légionelles (leur dénombrement se fait sur 250 ml).


- Limite Annuelle d'Incorporation (LAI) : Des limites annuelles d'incorporation ont été recommandées par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR). Ces limites définissent les concentrations de référence correspondant à une dose de 0,1 mSv pour une année de consommation. Les activités volumiques des principaux radioéléments naturels présents dans l'eau de boisson correspondant à la dose de référence de 0,1 mSv pour une année de consommation sont les suivants :
  • Radium 226 : 1 Bq/l
  • Uranium 234, U235 et U238 : 4 Bq/l


- Majeurs (éléments) : Sont généralement définis comme éléments majeurs les anions et cations qui caractérisent le faciès physico-chimique d'une eau minérale, c'est-à-dire les éléments suivants : Calcium, Magnésium, Sodium, Potassium, Bicarbonates (et Carbonates), Chlorures, Sulfates.


- Marteau Fond de Trou (MFT) : Méthode de foration à l'air qui utilise la percussion assortie d'une poussée sur l'outil qui se trouve lui-même en rotation.


- MFT : Abréviation de Marteau Fond de Trou.


- Milliéquivalents/1 (meq/1) : Les résultats des analyses sont exprimés soit en meq/l soit en mg/l. On passe d'une unité à l'autre en appliquant pour chaque ion un facteur de conversion qui est égal au rapport de la masse molaire à la valence. Par exemple, pour le calcium, élément bivalent dont la masse molaire est 40 g, une concentration de 1 meq/l correspond à 40/2 = 20 mg/l.


- Nappe captive : Nappe ou partie d'une nappe soumise en tous points à une pression supérieure à la pression atmosphérique, et dont le niveau piézométrique est supérieur au toit de l'aquifère, à couverture moins perméable, qui la contient.


- Nappe libre : Nappe dont le niveau supérieur est à la pression atmosphérique (surface libre). Le niveau de cette nappe peut fluctuer et on distingue ainsi une zone saturée et une zone non saturée.


- Nappe superficielle : La notion de nappe superficielle ou nappe phréatique, imprécise au plan hydrogéologique, caractérise généralement une nappe peu profonde atteinte par les puits ordinaires. En pratique il s'agit d'une nappe généralement libre à surface proche du sol dont l'alimentation et la qualité sont influencées par les activités de surface (cours d'eau, réseaux).


- NEP : Abréviation de Nettoyage En Place.


- Nettoyage en place (NEP) : Le nettoyage en place (NEP) des réseaux et équipements est réalisé par une unité fixe ou mobile dans laquelle sont préparés les produits de nettoyage (acide stérilisant et/ou soude stérilisante), puis injectés en boucle au moyen d'un tableau de pontage et de pompes de circulation.


- Niveau dynamique (unité : m) : Niveau piézométrique influencé - rabattu ou relevé - par opposition au niveau naturel au même point ; plus particulièrement, plan d'eau rabattu ou relevé, stabilisé ou non, dans un puits de pompage ou un ouvrage d'injection.


- Niveau naturel : voir Niveau statique.


- Niveau piézométrique (unité : m) : Niveau libre de l'eau mesuré dans un ouvrage en communication avec un aquifère.


- Niveau statique (unité : m) : Niveau piézométrique non influencé dans un puits, un piézomètre, auquel se réfère le rabattement ou le relèvement. S'oppose à un niveau dynamique influencé


- Numéro BSS : Le numéro de la Banque du Sous-Sol (BSS) est celui attribué par le BRGM qui gère la banque du sous-sol. Il permet de localiser l'ouvrage sur le fond topographique au 1/50 000 ;

Exemple : 258/4X/0018

258 = carte de MELUN
4X = secteur Nord Est de la carte
0018 = 18ème ouvrage enregistré sur le 4 X
  • les 4 premiers chiffres renvoient au numéro de la carte topographique correspondante.
  • les deux caractères du milieu renvoient au 1/8e de carte concerné sachant que la carte est découpée en 8 parties selon :
    1X 2X 3X 4X
    5X 6X 7X 8X
  • les 4 derniers chiffres situent le n° d'ordre de l'ouvrage concerné dans le 1/8e spécifié.


- Oxygène 18 : Isotope stable de l'oxygène (18O) permettant d'apporter des informations sur la nature et l'origine de l'eau : température du réservoir, altitude de l'aire d'alimentation, mise en évidence de mélanges, circuit hydrodynamique. L'interprétation des données nécessite en général une corrélation avec le Deutérium (droite de CRAIG).


- Ozonation : Technique d'oxydation à l'aide d'air enrichi en ozone. L'ozone beaucoup plus oxydant que l'oxygène est produit par action de décharges électriques sur l'oxygène de l'air.


- PEHD : Abréviation de Polyéthylène Haute Densité.


- Périmètre de protection : Le périmètre de protection d'une source d'eau minérale, attribué par décret en Conseil d'Etat à une source qui bénéficie d'une déclaration d'intérêt public, a pour objectif d'assurer une protection qualitative et quantitative de l'ensemble du gisement alimentant la source. Pour y parvenir, des restrictions peuvent être énoncées dans le décret instituant le périmètre de protection. Plus précisément, peuvent y être réglementés ou soumis à autorisation spéciale :
  • les sondages, travaux souterrains et fouilles profondes,
  • les activités diverses comportant des risques de pollution des eaux souterraines.


- Périmètre Sanitaire d'Emergence (PSE) : Le PSE définit la zone de protection sanitaire aux abords immédiats de l'ouvrage de captage.

(Voir dans le Mémento Technique des Eaux Minérales "Le périmètre sanitaire d'émergence")


- Perméabilité : Aptitude d'un milieu à se laisser traverser par un fluide sous l'effet d'un gradient de potentiel. On distingue la perméabilité horizontale et la perméabilité verticale selon 2 directions d'écoulement perpendiculaires. En pratique lorsque le terme perméabilité est employé (dans un essai de production d'ouvrage par exemple) il s'agit d'une caractérisation du milieu poreux dans le sens de l'écoulement de la nappe (horizontal). (Symbole usuel : k)


- PET : Abréviation du Polyéthylène Téréphtalate.


- Point de bulle : Pression à partir de laquelle, pour une eau carbogazeuse, on observe l'individualisation des premières bulles de gaz (passage à un état diphasique). Pour une pression supérieure, le fluide est monophasique le gaz étant entièrement dissous.


- Pompage d'essai : Pompage opéré dans un ouvrage, avec contrôle de l'évolution du débit pompé et des rabattements déterminés dans l'aquifère, pendant et après le pompage, pour évaluer les paramètres de l'aquifère, d'après l'analyse de ces données.


- Pompage de qualification : Ce pompage désigne la procédure qui permet l'obtention des données utiles pour la qualification d'une émergence d'eau. En ce qui concerne l'eau minérale, il a pour objet de définir les conditions d'exploitation d'une source qui respectent l'ensemble des dispositions réglementaires à savoir la stabilité de la qualité physico-chimique, l'absence de contamination bactériologique et enfin la stabilité des paramètres hydrauliques prouvant la non surexploitation du gisement.


- Pompe : Il existe de nombreux types de pompes. Les pompes les plus couramment utilisées en eau minérale sont de type électrique immergé. A titre indicatif les diamètres usuels employés sont les suivants :
diamètre débit maxi
2" 1 m3/h
4" 8 m3/h
6" 35 m3/h
8" 90 m3/h

Nota 1 : Dans certains cas particuliers (température élevée) le fonctionnement des circuits électroniques, mal refroidis par la circulation de l'eau, peut poser des problèmes. On parle alors parfois de pompe à bain d'huile cependant dans le domaine des eaux minérales cela présente un risque très important.

Nota 2 : Dans le cas des systèmes carbogazeux l'exploitation d'un fluide diphasique (eau + gaz) peut poser quelques problèmes d'exploitation (dégazage, entartrage, cavitation) Pour le cas ou le fluide est exploité par forage il est souvent préférable de placer une pompe immergée sous le niveau de point de bulle (voir dans le Mémento Technique des Eaux Minérales "Les eaux minérales et le gaz carbonique"). Pour certains débits réduits ou pour des eaux très gazeuses, l'utilisation de pompe à piston peut être nécessaire.


- Production : La production d'une unité d'embouteillage définit le nombre de cols/an ou de litres/an d'une usine. La relation entre les 2 grandeurs est souvent délicate à établir vu la production en contenants de 1,5 litre, 1 litre, 0,5 litre ou même moins, chacun de ces contenants représentant 1 col. La notion de col est très utilisée car elle correspond à la base de calcul pour certaines taxes.


- Protection sanitaire : La protection sanitaire définit l'ensemble des mesures prises pour assurer, à tous les niveaux, la prévention des contaminations bactériologiques ou physico-chimiques d'une eau minérale.


- Pseudomonas Aeroginosa : Germe pathogène de l'environnement. Une eau minérale ne doit pas contenir de Pseudomonas Aeroginosa (leur dénombrement se fait sur 250 ml).


- PVC : Abréviation de Polychlorure de Vinyle.


- Rabattement (unité : m) : Diminution de charge hydraulique déterminée en un point donné sous l'effet d'un prélèvement d'eau, traduite en pratique par l'abaissement du niveau piézométrique par rapport au niveau naturel. Sa signification est liée au débit prélevé, à la distance du point de prélèvement et en régime transitoire, au temps écoulé depuis le début du prélèvement.
Le rabattement observé dans un puits en pompage est la somme de la perte de charge dans l'aquifère et des pertes de charges dues au puits.


- Recaptage : Remplacement d'une ou plusieurs émergences d'une source par un ou plusieurs ouvrages captant l'eau et le cas échéant le gaz, dans le même gisement souterrain.


- Réhabilitation : Intervention sur un ancien ouvrage de captage ayant pour objet sa remise en état.


- Représentation graphique : Elle permet la transcription sous forme graphique des résultats d'une analyse physico-chimique pour certains des éléments majeurs. Variées, les représentations graphiques sont utilisées soit pour la caractérisation du faciès physico-chimique d'une eau, soit pour le suivi de l'évolution des caractéristiques d'une eau dans le temps, soit pour la comparaison de plusieurs eaux entre elles.


- Résistivité (unité : ohm.cm) : La résistivité est l'inverse de la conductivité ; elle est mesurée en ohms.cm (W.cm).


- Rotary : Méthode de foration qui utilise un outil (trépan), animé d'un mouvement de rotation par les tiges de forage et de translation verticale sous l'effet du poids du train de tiges. Les tiges creuses permettent l'injection d'un fluide (air/eau/boue) qui a pour objet entre autres d'évacuer les cuttings.


- Source : Une source d'eau minérale naturelle est constituée d'une ou plusieurs émergences naturelles ou forées, d'eau et éventuellement de gaz, provenant d'une même nappe ou d'un même gisement souterrain. Une source d'eau minérale est identifiée par un nom qui lui est attribué par l'arrêté ministériel d'autorisation ; cet arrêté vaut reconnaissance de l'eau en tant qu'eau minérale naturelle.


- Streptocoques fécaux : Ce sont des hôtes normaux de l'intestin de l'homme et des animaux à sang chaud. Ce groupe n'est généralement pas considéré comme pathogène. Les streptocoques fécaux appartiennent à un groupe de streptocoques qui ne sont pas tous d'origine fécale (groupe D). Toutefois, leur recherche associée à celle des coliformes fécaux constitue un bon indice de contamination fécale.
Une eau minérale ne doit pas contenir de streptocoques fécaux (leur dénombrement se fait sur 250 ml).


- Structurale : Technique d'étude de la structure géologique d'un secteur donné. Rattachées au domaine de la tectonique, ces études s'intéressent aux conséquences sur les formations géologiques des contraintes imposées par les mouvements à l'échelle géologique. Selon l'échelle d'observation (régionale ou locale) l'analyse structurale concernera l'étude de l'incidence de grands mouvements (compression-distension) ayant induit des déformations majeures (horst, graben, chevauchements, ...) ou l'étude de l'incidence des mouvements à l'échelle du site ou de l'échantillon (microfractures, ...).



- TAC : Abréviation de Titre Alcalimétrique Complet.


- TAL : Abréviation de Tubage A L'avancement.
 
- Télescopage : Réduction de diamètre lors de la foration d'un ouvrage. Cette opération est usuellement nécessitée par la mise en place d'un tubage pour des raisons techniques (objectif atteint, problème de stabilité, ...).

- Titre Alcalimétrique Complet (TAC) : Le TAC correspond à la teneur de l'eau en carbonates et hydrogénocarbonates (CO3- - et HCO3-), il est équivalent à l'alcalinité. Le TAC s'exprime en degrés français (°F). 1°F correspond à 10 mg de carbonate de calcium ou à 0,2 meq/l.


- Titre hydrométrique : Voir dureté.


- Transmissivité : ( unité : m2/s). Paramètre régissant le débit d'eau qui s'écoule par unité de largeur, L, d'un aquifère, sous l'effet d'une unité de gradient hydraulique, i. Il évalue la fonction conduite de l'aquifère. La transmissivité est égale au produit du coefficient de perméabilité, K, par l'épaisseur de l'aquifère, b. Elle s'exprime en m2/s.
T (m2/s) = K (m/s) . b(m)
La transmissivité, paramètre très utilisé pour caractériser des niveaux aquifères, permet de comparer de façon relative la capacité de production de ces niveaux :
T > 10-2 m2/s fort potentiel de production (Q > 100 m3/h)
10-2 m2/s > T > 10-4 m2/s potentiel de production moyen (Q < 100 m3/h)
T < 10-4 m2/s potentiel de production faible (Q < 10 m3/h)

Nota : Ces ordres de grandeurs sont donnés à titre indicatif et doivent être relativisés selon les types d'aquifères concernés (continu, fracturé), leur mode de captage (équipement) et les modalités d'exploitation.


- Tritium : Isotope radioactif de l'hydrogène (3H de période T = 12,43 ans), instable et émetteur ß, permettant d'apporter des indications sur le temps de transit des eaux souterraines et indirectement sur le degré de vulnérabilité d'une nappe. Les concentrations sont exprimées en unité Tritium (UT) qui exprime le rapport 3H/1H.

Nota : 1 litre d'eau de concentration 1 UT représente une radioactivité de 0,118 Becquerel.


- Tubage à l'avancement (TAL) : Méthode de foration qui permet la mise en place d'un tubage des parois du trou au fur et à mesure de sa foration.


- Tubage plein : Tubage sans perforation (à l'opposé d'un tubage crépiné) mis en place dans un forage. Ce type de tubage peut permettre d'obturer un niveau aquifère particulier non souhaité (avec cimentation de l'espace annulaire). Il peut être utilisé également pour maintenir la stabilité des terrains traversés.


- Zone non saturée : Zone du sous-sol comprise entre la surface du sol et la surface d'une nappe libre.


- Zone saturée : Zone du sous-sol dans laquelle l'eau occupe complètement les interstices des roches, formant, dans un aquifère, une nappe d'eau souterraine. Dans un aquifère à nappe libre la limite supérieure de la zone saturée est la surface de la nappe.


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© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, 17/11/1999