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Électricité en France : les principaux résultats en 2008.
CGDD/SoeS. Juin 2009.

Consommation
La consommation d’électricité primaire corrigée du climat progresse de +2,4% à 469,0 TWh, après +1,0% en 2007 et +0,9% en 2006. L'indice de rigueur remonte cette année à 0,941, après un niveau bas en 2007 (0,870), retrouvant un niveau voisin de celui de 2006 (0,945). Il entraîne une correction climatique de +2,9 TWh, après -7,1 TWh en 2007, année de très forte correction climatique. En données non corrigées du climat, la consommation d’électricité primaire progresse de 3,3% en 2008, et atteint 466,1 TWh.
La consommation intérieure totale corrigée du climat (énergie appelée) progresse de +2,1%, dont 0,3 point dû au fait que 2008 était bissextile, après +1,3% en 2007 et -0,6% en 2006.
La consommation finale énergétique corrigée du climat est en hausse de +2,1%, après +0,7% en 2007 et +1,5% en 2006. En données réelles, la hausse est plus forte, s’établissant à +3,1%, après un recul de –0,4% en 2007 et une progression de 1,0% en 2006.
- La tendance à la hausse de la consommation du résidentiel-tertiaire (les deux-tiers de l’ensemble) ne se dément toujours pas cette année : elle s’inscrit ainsi en forte progression, tant en données réelles (+5,4%) qu’en données corrigées du climat (+3,8 %).
- La consommation d’électricité dans l’industrie et la sidérurgie poursuit sa tendance sa tendance à la baisse, avec un rythme qui s’intensifie avec la dégradation de la conjoncture industrielle : -1,8%, après -0,4% en 2007 et -1,0% en 2006.
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dans les transports ferroviaires et urbains, la consommation d’électricité croît de 4,1%, après une progression de 0,7% en 2007.
Production
La production brute d'électricité primaire s’établit à 514,1 TWh, après 507,9 TWh en 2007, soit +1,2%.
Elle est assurée à 86% par le nucléaire, 13% par l’hydraulique et 1% par l’éolien. La hausse de 1,2% enregistrée en 2008, soit +6,3 TWh, fait suite à une baisse de même ampleur en 2007 (-1,3%).
- la contribution du parc nucléaire atteint 439,5 TWh, en baisse de 0,1% (soit -0,3 TWh), après -2,3% en 2007 et -0,3% en 2006.
- la production hydraulique se reprend de 4,9 TWh, soit +7,6%, après +3,4% en 2007 et +8,7% en 2006. A 68,9 TWh, il s’agit d’un niveau considéré comme « normal », après plusieurs années très déficitaires.
- la production éolienne atteint 5,7 TWh, après 4,0 TWh en 2007 et 2,2 TWh en 2006 ; en trois ans, la production d’électricité d’origine éolienne a ainsi été multipliée par 6.
La production brute thermique classique recule de 1,7 TWh à 60,4 TWh (-2,7%). Cette hausse vient partiellement compenser la hausse de 3,0% observé en 2007 : le thermique classique constituant le terme de bouclage, elle a été rendue possible, malgré la croissance de la demande et l’effritement du nucléaire, par le recul des échanges physiques (-8,7 TWh), la plus grande disponibilité de l’hydraulique (+4,8 TWh) et, dans une moindre mesure, la hausse de la production éolienne (+1,7 TWh). La part de l’électricité thermique à flamme dans la production totale atteint 10%.
La production totale nette d'électricité s’élève à 549,1 TWh, soit +0,8% par rapport à 2007. Elle se répartit en 418,3 TWh nucléaires (76,2%), 68,1 TWh hydrauliques (12,4%), 56,9 TWh thermiques classiques (10,4%) et 5,7 TWh éoliens et photovoltaïques (1,0%).
© Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et
de l'Aménagement du territoire, DGEC,
05/06/2009.
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