France Logistique 2025

Publié le Mercredi 15 février 2017
Une économie moderne dont le fonctionnement repose sur l’échange des biens, des services et des données au sein de son territoire, et au-delà de ses frontières, a besoin d’une logistique performante et agile. La logistique est à ce titre un maillon essentiel de notre circuit marchand, et un organe vital pour le fonctionnement de notre société, des entreprises et des territoires. La logistique représente 10 % du PIB national, 200 milliards d’euros de chiffres d’affaires, et 1,8 millions d’emplois.

Convaincu des enjeux et conscient de la nécessité de préparer la société et les acteurs économiques aux révolutions en marche, le Gouvernement a conduit, en concertation étroite avec l’ensemble des acteurs économiques et des territoires, partie prenante de ce secteur, une réflexion nationale dans le cadre de la Conférence nationale sur la logistique. Ainsi, à l’issue du Conseil des ministres du 24 mars 2016, le Gouvernement s’est engagé, au travers de sa stratégie nationale « France Logistique 2025», dans un plan d’actions mobilisant les services de l’État.

La logistique : définition, enjeux, chiffres

Qu'est-ce que la logistique ?

La logistique recouvre plusieurs approches.

Elle désigne une série d’opérations physiques portant sur des produits agricoles ou industriels et complétant leur fabrication : transport, entreposage, manutention, emballage, notamment, constituant une part substantielle de la valeur finale des produits.

Dans le même temps, on appelle également logistique une branche des sciences de gestion, considérant l’entreprise et les relations entre entreprises comme un système de flux (flux de produits et flux d’informations) qu’il faut gérer comme tel et utiliser comme un moyen d’optimisation d’ensemble des chaînes d’approvisionnement (supply chain management).

Enfin, la logistique est une branche économique en cours d’émergence, composée d’entreprises prestataires réunissant des activités jusqu’alors disjointes pour en offrir le service à leurs clients.

On distingue 4 grands types de logistique :

  • la logistique amont ou d’approvisionnement qui vise à assurer la circulation des produits entrants et sortants des sites de production ;
  • la logistique interne, qui correspond aux flux de fabrication à l’intérieur du lieu de production ou d’assemblage et se situe généralement en amont ;
  • la logistique aval qui répond à l’approvisionnement des réseaux de distribution ;
  • la logistique inverse ou retour qui correspond aux flux de produits ou d’éléments non utilisables tels quels vers des sites de stockage, de retraitement ou de recyclage.

La logistique et la supply chain réunissent une grande diversité d’acteurs : économiques, prestataires logistiques, transporteurs et territoires. L’activité logistique est principalement basée sur le développement des relations entre acteurs privés.

Un cahier rassemblant les fiches de la thématique "logistique" est édité chaque année à l’occasion du Salon International des Transports et de la Logistique.

Économie et logistique

Le chiffre d’affaires du secteur des transports de marchandises et de l’entreposage est de 149 milliards d’euros en 2014, pour compte d’autrui uniquement. Toutefois, ce chiffre ne recouvre pas la valeur économique de la logistique pour compte propre, incluse dans l’activité des entreprises au sein desquelles elle est produite.

Les transports intérieurs terrestres de marchandises, hors oléoducs, représentent un volume total de 323,2 milliards de t.km. Le mode routier représente 87,1% du transport intérieur, le ferroviaire en représente 10,6% et le fluvial 2,3%.

Au 31 décembre 2013, la France métropolitaine compte 4 470 entrepôts et plates-formes logistiques de plus de 5 000 m², totalisant une superficie de 81,2 millions de m², dont 8 millions à température dirigée. Leur surface moyenne est de 18 200 m².

Le coût logistique global, incluant les transports d’approvisionnement, la distribution, l’entreposage, les frais financiers des stocks et la logistique interne, s’établit en valeur moyenne à plus de 10 % du chiffre d’affaires. Les coûts logistiques sont estimés à environ 10 % du PIB national, soit 200 Milliards d’euros. Selon les experts, la sous-performance logistique représente entre 20 et 60 milliards d’euros pour la France et entre 100 et 300 milliards d’euros pour l’Union européenne.

La logistique représente une ressource clé et une fonction stratégique pour les entreprises. On estime qu’en moyenne, la logistique représente 12% du chiffre d’affaires des entreprises.

Emploi et logistique

En compte d’autrui, le secteur des transports de marchandises et de l’entreposage emploient environ 880 000 personnes. Le 1er janvier 2015, la France comptait 56 206 entreprises dans les secteurs des transports de marchandises et des services de transport.

Compte propre et compte d’autrui confondus, le transport de fret et la logistique regroupent plus d’1,4 million de salariés. Plus de la moitié a un cœur de métier logistique, c’est-à-dire hors du transport de marchandises. Le total des emplois est d’1,8 millions si l’on y ajoute les emplois supports.

La logistique en France

La logistique est aujourd’hui une dimension déterminante du management et de la compétitivité des entreprises. La performance de l’économie et de l’emploi en France repose pour une très grande part sur l’efficacité de la logistique et de la supply chain.

Le secteur français du transport et de la logistique est soumis à une forte concurrence internationale, s’appuyant sur des chaînes logistiques complexes. Par ailleurs, la logistique est un écosystème vaste regroupant un grand nombre d’acteurs économiques, d’entreprises et de filières.

La France appartient au groupe des pays les plus avancés dans ce domaine. Toutefois dans un contexte de forte concurrence entre acteurs et entre pays voisins, la France dispose encore d’importantes marges de progrès, à accomplir par les acteurs privés et les pouvoirs publics. La révolution numérique et les enjeux de développement durable impactent l’écosystème complexe et globalisé de l’activité logistique, appelée donc à s’adapter.

Un des objectifs de France Logistique 2025 est donc de faire de la France une plate-forme logistique de référence mondiale en encourageant la dynamique logistique sur tout le territoire.

La Banque mondiale publie tous les deux ans un rapport PDF classant les pays au regard de leur performance logistique, représentée par un indice spécifique, le « Logistics Performance Index » (LPI). La méthode est explicitée en annexe dans le rapport du comité scientifique PDF.

Extrait du classement LPI 2016 de la Banque Mondiale
Pays France Allemagne Pays-Bas États-Unis Chine
Classement général 2016 16 1 4 10 27
Formalités douanières 17 2 3 16 31
Infrastructures 15 1 2 8 23
Envois internationaux à prix concurrentiels 20 8 6 19 12
Qualités et  compétences logistiques 19 1 3 8 27
Suivi et traçabilité 15 3 6 5 28
Ponctualité, respect des délais 13 2 5 11 31

En 2016, la Banque Mondiale classe la France au 16e rang mondial (sur 160 pays classés) dans ce secteur et 10e au rang européen. Ce classement doit toutefois être apprécié à la lumière de celui de nos voisins : Allemagne, Luxembourg, Suède, Pays-Bas, qui occupent les quatre premiers rangs. Parmi les 20 premiers pays, 12 se situent en Europe.

Les enquêtes de la Banque Mondiale permettent d’avoir un indicateur moyen sur entre 2010 et 2016.

Extrait des classements LPI 2010-2012-2014-2016 de la Banque Mondiale
Pays France Allemagne Pays-Bas États-Unis Chine
Classement général 2010-2012-2014-2016 14 1 2 9 26
Formalités douanières 17 2 3 15 32
Infrastructures 14 1 2 5 24
Envois internationaux à prix concurrentiels 12 7 6 21 17
Qualités et  compétences logistiques 18 1 2 7 26
Suivi et traçabilité 13 1 6 4 28
Ponctualité, respect des délais 11 2 5 10 32

France Logistique 2025

Les ambitions pour la logistique en France

Les travaux de la Conférence nationale sur la logistique ont fait émerger les enjeux d’une politique publique. La logistique a été le thème fort en 2016 du Conseil stratégie de l’attractivité, de la Semaine Internationale du Transport et de la Logistique, et à l’assemblée plénière de la Commission Nationale des Services (CNS). Lors du Conseil des ministres du 24 mars 2016, le Gouvernement a affiché son ambition dans le cadre de sa stratégie nationale « France Logistique 2025 », avec un plan d’actions selon cinq axes :

  • Faire de la plate-forme logistique France une référence mondiale en encourageant la dynamique logistique sur tout le territoire ;
  • Développer le capital humain et faciliter la visibilité de l’organisation logistique ;
  • Faire de la transition numérique un vecteur de performance logistique ;
  • Utiliser la logistique comme levier de transformation des politiques industrielles et de transition énergétique

Instaurer et animer une gouvernance intégrée de la logistique.

Plan d'action de l'État pour la logistique en France
Crédits : MEEM

Les actions de l’État

Ces actions mobilisent une vingtaine d’administrations aux échelles nationale et régionale, portant sur des sujets très divers : sensibilisation aux enjeux, meilleure lisibilité des formations, construction d’un réseau d’observation, mise en place d’un référentiel de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) logistique, accompagnement à l’export des PME/ETI logistiques, intégration de la logistique dans les politiques industrielles (Alliance Industrie du futur), optimisation des flux d’informations, programme de simplification, engagements volontaires... Ces actions sont construites et mises en place avec les acteurs de la logistique.

Pour poursuivre cette dynamique avec l’ensemble des parties prenantes, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Conseil d’orientation et de suivi France Logistique 2025. Installée le mardi 21 mars, cette instance de concertation, lieu privilégié d’échanges et de dialogue, rassemble tous les acteurs de la logistique (parlementaires, collectivités territoriales, représentants professionnels, organisations patronales et syndicales). Alimentée par les retours d’expérience, elle a pour objectif d’assurer le suivi des actions menées par l’ensemble des parties prenantes dans le cadre de la feuille de route France logistique 2025.

France logistique 2025 : une dynamique réelle grâce à la mobilisation concertée des acteurs
Crédits : MEEM

Les actions dans les territoires

La mobilisation de tous est déterminante pour engager, chacun dans son domaine de compétence et à son échelle, les actions indispensables capables de faire de la logistique et la supply chain d’aujourd’hui et de demain un levier de l’économie et de l’emploi en France.

L’enjeu est une appropriation à toutes les échelles du territoire. La plate-forme État-Régions, signée le 27 juin 2016, contient des engagements communs sur la logistique.

Des animations territoriales valorisent les collaborations des acteurs au sein des territoires, et ainsi créent une dynamique collective grâce au partage d’expériences et à la promotion des bonnes pratiques.

Quelques exemples :

Aux initiatives des associations et fédérations professionnelles, s’ajoutent celles des clusters, des clubs, et des pôles de compétitivité logistiques sur les territoires. Compte tenu de la complexité de l’écosystème au sein des territoires, le partage d’expérience et la mutualisation des forces doivent s’intensifier en rapprochant de telles organisations. Exemple : une démarche « Inter-clustering logistique de France », mise en place en 2013, qui permet de réunir des clusters (13 actuellement) issus de régions concernées par la logistique pour des raisons assez diversifiées.

Le document-cadre

Produit d’un travail collectif, un document-cadre recense les principales mesures identifiées par les acteurs pour faire progresser ce secteur. Ce document constitue désormais une base sur laquelle les acteurs concernés, à tous les niveaux, par les enjeux de la logistique peuvent s’appuyer pour définir, renforcer, approfondir ou orienter leurs actions.

Accompagné des parties prospective et gouvernance, le document-cadre pour la Stratégie nationale pour la logistique « France Logistique 2025 » s’appuie sur 3 piliers :

  • Une force attractive et humaine
    • Faire de la logistique un système performant pour la compétitivité de la France dans la concurrence internationale
    • Promouvoir et développer le capital humain dans le secteur de la logistique et de la supply chain
  • Une force territorialisée et en réseau
    • Accélérer, organiser, sécuriser et valoriser la production et la gestion des flux d’informations
    • Développer l’offre multimodale de transport
    • Développer la performance, la massification et la complémentarité des modes de transports pour une logistique durable et compétitive
    • Faire de la logistique un atout territorial
    • Accompagner le développement d’une logistique urbaine durable
    • Simplifier l’action publique tout en assurant un environnement concurrentiel loyal
  • Une force durable et innovatrice
    • Bâtir une logistique responsable et durable,
    • Bâtir une logistique moderne et connectée

Développer la recherche, l’innovation et le financement logistique et en supply chain.

La Conférence nationale sur la logistique : une démarche de consultation inédite

Conformément à l’article 41 de la loi n°2013-431 du 28 mai 2013 portant diverses dispositions en matière d’infrastructures et de services de transport, le Gouvernement a pris l’initiative d’organiser une Conférence nationale sur la logistique pouvant préfigurer une politique nationale dans ce secteur. Cette disposition législative vise à placer la logistique comme l’un des secteurs essentiel de la compétitivité du territoire et de son économie.

Les principaux objectifs visés par l’article de loi sont de :

  • Rassembler les acteurs ;
  • Effectuer un diagnostic de l’offre logistique française ;
  • Déterminer les besoins pour les années à venir ;
  • Evaluer l’opportunité de mettre en œuvre un schéma directeur national de la logistique ;
  • Identifier les priorités d’investissement et de service ;
  • Inviter les régions et les métropoles à mettre en œuvre sur leur territoire des plans d’action.

Le lancement d’une Conférence sur la logistique constitue une première dans un secteur aux contours très étendus. En rupture avec une approche souvent séquentielle et mode par mode en matière des transports, cette Conférence est un processus qui réunit tous les acteurs de la chaîne logistique et les secteurs de l’économie qui en dépendent.

Malgré un fonctionnement principalement basé sur des relations entre acteurs privés et librement ouvert aux initiatives, l’État et plus largement la puissance publique sont périodiquement interpelés pour aider à la structuration et à la performance de ce secteur. C’est donc dans cet objectif que l’État s’engage sur ce sujet, à partir de l’organisation d’une Conférence associant tous les acteurs.   

Au regard des enjeux du service logistique apporté, voire intégré, à de nombreux secteurs de l’économie, et dont les transports constituent l’élément central, la Conférence a été préparée grâce à la collaboration des Ministères de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM) et de l’Économie, de l’Industrie, et du Numérique (MEIN).

Les travaux préparatoires à la Conférence nationale sur la logistique

Le diagnostic du comité scientifique

Compte tenu de l’ampleur du domaine, il a été nécessaire d’engager un travail scientifique associant des experts reconnus, des professionnels du secteur et des acteurs locaux. Le comité scientifique, présidé par Michel Savy, professeur émérite à l’Université Paris-Est, a posé un premier diagnostic et à identifier les points susceptibles d’être approfondis ultérieurement.

Le rapport intitulé « La logistique en France : État des lieux et pistes de progrès », remis au Secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche en mars 2015, est la première étape de la Conférence nationale sur la logistique.

Le rapport pose un diagnostic positif mais nuancé de la situation : la France, dans un contexte de forte concurrence, se situe parmi les pays à la logistique reconnue comme étant la plus performante au niveau mondial. Mais cette position n’est pas acquise tandis que, ces dernières années, certains pays ont fait de la logistique un axe majeur de leur politique de compétitivité.

La large consultation sur la performance de la logistique et supply chain

Pour compléter la réflexion du comité scientifique et tenir compte de l’étendue et de la diversité des acteurs de la logistique, une consultation portant sur la performance de la logistique et supply chain a été lancée le 31 mars 2015 jusqu’au 2 juin 2015.

La consultation a été adressée à tous les acteurs concernés par la logistique et la supply chain. Plus de 500 acteurs se sont exprimées : entreprises, dont des PME ; clients ; transporteurs ; gestionnaires des flux au sein de l’entreprise ; organisations professionnelles ; promoteurs de l’immobilier d’entreprises ; collectivités territoriales ; chercheurs et organismes de formation.

Cette consultation a été réalisée afin de mieux connaître les besoins et les priorités des acteurs concernés, à l’égard notamment des pouvoirs publics, pour améliorer la performance de la logistique et de la supply chain, au service de l’économie, des territoires et de l’emploi.

Les conclusions de la consultation ont permis ainsi de préparer et d’orienter les travaux de la Conférence.

Les résultats complets et la synthèse de la consultation sont disponibles ci-dessous.

Les quatre ateliers thématiques

Quatre ateliers thématiques ont réunis près de 100 acteurs de la logistique en quelques semaines. Au sein de chaque atelier, trois à quatre réunions ont eu lieu entre fin avril et début juin 2015. Les ateliers ont travaillé en coordination les uns avec les autres, et ont été alimentés par les résultats de la consultation.

Ils portent sur les quatre domaines d’action identifiés par le comité scientifique :

  • performance de la logistique (animé par Laurent Grégoire) ;
  • emploi, compétences et formation (animé par Jean-André Lasserre) ;
  • logistique et territoire (animé par Michel Savy) ;
  • recherche et innovation (animé par Philipe Deysine).

Les ateliers ont abouti à de nombreuses propositions structurées et détaillées à mettre en œuvre sur différents horizons de temps.

Une synthèse des ateliers est disponible ci-dessous.

La Conférence nationale sur la logistique du 8 juillet 2015

La Conférence nationale sur la logistique, déroulée le 8 juillet 2015 à l’initiative du Gouvernement et présidée par le député François-Michel Lambert, a réuni plus de 300 acteurs de l’ensemble du secteur de la logistique et de la supply chain.

Il a été annoncé que le Gouvernement présentera une stratégie nationale « France Logistique 2025 » pour faire de la France un pays leader dans ce domaine, contribuant à la transition énergétique pour la croissance verte.

A cette occasion, ont été présentées les différentes orientations poursuivies dans le cadre de la stratégie nationale :

  • optimiser les flux logistiques et les infrastructures de transport. Le Secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche a annoncé le lancement d’un nouvel appel à projets « Logistique et Intermodalité », visant à financer des projets de recherche et développement. Cet appel à projets sera piloté par le Commissariat général à l’investissement (CGI) dans le cadre du Programme d’Investissement d’avenir ;
  • renforcer l’attractivité des métiers et développer la formation. La Stratégie nationale travaillera à mieux définir les métiers et les compétences, et à renforcer la formation professionnelle, pour s’adapter à la transition numérique et à l’automatisation de certaines fonctions ;
  • harmoniser et simplifier la règlementation. Dans le cadre du chantier de simplification mené par le Gouvernement, un programme de simplification sera dédié aux enjeux de la logistique ;

préparer la logistique de demain, aux nouveaux modèles économiques, à la transition numérique et à la transition énergétique. Un dialogue permanent avec la profession permettra la mise en place d’un référentiel simplifié de Responsabilité Sociale et Environnementale commun pour l’ensemble des acteurs afin de s’adapter aux nouveaux enjeux.

C’est par le déploiement d’une nouvelle gouvernance de la logistique, que le suivi de la Stratégie nationale sera assuré :

  • par un dialogue entre l’État et les collectivités territoriales. Les collectivités seront appelées à investir le sujet de la logistique, notamment au travers des futurs schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, mis en place dans la loi NOTRe ;
  • par la mise en place d’une organisation visant à approfondir la connaissance du périmètre, et à partager les données associées avec l’ensemble des acteurs ;
  • Un comité, composé de parlementaires et d’acteurs investis sur le sujet, sera chargé du suivi des actions de la feuille de route issue de la Conférence nationale sur la logistique.

Le Gouvernement s’engage ainsi à bâtir une logistique de demain plus compétitive pour nos entreprises et nos territoires.

Pour le Secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche: « Cette Conférence n’est pas un aboutissement mais le point de départ d’une démarche, partagée par tous, pour bâtir une vision commune de ce que nous voulons pour la logistique en France : une logistique plus compétitive, une logistique plus durable et une logistique adaptée au futur ».

Pour le Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique: « La logistique est aujourd’hui un levier déterminant pour l’attractivité de nos territoires et la compétitivité de nos entreprises, en particulier industrie et commerce. Faire de l’excellence logistique un axe majeur des ambitions de nos solutions « Industrie du futur » dans le cadre de la transformation numérique de notre économie, placer la France comme le centre naturel des échanges logistiques internationaux sont des objectifs communs que nous allons poursuivre grâce à l’impulsion lancée aujourd’hui. Nous avons tous les talents et les atouts pour réussir « France Logistique 2025 » ! ».

Le cadre national pour des chartes sur la logistique durable en ville

Contexte et objectifs

Le transport de marchandises en ville et la logistique urbaine représentent des enjeux considérables pour le fonctionnement de l’économie et pour la qualité de vie dans nos villes. Dans le cadre de la feuille de route de la conférence environnementale 2014 et de la stratégie nationale "France Logistique 2025" le Ministère chargé des transports et l’ADEME ont donc lancé la démarche du « cadre national pour des chartes de logistique urbaine durable ».

Il s’agit d’accompagner les collectivités territoriales pour la mise en œuvre de politiques de transport de marchandises et de logistique urbaine qui favorisent le développement économique des villes tout en limitant les nuisances environnementales telles que la pollution, le bruit, la congestion, et les émissions de gaz à effet de serre.

La démarche vise à favoriser les échanges et la mutualisation de bonnes pratiques entre collectivités territoriales et à renforcer la concertation entre acteurs publics et privés du secteur (collectivités territoriales, chargeurs, transporteurs, logisticiens, commerçants) avec la signature de chartes d’engagements volontaires.

Étapes de la démarche

2015 : Soutien de la démarche par les acteurs nationaux du secteur

Le cadre national a été signé en 2015 par différents organismes nationaux tels que FNTR, OTRE, TLF, UNOSTRA, AFILOG, Club DEMETER, CDKL, CERTIBRUIT, FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT, AUTF, CCI France, GART et AMF. Cette signature acte leur intention de mobiliser les acteurs locaux pour favoriser la signature de chartes locales pour une logistique durable en ville, sur la base du volontariat.

2016 : Conception d’une boite à outils méthodologique

En 2016 une boite à outils pour les collectivités territoriales a été élaborée avec divers éléments :

  • un test de maturité permettant à chaque collectivité de faire un bilan de son état d'avancement sur la thématique,

  • des éléments de connaissances générales sur la logistique urbaine

  • une vingtaine de « fiches actions » sur des thématiques précises telles que « Réaliser un diagnostic marchandises », « Adopter une réglementation marchandises efficace », « Réserver du foncier pour la logistique urbaine »

  • et un outil de calcul des gains environnementaux dûs aux mesures mises en œuvre.

2017 : Expérimentations locales

Les outils du cadre national sont en cours d’expérimentation au cours de l’année 2017 auprès de six collectivités territoriales volontaires représentant une variété de situations en termes de taille et d’avancement des politiques de logistique urbaine : Montpellier Méditerranée Métropole, la Métropole Européenne de Lille, la ville de Dieppe, la ville de Vitrolles, et les communautés d'agglomération du Pays de Lérins (Cannes) et du Pays de Grasse.

Au regard du retour d’expériences des collectivités expérimentatrices, les outils méthodologiques seront amendés pour répondre au mieux aux besoins des collectivités territoriales et des acteurs privés de la logistique.

2018 : Extension de la démarche au niveau national

En 2018 le cadre national et ses documents seront mis à disposition de l’ensemble des acteurs intéressés par la mise en œuvre de chartes locales de la logistique durable en ville.

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