Quels sont les pouvoirs des prairies ?

Publié le Jeudi 18 mai 2017

Crédits : Thierry Degen / Terra
Plaisir des yeux, les prairies modèlent nos paysages. Mais elles contribuent d’autres manières à notre bien-être.

Prairie humide, pâturage, estive, alpage, prairie bocagère, etc., le terme de prairie évoque une grande diversité de milieux, de compositions en plantes et de paysages. De manière générale, les prairies sont des écosystèmes dominés par des plantes herbacées, notamment des graminées. En zone tempérée, les prairies sauvages peuvent être constituées de centaines d’espèces végétales. Les prairies cultivées ou destinées à l’élevage sont généralement moins riches en espèces. Sans exploitation ou utilisation par des animaux, une prairie évolue naturellement vers des landes, des friches puis de la forêt.

Les prairies : alimentation animale, régulation climatique, filtration de l’eau…

Les valeurs esthétiques et culturelles des prairies sont très communément partagées et l’image d’Épinal des prairies est celle de grands espaces bucoliques que l’on découvre en suivant des chemins champêtres. Les prairies nous fournissent également des biens et d’importants services agronomiques et écologiques.

Elles abritent des activités agricoles de pâturage et de fauche, nécessaires pour l’alimentation des animaux (bovins, ovins, caprins…). Qui dit prairie riche et diversifiée, dit aussi qualité des produits de l’élevage. Par exemple, la relation entre la diversité des fleurs des pâturages et la richesse aromatique de certains fromages est avérée. Des prairies riches en espèces végétales améliorent aussi la qualité de la pollinisation dans les cultures à proximité, grâce à une plus grande abondance et une plus grande diversité des insectes pollinisateurs.

Elles jouent un rôle important dans la régulation du climat en fixant le carbone atmosphérique via la photosynthèse et en stockant ce carbone dans le sol et dans les parties aériennes des plantes. Souvent présentes dans les prairies, les légumineuses, telle que trèfle, luzerne, sainfoin, lotier… sont aussi capables de fixer l’azote atmosphérique, grâce à une symbiose avec des bactéries dans les racines.

Les prairies diminuent l’intensité des crues et des inondations en jouant le rôle d’éponge lors d’épisodes pluvieux. Par divers processus, elles piègent également les polluants, contribuant ainsi à l’épuration de l’eau et à l’alimentation des eaux de surface et des nappes souterraines avec une eau de qualité.

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