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Un plan national pour lutter contre les résidus de médicaments dans l’eau

30 mai 2011 (mis à jour le 31 mai 2011) - Prévention des risques
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Le premier Plan national sur les résidus de médicaments dans l’eau, élaboré par les ministères en charge de l’Écologie et de la Santé a été présenté ce lundi 30 mai 2011. Il a pour objectif d’évaluer le risque éventuel lié à la présence de molécules liés aux médicaments dans l’eau, les conséquences possibles pour l’écosystème et l’homme et d’engager des actions de réduction de la dispersion médicamenteuse dans l’eau.


D’où viennent les résidus de médicaments ?

Les médicaments sont des molécules fabriquées pour être biologiquement très actives. Elles appartiennent de plus à des familles de structures chimiques très diverses. Lors de la prise d’un médicament par une personne ou lors de son administration à un animal, une partie n’est pas totalement utilisée ou bien dégradée dans l’organisme. Ce sont ces « résidus de médicaments » qui seront excrétés dans les selles et les urines, rejoignant ainsi les réseaux des eaux usées ou l’environnement.

Il y a également les médicaments directement jetés « à l ‘évier » plutôt que d’être ramenés en pharmacie pour le recyclage. Actuellement, on estime que le gisement de médicaments non utilisés représente entre 24 000 et 29 000 tonnes par an. Une partie se retrouve ainsi jetée à l’égout.

Que sait-on actuellement sur la présence des médicaments dans les eaux ?

  • Dans les milieux aquatiques : Antibiotiques, antidépresseurs, bêtabloquants… mais aussi médicaments à usage vétérinaire (antibiotiques, hormones, antiparasitaires) sont autant de substances qui sont bien présentes dans les milieux aquatiques. Pour autant, il n’existe pas à ce jour de valeurs de référence permettant d’estimer leur impact.
  • Eau potable : une campagne nationale de mesure dans l’eau potable et les eaux servant à en faire a été confiée en 2009 par le ministère en charge de la santé au Laboratoire d’Hydrologie de Nancy (Anses), avec l’appui des agences régionales de santé. Les résultats en ont été rendus publics en février 2011.

Un plan d’actions pour améliorer la connaissance, évaluer les risques liés aux rejets de médicaments et réduire leur impact sur l’environnement

Le Plan a vocation à préciser les enjeux environnementaux et de santé publique liés à la
présence des résidus de médicaments dans les différents compartiments aquatiques et à
mettre en oeuvre à court terme des mesures de gestion simples et efficaces.

Pour ce faire, il s’articule autour de trois axes majeurs :

  1. l’évaluation des risques par l’acquisition de connaissances scientifiques et techniques relatives à la présence, au devenir et aux effets des résidus de médicaments sur l’environnement et la santé humaine,
  2. la gestion des risques par des actions de contrôle et de réduction des émissions de résidus de médicaments dans l’environnement,
  3. le renforcement et la structuration des actions de recherche

 

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