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Délégation française à la conférence de Bonn pour poursuivre les négociations sur les changements climatiques

31 mai 2013 (mis à jour le 19 juin 2013) - Énergie, Air et Climat
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Cinq mois après la conférence de Doha, qui a mis en œuvre une poursuite du Protocole de Kyoto et posé les jalons du futur accord à obtenir en 2015, les délégations des 195 Parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques se retrouvent à partir du 3 juin à Bonn pendant 2 semaines pour continuer à préparer les grands contours que cet accord devra recouvrir. La délégation française sera composée des services des ministères en charge de l’Ecologie, des Affaires étrangères, des Finances et de l’Agriculture afin d’assurer un suivi de la cinquantaine des sujets traités dans les 3 différents groupes de travail de cette session onusienne.


La session de Bonn sera chargée en termes d’agenda avec la tenue simultanée du Groupe de travail spécial sur la plate-forme de Durban pour une action renforcée (ADP), des deux organes subsidiaires de la Convention et de plusieurs ateliers.

Le groupe ADP est devenu depuis sa création en 2011 la voie de négociation principale pour un nouvel accord international sur le climat et ce, afin de développer « un protocole, ou un autre instrument juridique ou un résultat convenu avec une force juridique en vertu de la Convention et applicable aux 194 Parties de cette dernière ». L’objectif de l’ADP est d’achever ses travaux le plus tôt possible mais au plus tard en 2015 afin d’adopter cet instrument avec une force juridique lors de la Conférence des Parties en 2015 et pour qu’il puisse entrer en vigueur et être mis en œuvre à partir de 2020. Sa réunion à Bonn sera structurée de la même manière que les deux premières fois , à savoir sous forme d’ateliers dont un consacré au thème de l’adaptation et un au thème de l’énergie.

Enfin des travaux particulièrement denses pour les organes subsidiaires de la Convention et du Protocole (SBI et SBSTA) sont également prévus .Ils doivent consolider la mise en œuvre des décisions prises par les Conférences Climat antérieures sur des sujets aussi divers que la réduction des émissions de la déforestation, la revue des engagements des pays développés ou l’échange des transferts de technologie. Côté financement , l’Union européenne et la France présenteront leur bilan fast-start, attestant du respect de leurs engagements pris à Copenhague (financement pour l’Union sur 2010/12 de 7,2 MdsEuros, dont 1,26 MdsEuros par la France) Les négociations sur le financement se préparant en parallèle au sein du Fonds vert et du programme de travail sur le financement à long terme.

De plus, la délégation française continuera à Bonn dans l’objectif de sa future présidence de la Conférence Climat de 2015 à poursuivre ses rencontres bilatérales avec les pays émergents, les pays clés des négociations en cours et les pays développés non engagés dans la future seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto .

 

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