Vallée de l’Homme : allier enjeux écologiques et économiques

Publié le Vendredi 14 avril 2017

Crédits : CC Vallée de l'Homme
La vallée de l’Homme c’est, au cœur de la France, 28 communes et 16 000 habitants sur les trois quarts de la vallée de la Vézère, haut lieu touristique et d’excellence environnementale. C’est en conciliant ces deux termes que la vallée a été sélectionnée Territoire à énergie positive pour la croissance verte avec quelques projets phares. Deux questions à Philippe Lagarde, président de la communauté de communes Vallée de l’Homme.

Comment vous êtes-vous inscrits dans la démarche Territoire à énergie positive pour la croissance verte ?

Nous sommes partis un peu en décalé – la première convention a été signée en juillet 2016 – mais nous avons mis les bouchées doubles et profité à plein de l’effet de levier TEPCV ! Développement durable, énergie ou biodiversité, ces thématiques étaient déjà prégnantes sur nos territoires d’excellence environnementale. Nous sommes actuellement engagés dans une démarche de labellisation Grand Site de France, avec une fréquentation qui avoisine les 2 millions de visiteurs annuels sur la vallée. Notre objectif est de concilier développement économique et préservation de l’environnement.

Pourriez-vous nous parler des projets emblématiques que vous comptez développer dans ce cadre ?

Nous nous sommes aperçus qu’il y avait, sur notre territoire, des projets à mener qui pouvaient être porteurs de plusieurs enjeux à la fois, comme la réhabilitation de nos moulins sur la rivière Vézère. Il s’agit en premier lieu de restaurer, de sauvegarder un patrimoine ancien et à fort impact touristique, mais aussi de restaurer sa valeur d’usage en remettant en route une production d’hydroélectricité qui s’était perdue au fil du temps. Il s’agit enfin – et ce sont souvent des intérêts qui peuvent apparaître contradictoires – de rétablir la continuité écologique et piscicole et nous travaillons pour cela avec l’agence de l’eau et les fédérations de pêcheurs. C’est pour nous un triple challenge que la labellisation TEPCV va nous aider à relever.

J’ajouterais que pour l’un des deux moulins sélectionnés, situé dans la commune de Bugue, nous visons à court terme une autonomie en matière d’alimentation électrique qui lui permette de pourvoir aux besoins des activités qu’il héberge – bibliothèque, salles d’expositions et de réunions, école de musique – avant d’alimenter le réseau.

Enfin, deux mots sur un autre projet qui là encore essaie de concilier enjeux économiques et environnementaux, l’aménagement d’un jardin pédagogique sur la commune de Montignac. La commune s’appuie ici sur une association qui travaille sur les journées botaniques et la Fête de l’arbre – qui réunit 10 000 personnes chaque année en mars – et cherchait un lieu où développer l’initiation aux plantes endémiques locales qui ont pour certaines des vertus thérapeutiques. Ce sera donc à Montignac !